20 mai 2020

Happy Mondays - Pills 'N'' Thrills And Bellyaches (1990)

1990 est à la fête, aux pilules (d'où le titre) et pas encore à la gueule de bois ni aux maux de bides. Où un sextuor totalement déjanté composé de fumeurs de cracks et de voyous notoires - à côté leurs rejetons des années 00 de Fat White Family c'est les Chanteurs à la Croix de Bois - fit danser une Albion gobant ecsta et habillée loose. Avec la future démission de Margaret Thatcher en filigrane.


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22 avril 2020

The Mabuses- The Melbourne Method (1994)

Kim Fahy, citoyen britannique de son état parvient du fait de ses nombreuses allées et venues en France dès son plus jeune âge, à remarquablement manier la langue de Molière, en prime sans aucun accent.

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13 avril 2020

Morrissey - I Am Not A Dog On A Chain (2020)

On avait laissé Morrissey sur un excellent disque de reprises (California Son - 2018), parenthèse enchantée dans une oeuvre devenue très inégale depuis le très bon Ringleader of the Tormentors (2006) et la collaboration avec Ennio Morricone.

Morrissey, grand parolier et interprète s'il en fut n'a jamais oeuvré dans un autre genre que la pop de lad, faite d'arpèges savants voire de power chords que lui ont délivré ses guitaristes et compositeurs successifs. En solo son apogée fut la brit-pop délivrée au milieu des années 90. Ainsi il n'a jamais été question de collaborations extérieures autres que blanches et encore moins électroniques.


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22 mars 2020

The United States Of America - s/t (1969)

Plus expé on meurt. Sauf qu'il y a expé... et expé. Aux prémices de la Guerre du Vietnam, on ne compte plus les mouvements contestataires, la contre-culture s'organise. C'est l'explosion des labels type ESP, aux valeurs sûres types Fugs, parmi les plus barrés, les ineptes bien que culte The Godz. Aussi The Red Krayola, avec un Mayo "J'ose tout, c'est à ça qu'on me reconnaît" Thompson sur International Artists.


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21 mars 2020

Music Emporium - s/t (1969)

L'unique album de Music Emporium - magnifique pochette découpée - n'est pas uniquement connu parce qu'il représente le Graal de l'incunable psyché. Et que de fait, l'un de ses 300 exemplaires originaux s'échange autour du millier d'euros. De toute façon, maintes fois réédité, l'objet musical en tant que tel n'est pas impossible à écouter et demeure malgré ce, plus localisable que tous les private press britanniques édités à 99 exemplaires pour échapper aux taxes alors en vigueur.


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15 mars 2020

Frumpy - All Will Be Changed (1970)

1970. Grande année. Celle à la croisée du prog balbutiant et de l'âge doré et finissant des groupes British Beat qui tous vont se réinventer avec plus ou moins de bonheur au son d'un rock burné. Le kraut arrive et les allemands de Frumpy vont comme des centaines d'autres formations s'immiscer dans la brèche.


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21 février 2020

Orchestral Manoeuvres In The Dark - La Cigale (Paris) - 16/02/20

Andy Mc Cluskey (OMD)

Dernière date d'une colossale tournée entamée en octobre dernier, OMD fête ses (plus de) 40 ans d'existence dans une Cigale sold-out, aux parterres et balcons archi bondés. En formation originale (seul fait défaut le batteur), le duo meneur Andy Mc Cluskey / Paul Humphreys fait chavirer une salle totalement acquise à sa cause, qui ose le rituel de rappel en entonnant sur l'air des lampions l'imputrescible "Enola gay" qui vient d'être joué.
D'ailleurs, toute la set list est une enfilade de tubes qui d' "Electricity" à "So in love" en passant par "Souvenir", "Joan of Arch", "Tesla girls" ou "Locomotion" n'en finit pas de ravir un public qui brandit ici ou là des écharpes du FC Liverpool, à la plus grande joie d'un Mc Cluskey hilare.
Le frontman d'OMD très en voix, se souvient qu'il a été compagnon de jeu de Joy Division sur le label Factory - OMD a même été support band du légendaire groupe mancunien. Et c'est ainsi, lorsqu'il ne joue pas de sa basse qu'il s'adonne à un curieux gesticulé spasmodique évoquant un mix improbable entre Ian Curtis, la danse des bras new wave et une sorte de Macarena oubliée.


Ce soir OMD a rameuté toute sa tribu et les gimmicks qui ont fait sa gloire dans les charts eighties. Vive l'amour, vivent les vieux.

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13 janvier 2020

Top Dodb, la décennie 2010-2019


Putain 10 ans ! 10 ans de chroniques, qui ont vu passer de jolis disques quand on y pense. On ne boudera pas notre plaisir. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y en a eu pour tout le monde. En témoigne l'extrême diversité de choix effectués par nos trois mélomanes restants, Nickx, Ju et Bouddahnight. Peu de disques en commun (à part Tame Impala et Kurt Vile), mais peu importe, il faut de tout pour faire un monde. Et à voir ces trois tops on a envie de se replonger dans les disques qu'on avait oublié qu'on aimait et dans ceux qu'on avait oublié d'écouter. Et on a déjà hâte de découvrir la prochaine décennie ! On se donne donc rendez-vous dans 10 ans pour faire le bilan, et d'ici là, pour lire plein d'autres chroniques. Bonne décennie !

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06 janvier 2020

Top Dodb 2019


Sans doute parce que l'heure n'est plus à se précipiter mais bien à prendre son temps, c'est toujours avec un peu de retard que Des Oreilles Dans Babylone vous présente son habituel top de fin d'année. Et alors que les rangs de chroniqueurs n'ont jamais été si clairsemés, nous avons quand même écouté de belles nouveautés cette année qu'il serait dommage d'ignorer.

A défaut de vous livrer un top commun et homogène, et avant de vous proposer l'inmanquable classement de la décennie, voici les tops individuels de nos trois plumes restantes, Nickx, Ju et Bouddhanight. Chacun y a trouvé son compte, et seuls Unloved, Kit Sebastian ou The Specials ont su créer le consensus pour cette édition. On lâche rien et bonne année !


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