16 août 2012

Richard Hawley - Standing At the Sky's Edge (2012)

On avait déjà une petite idée du génie de cet outlaw, suite au chef d'oeuvre d'épure que constituait le merveilleux Truelove's Gutter (2009), unanimement salué par la critique alors qu'il s'agissait déjà du 6ème album de cet ex musicien de séance de Pulp -il a notamment joué sur les derniers albums du groupe et est ami de longue date avec Jarvis Cocker.


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13 août 2012

Crocodiles - Endless Flowers (2012)

Cette pochette, il fallait oser! Dans le genre "gay blafard descendant un escalier", même les Smiths n'étaient pas allés aussi loin, en ne montrant que le cul d'un jeune éphèbe au rectum de leur premier single. Tiens, les Smiths, puisqu'on en parle... c'est peu de dire que le combo de San Diego les évoque de près : même imagerie homoérotique -et poussant le mimétisme jusqu'au port du bouquet de fleurs- même maniérisme dans le chant, même utilisation pousséee du capodastre (même si parties de guitare moins inventives).   Comme beaucoup de gens avant eux (Black Mountain, Besnard Lakes, Metronomy pour les plus récents), le groupe n'était au départ qu'un duo, peu à peu enrichi en live au point de devenir un véritable groupe, et plus seulement concentré entre les mains de Charles Rowell et de Brandon Welchez qui pour info, est fiancé à la charmante frontwoman des Dum Dum Girls.

Les Smiths, mais pas seulement. Crocodiles évoque en effet moult choses s'étant enregistrées au sein de la perfide Albion, du milieu des années 80 (époque Cure, Echo and the Bunnymen d'un album desquels Crocodiles a emprunté son nom) au milieu des années 90. On peut citer aussi la scène shoegaze, enfin le haut du panier d'où ressortent inévitablement The Jesus and May Chain et My Bloody Valentine - cette scène ayant vehiculé (comme toutes les scènes) son lot de groupes atroces et heureusement oubliés.

Pas grand chose d'américain donc dans le son de ces "Sunday (Psychic Conversation #9)", "Electric Death Song" ou "My Surfing Lucifer"; mais comme il a déjà été répété, les grands bretons ont tellement de mal aujourd'hui à concilier qualité et savoir-faire insulaire qu'il faut bien que ce soit des  branleurs de la West Coast qui s'y collent, un comble !

Alors, qu'est-ce qui rend sympathique l'écoute de ces 10 nouvelles chansons ne brillant pas spécialement par leur originalité, et qui toutes quasi se ressemblent ? Peut-être tout simplement leur candeur, ce côté plaisir de jouer sans se prendre la tête,  qui à défaut de faire de Crocodiles le groupe majeur de ce début de millénaire, permettra à tout un chacun de se réjouir d'une collection de chanson pop à l'énergie communicative, et propres à réveiller tant de fantômes de nos adolescences.

Et puis, restera à n'en pas douter ce visuel improbable, cette pochette à cache (il n'y en a plus tant que ça) renvoyant au bidet des Mamas and the Papas ou à la petite culotte du premier Alice Cooper, bref à du commémorial.

En bref : de la pop à guitares enthousiasmante et qui ne se la raconte pas. Où un quintette de californiens hédonistes nous ramène à l'âge d'or shoegaze du pays de sa Majesté.






le Myspace
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le clip de "Sunday":


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06 août 2012

Dodb et L’International ouvrent un disquaire !


Les amis, il est temps de vous annoncer une très grande nouvelle : Dodb s’associe avec la salle de concerts L’International pour créer un nouveau disquaire indépendant à Paris ! L’International Records, situé juste en face de la salle, au 12 rue Moret dans le 11ème, ouvrira ses portes le 1er septembre et nous fêterons ça en grande pompe le 15 avec plusieurs concerts – on vous en dit plus bientôt…

Concrètement, tout ça signifie que vous allez trouver derrière le comptoir une partie de l’équipe du blog (Dave et Ju, parfois même Fab), et que nous vous préparons une sélection de vinyles (beaucoup) et de CD (un peu) aux petits oignons qui concentre toutes les obsessions de Dodb, et bien plus encore… Psychédélisme, curiosités électroniques, pop arc-en-ciel, disco cosmique, rock garage, dub, deep house, folk, hip hop et rare grooves de tout poil, vous connaissez la maison !


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2Pac - Me Against The World (1995)

Plus d'une dizaine d'années se sont écoulées depuis la mort de Tupac Shakur. Si je ne crois plus qu'il soit nécessaire de ressasser une énième fois sa légende, tant il a marqué de son empreinte le hip-hop et l'imagerie populaire, il mérite encore toute l'attention qu'il a pu susciter à son époque. Même pour celles et ceux qui ne se sont jamais intéressés au hip-hop, il paraît difficile de n'avoir jamais entendu "California Love" ou "Changes", pour ne prendre que deux de ses titres parmi les plus célèbres. Et c'est bien le problème avec un rappeur de son envergure. On connait Tupac sans l'avoir vraiment écouté. Sa valeur n'est tellement plus à prouver qu'on ne fait même plus l'effort de rentrer dans un de ses albums et de le laisser tourner du début à la fin. Dans cette situation il y a encore peu, je tiens à faire amende honorable pour aborder l'un des classiques - une bombe - du rap US.


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02 août 2012

I Need You Close - Sun Airway Mixtape #3 (2012)

Concoctée par Jon Barthmus de Sun Airway, cette (troisième) mixtape a de quoi satisfaire en ces temps ensoleillés. Sur près de 25 min, une vingtaine de morceaux enchâssés engendrent des hybridations surprenantes où se croisent The XX, Modeselektor, Boards of Canada, Here We Go Magic, Spiritualized, avec quelques moins contemporains en guest (Mozart et Bartok). D'accélérations de tempos, en superpositions alambiquées, Jon Barthmus triture originaux et remixes en y intercalant quelques samples de voix tirés de Sun Airway.


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