18 avril 2019

The Brian Jonestown Massacre - s/t (2019)

Lorsqu'il ne se complaît pas dans d'interminables jams psychédéliques et ne commet donc pas ces logorrhées sonores que sont au hasard ses derniers albums hormis le récent Something Else, Anton Newcombe sait à nouveau se montrer excitantt.
Parce que même si le meneur omnipotent du BJM ne sait toujours pas ce qu'est un capodastre et compose toujours dans les mêmes tonalités, on aime cette fraîcheur qu'il arbore sur des albums moins ambitieux et plus courts ; celui-ci doit à peine avoisiner les 40'.
Où l'on préfèrera ainsi le fomalisme pop d'un Revelation (2014) son dernier très bon album en date à des purges kraut telles que Who Killed Sergeant Pepper (2010) ou Aufheben (2012).
Et si ça n'est pas chez le BJM qu'un guitariste ira s'abreuver en mélodies et changements de doigtés savants, qu'importe ! On ne supporte pas des groupes comme The Brian Jonestown Massacre pour ces raisons-là.

Depuis une dizaine d'années déjà Anton Newcombe a tiré un trait sur la vie de patachon en et hors tournée, et vit avec femme et enfant, sevré de drogues,   dans la joie et l'allégresse retrouvée en Allemagne. Depuis un certain temps déjà son groupe en dehors de quelques fidèles lieutenants plus si nombreux s'apparente à un projet solo. L'ex-frontman héroïnomane se fend de plus en plus d'imbitables titres à l'intitulé allemand. Enfin, il multiplie les collaborations le plus souvent féminines (Soko, Asia Argento, Rieke Bienert).
C'est d'ailleurs cette dernière (Rieke Bienert) que l'on peut entendre sur l'excellent "Tombes oubliées" l'un des titres phares de ce 18ème, 19ème ? opus. Une batterie primaire et enregistrée brut, des ritournelles répétitives mais irrésistibles ("Drained", "Cannot be saved", "Too sad to tell you") voilà le credo de ce premier album éponyme, où les accents de Robert Smith anémié de Newcombe font toujours autant florès.

A la lumière d'un titre instrumental totalement jouissif, véritable mantra ("My mind is filled with stuff) l'on mesure que The Brian Jonestown Massacre est revenu avec bonheur à la simplicité mélodique qui lui sied le mieux. Pourquoi en effet s'entêter à se prendre pour Todd Rundgren quand on n'en a pas les capacités de composition ? 
Rien de dépréciatif que de demeurer ad vitam un bon groupe à formule. C'est sans doute ce qu'Anton Newcombe a fini par comprendre.

En bref : Anton Newcombe revient enfin à une formule qui a fait son succès, la pop song shoegaze entêtante de 3' dont on ne sait se défaire. Ca tombe bien ; c'est celle que l'on préfère.


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11 avril 2019

The Young Gods - Ninkasi Kao (Lyon) - 10/04/19

The Young Gods 2019
 Bernard Trontin (batterie) Franz Treichler (chant,guitare) Cesare Pizzi (samplers)

Sur la foi d'un nouvel opus très réussi, les Young Gods se retrouvaient non loin de chez eux en ce mercredi 10 avril pour poursuivre une tournée européenne déjà passée entre autres par la Maroquinerie à Paris. L'intégralité de Data Mirage Tangram est joué devant un parterre surchauffé, même s'il faut bien le reconnaître celui-ci ne décolle véritablement que lorsque le répertoire plus ancien et rythmé est convié. Franz Treichler et ses compères rendent pourtant justice à ces "Entre en matière" et "Moon above" bien rendus par des E-bow sur pédaliers qui en font des mantras trippants.


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10 avril 2019

King Sweet - Les Douceurs Du Roi (2019)

"Ne pas tomber dans la facilité du psychédélisme", tel pourrait être le crédo de ce nouveau combo lyonnais qui livre ici son premier album chez Crême Brûlée Records. Alors que sur leurs démos de jeunesse on avait eu l'impression d'assister à une sympathique copie de groupes psychédéliques efficaces mais répétitifs  tels que les Black Angels, on a ici l'agréable surprise de mesurer la finalement plus large palette de Baptiste, Florian, Guillaume, Sammy et Téo Téo.


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The Young Gods - Data Mirage Instagrm (2019)

Sans égaler leurs grands disques d'antan et notamment l'insurpassable Only Heaven, voilà néanmoins un come back qui fait plaisir. Celui des Young Gods dans leur quasi formation originelle qui plus est avec Cesare Pizzi de retour aux machines et samplers en lieu et place du légendaire Al Comet qui lui avait succédé dès après L'Eau Rouge (1989) qui fit son succès


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