23 juin 2018

#TINALS STORY DIGEST

Alors qu'il y a peu était célébré la 6ème édition du TINALS, il était normal que DODB en média régional de l'étape, dresse une rétrospective artistique du festival nîmois depuis sa création.

2018 est une édition qui pour plusieurs raisons fera date. Et pas forcément du fait de la qualité de son line-up, de la pertinence de sa programmation. Mais on sent qu'à travers certains choix opérés, certaines orientations et ouvertures assumées (ou pas), il y aura un avant et -on l'espère de tout coeur- un après TINALS 2018.



2018 - Point culminant SPARKS
           Satisfactions :BLACK BONES / THE JESUS AND MARY CHAIN
           Nadir (namouk) : BECK
Dans une édition inégale pour ce qui est du line-up, beaucoup s'accorderaient à définir la première journée comme la plus intéressante sur le papier ; cela irait decrescendo au fil de la manifestation.
Et les vétérans de SPARKS assénèrent la première (et quasiment la seule) vraie baffe de 2018. Show dantesque en forme de best-of.
Les (apprentis) vétérans de THE JESUS AND MARY CHAIN ne furent pas en reste ; tandis que BLACK BONES, nouvelle émanation du cerveau échevelé d'Anthony Ternant éclaboussa la scène bamboo de sa fraîcheur. Et que les montréalais de CHOCOLAT remirent avec brio le couvert.
Zéro pointé en revanche pour le show ultra complaisant et poudre aux yeux de BECK.




2017 - Point culminant : POND
           Satisfactions : KING GIZZARD AND THE LIZZARD WIZZARD / SHAME
           Nadir (namouk) : THEE OH SEES

Pas de réelles déceptions lors de cette édition ; même si le jeu survolté et bourrin de John"THEE OH SEES" Dwyer commence vraiment à fatiguer. Beaucoup de revenants et de vieilles gloires tels PRIMAL SCREAM ou ECHO AND THE BUNNYMEN assureront des sets dignes, quoiqu'un peu convenus.
Mais c'est les perdreaux de SHAME qui mettront tout le monde d'accord. Ces jeunes lads ainsi que les aussies de KING GIZZARD AND THE LIZZARD WIZARD qui impeccables, clôtureront le festival. Que leurs compatriotes de POND auront inondé de leur talent. Pour ces derniers, pas de captation live hélas ; même si la setlist peut être visionnée sur le Web lors de la Primavera de Porto.



2016 - Point culminant : ALGIERS
           Satisfactions : CAVERN OF ANTI-MATTER / KAMASI WASHINGTON
           Nadir (namouk) : BEACH HOUSE à égalité avec AIR

Déjà bien installé, le TINALS 4ème édition, offre moult découvertes et / ou révélations / confirmations. Dans le genre, le rock cosmique de l'ex Stereolab Tim Gane, CAVERN OF ANTI-MATTER impressionne. Ainsi que le jazz très Miles Davis de KAMSI WASHINGTON.
Tournant pour des raisons contractuelles, AIR sera un gros four, ainsi que BEACH HOUSE, dont le light show et le son s'avèreront très problématiques.
ALGIERS quant à eux, opportunément programmés en décalé du binôme versaillais, aura eu  l'occasion devant un public nombreux  de faire montre de tout son talent.



2015 - Point culminant : UNKNOWN MORTAL ORCHESTRA
           Satisfactions : GAZ COOMBES / VAUDOO GAME /FOXYGEN
           Nadir : ALLAH-LAS

Beaucoup de satisfactions lors de cette 3 édition, probablement l'une des meilleures. En premier lieu desquelles la pop insaisissable aux merveilleux changement harmoniques de UNKNOWN MORTAL ORCHESTRA.  Un set d'une rare intelligence.
A part ça, les fous furieux de FOXYGEN font le buzz dans un show aussi bordélique qu'excitant. Il en va de même pour  l'afro-funk togolais de VAUDOO GAME, et le show impeccable de GAZ COOMBES. On peut également citer le jazz frénétique de BADBADNOTGOOD.
En revanche, c'est un naufrage pour ALLAH-LAS qui impavides, concluent de manière désagréable ce cru 2014.       



2014 - Point culminant : MIDLAKE
           Satisfactions  : THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE / LEE RANALDO
           Nadit (namouk) : THE FALL
         
Pour la première fois de sa jeune histoire, TINALS se décline en extérieur, avec une grande scène la Flamingo qui deviendra au fil du temps, incontournable. S'y produit notamment un Lee Ranaldo en grande forme et son groupe composé entre autres de l'acolyte Steve Shelley. THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE, fort d'un dernier album très réussi ("Revelation") ne rate pas non plus son intronisation au festival.
MIDLAKE très tôt met la claque, alors qu'on ne les attendait pas à pareille fête. Un crescendo mémorable qui les gratifie de la meilleure prestation de cette deuxième décision.
A contrario, seuls les snobs se satisferont de la désastreuse et pathétique performance de THE FALL.



2013 - Point culminant : ANIMAL COLLECTIVE
           Satisfactions : DANIEL JOHNSTON / HANNI EL KHATIB
           Nadir (namouk) : nada

Pour sa toute première édition, le désormais incontournable festival nîmois se repose déjà sur un line-up fort. Moins de groupes peut-être - il n'y a que deux salles et pas encore de scènes extérieures -  mais une plus grande concentration de talents, parmi lesquels l'inadapté magnifique DANIEL JOHNSTON, HANNI EL KHATIB, et à un degré moindre CONNAN MOCKASIN.
Pas vraiment de déceptions donc.
La première grande sensation de l'histoire du TINALS viendra bien évidemment des formidables new yorkais d'ANIMAL COLLECTIVE, sans aucun doute l'un des grands groupes des années 00's, appelés à passer à la postérité.


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10 juin 2018

Bossa Jazz / The birth of hard bossa, samba jazz and the evolution of brazilian fusion (62-73)

Voilà une super compil' sortie chez Soul Jazz Records, il y a déjà sept ans. Si vous avez envie d'être un peu décoiffé, marre de la variét' et de la chanson française festive, du stoner rock, de la neo cold wave, bref des trucs bien plats et bien chiants (mais qui vendent), et bien c'est ce qu'il vous faut. Le soleil en plus!


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05 juin 2018

#TINALS 2018 - 03 /06 /18 D3


          de gauche à droite : Jim McPherson, Kim Deal, Josephine Wiggs, Kelley Deal. The Breeders

Pour ce dernier jour, saluons l'esprit de Loheem, duo electro pop avignonnais qui a réussi la gageure de mener une chorale de 49 enfants issus de quartiers défavorisés de Nîmes, lesquels ont réussi à interpréter une chanson préalablement écrite par leurs soins et en leur compagnie. Belle initiative.

Parti pris, timing ; on ne se sera guère aventuré sur la scène Bamboo depuis le concert souverain de Black Bones la veille. On aura quand même eu le temps de croiser la route des Lullies, furieux groupe punk garage de Montpellier qui envoie.


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04 juin 2018

#TINALS 2018 - 02 / 06 /18 D2

Black Bones

Day 2 : passé vite fait devant la Mosquito où officie l'américain Gus Dapperton et son groupe aux pantalons à pinces beaucoup trop larges, l'on se retrouve dans la Grande Salle pour assister au show goth et assez dark de John Maus. Flanqué d'un groupe planqué derrière un light show nimbé de bleu et de violet, son set a des accents synth wave. L'on pense à Killing Joke à son plus outrancier, à une manière de new wave usinée pendant les 80's, la décennie maudite qui nous a vu grandir. Et c'est franchement addictif.


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Sonny Simmons/François Tusques - Near the Oasis (2011)

Near the Oasis - Sklep internetowyAh le Free Jazz ! synonyme de bruit casse couille abrasif et bordélique pour beaucoup, le Free est bien autre chose. De l'improvisation atonale à la simple sortie hors tonalité,  jusqu'à l'improvisation libre (sans structure harmonique aucune), il est multiple et présent là où on ne l'attend pas forcément. Pour exemple ce disque, joué par de vieux briscards canal historique, qui revisitent des standards Be bop, les chefs d'oeuvre de Monk (godfather of free!), et s'aventurent dans l'impro modale.


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03 juin 2018

#TINALS 2018 - 01 /06 /18 D1

Russell et Ron Mael (Sparks)
Courtesy of Frédéric Ellien

Pour ouvrir cette sixième édition du TINALS et tôt en soirée, un revenant, Peter Perrett. Auteur l'an passé d'un album réussi (How The West Was Won), l'ancien meneur des mythiques Only Ones fait partie de ces beautiful losers cabossés de la vague punk anglaise. Un type pote avec Johnny Thunders, John Felice, Jonathan Richman, ce genre. Le timbre est beau et grave, le groupe qui l'accompagne est impeccable ; et l'homme dans son costume a la classe intégrale. Une excellente mise en bouche.


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12 mai 2018

Cream - Disraeli Gears (1967)

Plutôt que de toujours désosser la dépouille de Jimi Hendrix à coup de bootlegs ineptes, mieux vaut faire sien et pour l'éternité le seul album d'inédits certifié que le Voodoo Chile n'a pas enregistré.Et ce faisant, se procurer le seul disque d'un bout à l'autre digne d'intérêt commis par Eric Clapton.


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05 mai 2018

Something Else by The Kinks (1967)

Assez curieusement, et en dépit de l'excellence du groupe de Muswell Hill, ils ne se bousculent pas au portillon les albums aboutis de bout en bout des Kinks.

Véritable groupe à single - et alors là, la liste jusqu'aux faces B est impressionnante - on en distingue guère que quatre ou cinq de réellement passionnants parmi la bonne trentaine figurant au compteur.

Something Else..fait sans conteste partie de ceux-ci, même s'il ne repose pas sur des canons de réussite totale.


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04 mai 2018

Cabbage - Nihilistic Glamour Shots (2018)

Putain, s'il n'y avait ce nom... l'on tiendrait là le groupe parfait. Z'auraient pu au moins faire l'effort de s'appeler The Sprouts. Qu'à cela ne tienne, le légume semble leur tenir à coeur, puisque dès leur premier EP, ces jeunes natifs de Mossley, banlieue de Manchester, chantaient sa gloire. L'intitulé en était "Le chou" - en français dans le texte.


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02 mai 2018

Magma - Köntarkösz (1974)

Christan Vander, ce leader messianique que tout un chacun aime détester. Ce chef de clan un peu cintré, qui n'a pas seulement créé un groupe, mais un langage (le kobaïen), une esthétique, des références cabalistiques incantatoires, un uniforme évoquant tant l'imagerie nazie que les robes des Cigares du Pharaon. Bref l'allumé total, le mégalo fini etc...


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30 avril 2018

Nico - The End... (1974)

Cet album, comment dire....constitue l'une des oeuvres les plus effrayantes à avoir jamais été gravées dans la cire. Et là où les oeuvres précédentes aux accents médiévaux - dans ce que l'on a coutume de nommer la trilogie de Nico - The Marble Index (69) et Desertshore (70) - se posaient déjà un peu là niveau matière sonore sinistre, The End..., son dernier volet enfonce carrément le clou.


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29 avril 2018

Eno - Taking Tiger Mountain (By Strategy) (1974)

Quel début de carrière pour Brian Peter George St Baptiste de la Salle Eno. Bidouilleur en chef, tripatouilleur de synthés, notre homme qui se décrit volontiers comme "non-musicien" - bon il joue des claviers tout de même - a déjà officié sur les deux premiers albums de Roxy Music. De loin les meilleurs, quoi qu'on dise, qu'on fasse. 


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26 avril 2018

Jacuzzi Boys + Volage - Paloma (Nîmes) - 25/04/18

Jacuzzi Boys 
Courtesy of Sylvain Mullerium

Ambiance pré-estivale à Paloma ; puisque c'est sur le patio et non dans le club qu'a lieu cette nouvelle This Is Not A Love Night. Problème auto-routier oblige, le line up a changé ; et ce sont les Ramones de Miami, les Jacuzzi Boys qui ouvrent les hostilités.


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23 avril 2018

Love Letters Festival - 19/04/18 et 20/04/18 Collection Lambert (Avignon) : le debrief


Deux jours de folie auront embrasé le Cité des Papes en avril. Deux jours pendant lesquels, tout était enfin possible : écouter de la bonne musique hors saison dans un cadre magique en plein centre-ville, sans craindre l'intervention d'esprits chagrins et de voisins excédés par le trop-plein de Db.


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12 avril 2018

Labi Siffre - Remember My Name (1975)

A la manière d'autres grands artistes noirs dont tout le monde connaît les musiques mais que personne ne cite, l'anglais d'origine nigériane Labi Siffre se stuerait dans un Panthéon  où pourraient se côtoyer des Lee Dorsey, Syl Johnson, Gil Scott-Heron ou bien encore Terry Callier, tellement plus trendy il est vrai.


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11 avril 2018

Cardiacs - Sing To God (1996)

Dès le titre de ce 7ème album - chiffre magique dans bien des discographies - tout est dit ; car on tutoie ici les anges. Cardiacs, né des cendres de Cardiac Arrest, mythique combo post punk qui ne réalisa qu'un single, est l'oeuvre de Tim Smith, grand allumé devant l'Eternel qui avec son frère Jim met sur pied dès la fin des années 70, le plus improbable des aréopages pop psyché à être apparus dans la banlieue londonienne. A être apparus tout court ; car ce groupe à géométrie variable comme on dit, ne ressemble à rien de connu.


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29 mars 2018

Conférence de presse #TINALS 2018



Ce mercredi 28 mars 2018, avait lieu la Conférence de presse du TINALS, 6ème du nom. Sise dans le club au milieu d'un parterres de journalistes, radios, assoç et autres rockers de tout poil, celle-ci fut l'occasion pour Fred Jumel et Christian Alex les deux hommes forts de l'événement, d'asséner quelques chiffres et de rappeler des convictions communes.


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07 mars 2018

Love Letters Festival - La Collection Lambert, Avignon - 19 et 20 avril 2018


Les jeudi 19 et vendredi 20 avril prochain, Avignon se paye son festival pop. Prenez un aréopage d'étudiants en info/com débordant d'énergie et d'enthousiasme pour l'événementiel musical, ajoutez un écrin, La Collection Lambert, musée emblématique et ancien théâtre d'exploits universitaires pour les quadras / quinquas, saupoudrez de quelques généreux mécènes et/ou donateurs, et cerise sur le gâteau, ajoutez-y la fine fleur de la nouvelle scène pop / electro française ; et vous obtenez ce Love Letters Festival - dont l'intitulé en dit déjà beaucoup sur les intentions.


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25 février 2018

Insecure Men - S/t (2018)

La pop britannique reprend du poil de la bête ces jours-ci. On l'a suffisamment vilipendée pour ne pas lui reconnaître ce net regain de forme. Du funk drôlement arty de Field Music à la folk dreamy de Proper Ornaments, en passant par le post-punk enfiévré des lads de Shame ou la pop dangereuse et malade de Fat White Family, les brits reprennent peu à peu du terrain.


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17 janvier 2018

Curtis Harding - Face Your Fear (2017)

C'est lui le nouveau petit prince de la pop-soul mâtinée chatoyante d'Atlanta. Curtis Harding - bien pour le prénom, même si un peu encombrant - s'était fait connaître en 2014 avec son debut Soul Power. Qui étrangement n'avait de soul que le nom et sonnait davantage pop. Sympa mais pas bouleversant non plus.


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05 janvier 2018

Top Dodb 2017


10 années pleines déjà. Que DODB diffuse ses Tops. Celui de 2017 pourrait à vue de nez faire figure de parent pauvre : moins de disques, une sélection resserrée ; ce qui après tout devrait être l'apanage d'un Top crédible. Pas comme tous ces palmarès idiots qui trouvent pertinents de balancer 50, parfois 100 références, noyant tout cela sous un pur verbiage pas plus convaincu qu'il n'est convaincant. Moins de rédacteurs aussi, ceci explique sans doute cela, et réciproquement. 

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