23 décembre 2015

Top Dodb 2015


Nos lecteurs les plus fidèles auront sans doute remarqué que l'année 2015 n'a pas été la plus productive en terme de chroniques pour Dodb. La faute à de nouveaux projets chronophages et de nombreux changements chez les désormais six chroniqueurs actifs de l'équipe, aujourd'hui disséminée entre Montréal, Paris, Avignon et Genève. Mais la faible quantité de comptes-rendus ne saurait refléter le large panel de disques qui ont tourné ces douze derniers mois sur nos platines respectives. Et si le traditionnel indie-rock n'a pas particulièrement brillé par son originalité cette année (mis à part la révélation Algiers, le retour de Turzi et la confirmation de King Gizzard), nous avons adoré le jazz épique de Kamasi Washington, qui prend logiquement et haut la main la première place de ce classement, mais aussi la house discoïde de Syracuse, la vraie fausse bande sonore de Chassol ou encore les synthétiseurs de l'espace de Doug Hream Blunt. Sans plus attendre découvrez ci-dessous notre top 15 collectif de l'année ainsi que nos tops respectifs encore plus riches et variés.

Bonnes fêtes et à l'année prochaine !


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28 novembre 2015

Girl Band - Holding Hands With Jamie (2015)

On ne pouvait passer sous silence plus longtemps ce premier long effort des irlandais de Girl Band, témoignage musical primal d'un être au déséquilibre latent. C'est bien connu, la folie des uns commence là où s'arrête celle des autres, un relativisme de mise et nécessaire avant de plonger dans cette descente aux enfers, dont on ne peut ressortir sans stigmates. Âmes sensibles s'abstenir.


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23 novembre 2015

Kurt Vile - L'Epicerie Moderne (Feyzin) 21/11/15


Pour tout rocker, il y aura une date spéciale qui désormais comptera : celle du premier concert vécu après... DODB vous comptait il y a quelques jours son baptême d'un genre particulier à Montréal pour une déflagration sonique de Fuzz. La version hexagonale aura pour cadre la banlieue sud lyonnaise, et plus spécialement l'Epicerie Moderne, à Feyzin.


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19 novembre 2015

Fuzz - Concert au Théâtre Fairmount, Montréal le 17/11/15


C'est bien évidemment dans un état d'esprit particulier que nous nous rendons ma chère et tendre et moi au théâtre Fairmount en ce mardi 17 novembre 2015. C'est le premier. Le premier concert d'après. En ces temps malades où aller voir un show de rock n' roll peut s'avérer mortel, le déplacement prend vite des allures de résistance. Comme un besoin d'exorciser et de se défouler. Et pour le coup, quoi de mieux que Fuzz en live pour chasser le démon ? A ce jour pas grand chose.

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15 novembre 2015

Kraftwerk - Le Silo (Marseille) - 12/11/15


A peine 24 heures avant qu'il ne devînt potentiellement mortel de se rendre dans une salle de concert, et dans un timing très serré (ach, rikeur chermanik), nous sommes dans la place au moment même où les rideaux s'ouvrent lentement au son guttural de "Mensch Machine".

Devenus rares ces 20 dernières années et spécialement en France en dehors de quelques performances dans des prestigieuses venues (musées, expositions), les quatre de Düsseldorf, vrais créateurs de l'electronica moderne, s'offrent une série de dates françaises en ce second semestre 2015.


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11 novembre 2015

Allen Toussaint - Southern Nights (1975)

                      1938-2015

Les grands noms de la soul et du R&B sont certes moins âgés que les (rares) légendes du blues ou du jazz qui subsistent ; mais hélas ils ne sont guère plus nombreux en 2015.

Depuis le 10 novembre 2015, Allen Toussaint a rejoint les Marvin, Curtis, James, Isaac, Gil, Solomon ou autres Bobby passés de l'autre côté. Le jour de sa mort, il venait de donner un concert à Madrid.


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02 novembre 2015

Eyedress - Astral Travelling Man (2015)

La publication samedi dernier sur Bandcamp (en version digitale uniquement) du nouvel album d'Eyedress, Shapeshifter, me donne l'occasion de revenir sur l'incroyable année de Idris Vicuña, et notamment sur le bouleversant Astral Travelling Man « sorti » en avril dernier. En quelques mois, Eyedress aura ainsi publié, en plus des morceaux qu'il poste quasi quotidiennement sur ses comptes Soundcloud, pas moins de trois albums, dont une vraie fausse mixtape intitulée Winner's circle, hallucinant marathon hip-hop nocturne, mélancolique et orgiaque de plus de quarante titres, en réalité véritable album de son second avatar Babe Slayer (nom donné à son « label ») enregistré avec plusieurs vocalistes vraisemblablement issus de la scène de Manille aux Philippines où Vicuña est basé. Probablement faute d'argent et de structure, ces trois albums n'ont jamais été pressés sur disque. Ils ont simplement été rendus disponibles par son auteur sur différents réseaux sociaux (le garçon est présent – parfois même en double – sur Facebook, Soundcloud, YouTube, Twitter, Instagram, Tumblr et désormais Bandcamp). N'ayant qu'une existence virtuelle, nébuleuse (Winner's circle se compose entre autres de quelques extraits réorganisés d'Astral Travelling Man ainsi que de morceaux enregistrés à diverses époques) et éphémère (ils ont été retirés de ses comptes quelques semaines après leur parution), ces albums sont comme des fantasmes d'albums, des collections rêvées de chansons publiées sur un label tout aussi imaginaire et fantasmatique.


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01 octobre 2015

Yatha Sidra - A Meditation Mass (1974)

1974, Freiburg en Allemagne, les Fichter Brothers (anciennement Brontosaurus) aidés de deux amis créent le groupe Yatha Sidra et réalisent un album concept unique qui ne verra pas de successeur. Le thème ? On s'en doute grâce à la pochette et au nom du band, un voyage musical cosmique et extatique aux frontières du progressif et du new-age. Quatre tracks sobrement intitulées "Part 1", "Part 2", "Part 3" et (accrochez-vous) "Part 4", instrumentales à 90% du temps, comme une longue suite en deux thèmes, chacun divisés en deux parties. Si la musique de Popol Vuh, Jethro Tull ou Pink Floyd vous dit quelque chose, la suite devrait vous intéresser.


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22 septembre 2015

Festival Pop Montréal du 16 au 20 Septembre 2015


Pour la deuxième année consécutive, Des Oreilles Dans Babylone s'est rendu au traditionnel festival de Septembre à Montréal. Cette fois encore, c'était près de 200 artistes qui se sont relayés pendant cinq jours dans une trentaine de salles de la ville, principalement dans le quartier du Mile End. 200 artistes en 5 jours, autant dire qu'il a fallu faire des choix dans une programmation fournie qui n'a de pop que le nom puisque très éclectique. Nous en avons choisi neuf, et si vous êtes un habitué de ce blog vous devriez reconnaitre quelques bonnes vieilles marottes.


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31 août 2015

Omar Souleyman - La Machine du Moulin Rouge (Paris) - 14/08/2015



C’est dans un quartier aux reliefs scabreux que le nouvel ovni de la scène électronique avait décidé de poser bagages pour la release party de son dernier disque. Nouvelle signature du label berlinois Monkey Town Records, dont la maison abrite également les fondamentaux allemands de Mouse OnMars, Omar Souleyman est un drôle d’oiseau dont le nid est partie en fumée sous les assauts répétés d'un obscurantisme arriéré. Retour sur cette prestation folklorique estampillée World Music, pour que le l'humanité vive et ne se meurt davantage.


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20 août 2015

Interview - Jessica Pratt (2015)


© Pauline Alioua
A l'occasion de son passage dans nos vertes contrées (durant un mois de mars encore hivernal), on avait tenté de briser la glace chez l'énigmatique américaine Jessica Pratt. Chose peu évidente pour une jeune femme tout juste libérée de son passé, et dont l'apparente timidité noie en surface les brumes d'un regard autrement moins chétif. Entretient avec la fine fleur de la folk contemporaine.


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01 août 2015

Tame Impala - Currents (2015)

Dire que ce 3ème opus de la bande australienne la plus en vue du moment était attendu, appartient au doux monde de l'euphémisme. C'est ainsi plus de trois ans après la révolution Lonerism, et devant la densification du contingent de groupes estampillés "psyché" que Tame Impala tente une mue esthétique en glissant vers le monde sécurisé d'une pop chargée en glucose. Un bonbon qui colle aux dents avec les plaisirs et douleurs que cela peut entrainer.


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18 juillet 2015

Algiers - s/t (2015)


On pense bien sûr tout de suite aux séminaux TV on the Radio des deux premiers albums : mêmes textures sonores, même esprit tribal, le chant black (celui de Franklin James Fischer, figure de proue du trio), mêmes accointances new yorkaises. Et quand bien même le chanteur viendrait-il de Géorgie (Atlanta), ça n'en serait pas un problème. Tout ici suinte l'expérimentation, l'avant-garde telle qu'elle a pu être chérie et pratiquée par des combos aussi essentiels que celui précité, Animal Collective, Fiery Furnaces, ou bien Liars. Que ce drôle de combo formé il y a déjà cinq ans de cela....... à Londres, a dû forcément écouter.

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05 juillet 2015

Klezmerson - Amon - Book of angels vol 24 (2015)

Voilà le disque qui fera rigoler le fan de Zorn,  au fait des 600 disques et quelques d'une oeuvre prolifique et multidirectionnelle (ben oui ça doit bien exister des dingues pareils) : De la musique juive jouée par un orchestre mexicain (Klezmerson ) de 15 musiciens !  et composée par un fan de free jazz, de hardcore et de BO de film ! Ah elle est bien bonne ! Et pourquoi pas un album des Melvins avec une contrebasse (ah zut, ça existe), ou la mélodie de "Final Countdown" des ignobles hardeux FM Europe jouée au kazoo par des punks (merde, ça aussi ça existe) ? Quelques mots d'explication quand même...


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05 juin 2015

The Soft Moon - La Maroquinerie, Paris (03/06/15)

Alors que la nuit tardait à se profiler en ces dernières lueurs journalières, c'est sous un soleil à peine couchant et encore de plomb, que se dirigeaient des ombres iconoclastes, attirées irrémédiablement vers ce point perché qu'est La Maroquinerie, bravant les particules fines dans une montée à l'ascendance certaine. Un chemin de croix sévère pour le corps mais nécessaire pour assister au rituel païen que s'apprêtait à offrir The Soft Moon.


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03 juin 2015

#TINALS 2015 - Soirée n°3 (31/05/15)

Back to the site !
 
Dans la grande salle de Paloma, évolue déjà Sleaford Mods, duo énervé de Nottingham qu'on s'est promis de voir à l'oeuvre, car leur espèce de tournerie dub avec basse post-punk sous fond de "fockin" harangué est assez jouissive. Deux écueils empêchent de trop s'y attarder : la compréhension de toute cette sympathique logorrhée qui s'avère ardue en live - or c'est l'intérêt premier du truc. Et puis scéniquement, l'acolyte de James aurait pu faire un effort,  à savoir jouer lui-même les lignes de basse, au demeurant trépidantes - on pense aux géniaux Ruts, Public Image de la première époque ! Là, le visuel fait un peu chiche... on n'en dirait pas de même si on croisait le duo dans une rue à taper la manche, bien sûr...


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01 juin 2015

#TINALS 2015 - Soirée n°2 (30/05/15)

 http//www.hero-magazine.fr
                                                
Brut brit brat

Deuxième journée qui s'annonce, avec programmation idoine en pleine cagne, bière en pogne et effluves de beuh persistants : il s'agit du dernier concert gratuit du jour, à savoir Niall Galvin alias Only Real, la nouvelle coqueluche slacker made in London.


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31 mai 2015

#TINALS 2015 - Soirée n°1 (29/05/15)

Foule bigarrée, superbe tee-shirt vert bouteille Pet Sounds entraperçu et barquette de sardines ou de frites à 6 euros,  pas de doute le TINALS 3ème du nom est lancé ! Cette année, plusieurs nouveautés : scène busker/karaoké, des flamands roses et des poufs de toutes les couleurs, bien pratiques pour contrer les ravages de la station debout, de nouveaux stands de customisation de baskets, troc de fringues etc...


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27 mai 2015

Headless Chickens - Body Blow (1991)

Si un utopique biopic doit un jour se monter sur ces oiseaux-là, ce sera très certainement un film de culte. Ce combo ô combien perché que ne doit pas renier mon ami kivi motard de la lune, ne vient pas d'Athens Géorgie comme le très B52'sesque "Donde Esta La Pollo" pourrait le laisser penser.

Headless Chickens venus de la très prude Nouvelle-Zélande, avaient bien trompé leur monde dès la fin des années 80. Leur credo étant davantage la danse des corps, un hédonisme affiché, au service de textes absurdes et déconcertants. Ces impayables allaient jusqu'à arborer le sigle de KFC sur le défunt Myspace !


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26 mai 2015

Witch - Movin' On (2014)

Revenons sur cette magnifique réédition d'un disque dont le pressage original (à priori sorti l'année 1980) est aujourd'hui impossible à trouver. Un disque obscur et inécoutable pendant de longues années, qui marque le tournant d'un groupe somme toute assez connu par les amateurs de zam-rock, pour qui les guitares fuzzées de Lazy Bones en 1975 constituent le meilleur de leur carrière. Movin' On arrive au début des années 80 donc, et souligne un autre côté de Witch, un pic créatif et un virage disco qui aurait pu être un véritable désastre, mais qui sonne comme rien d'autre et parait complètement en avance.


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09 mai 2015

Turzi - C (2015)

Turzi dont on n'avait plus de nouvelles depuis B (2009), c'est-à-dire une éternité si l'on considère qu'il lui reste 23 albums à pondre - enfin on objectera que Sufjan Stevens a encore 48 états à mettre en musique alors l'un dans l'autre... - s'en revient avec un troisième long format en mode groupe.
 
Après A (2007) d'inspiration très libre, et donc son sophomore qui rendait hommage aux villes, voici donc le manifeste ornithologique de Turzi, sous chouette (ah!ah!) pochette foil qui las, ne se rit pas des traces de doigt.


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07 mai 2015

Kenny Rankin - Mind Dusters (1967)

On sait peu de choses sur l'américain Kenny Rankin, né en 1940 pas loin de New-York et mort en 2009 d'un cancer du poumon dans une relative ignorance, si ce n'est que c'était une bonne personne. On trouve tout juste une biographie rédigée en toute humilité par sa fille - on sait d'ailleurs que sa famille tenait une grande place dans son coeur, en témoignent le titre (Family) et la pochette de son deuxième album. Kenny Rankin c'était ce mec souriant et espiègle qui entre 1967 et 2002 a sorti quantité d'albums. C'est son premier, Mind Dusters, que nous allons écouter avec un peu plus d'attention ici.


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16 avril 2015

Susanne Sundfør - Ten Love Songs (2015)


Une chanteuse scandinave à voix auteure d'un album de pop électronique grandiloquente et décomplexée ? N'y aurait-il pas là comme un air de déjà-vu ? Dans un genre où, entre le meilleur (les déchirantes mélodies dance de Robyn, les singles les plus langoureux d'Annie) et le pire (les boursouflures vaines d'Iamamiwhoami, l'écriture petit bras de Oh Land), se bousculent pléthore de disques plus ou moins insipides (la mélancolie surfaite des jumelles de Say Lou Lou), cet album aurait pu aisément passer inaperçu si n'était pas sorti, en fin d'année dernière, le merveilleux "Fade Away", belle polyphonie pop, lumineuse et entêtante. À l'approche de la sortie du LP, la question était donc de savoir comment ce brillant single allait s'intégrer dans un album à priori annoncé en tant que tel, c'est-à-dire une simple collection de chansons : Ten Love Songs.


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02 avril 2015

Angelo Badalamenti - Fire Walk With Me (1992)

Alors qu'on annonce une suite "twenty years after" à la saison 2 de la série Twin Peaks (ne nous emballons pas trop vite puisque Lynch vient d'annoncer qu'une histoire de contrats avec les acteurs compromettrait la chose), le mélomane frétille : que nous prépare le génial Badalamenti pour cette suite ? Histoire de patienter, on peut se replonger dans cette BO sortie en 1992 et qui atteint des sommets. La vie à Twin Peaks après le meurtre de Laura Palmer est passablement inquiétante, mais cette plongée dans les bas fonds de la pauvre âme défunte va encore plus loin : faux semblants, confusion mentale, perdition, dépravation, folie, énigme du mal, tout ça est magnifiquement rendu par une musique qui ne ressemble à aucune autre, où alternent et parfois se mélangent musique d'ascenseur, guimauve kitschissime, soul hallucinée, smooth jazz magistral, swamp blues et poussées de fièvre hardcore et bruitiste. Avec Badalamenti, Lynch a trouvé son Morricone : un compositeur doué et un amoureux des sons, des textures et des timbres (ah! les guitares morriconiennes, un son d'enfer !).

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31 mars 2015

Eddy Mitchell - Zig-Zag (1972)

Cette pochette déjà, impossible de la manquer ! Donc bien avant la loi Evin, Eddy Mitchell osait cet incroyable look de moujik goguenard, qui rendait hommage à du papier cigarette. Alors en plein creux de la vague, et ironiquement à quelques encablures de là toucher à nouveau avec ses succès boogie et country, monsieur Eddy jouait son va-tout, ou plus exactement n'en faisait qu'à sa tête.


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30 mars 2015

The Dandy Warhols - Paloma (Nîmes) - 29/03/15


Les ineffables Dandy Warhols étaient en ville ce dimanche pour se rappeler à notre bon souvenir et présenter quelques uns des titres qui garniront leur 8ème opus à paraître cette année. Dernière date française de leur tournée printanière, celle-ci nous permet de vérifier que les quatre de Portland n'ont pas changé : toujours aussi branleurs dans l'attitude, minimalistes dans la forme -avec les Dandys, on dépasse rarement les cinq accords de base !
 

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26 mars 2015

This Is Not A Love Song - Conférence de Presse 25/03/15

Ce mercredi se tenait la conférence qui préfigurait la 3ème mouture du désormais très attendu TINALS. DODB s'y trouvait en compagnie d'autres confrères journalistes et programmateurs ou animateurs radio. Rassemblé par l'accorte équipe de direction de Paloma jovialement drivée par Fred Jumel et ses différents lieutenants,  tout ce petit monde avait été convié à la présentation du festival à venir. Et pour l'occasion, ne reculant devant aucun clin d'oeil printanier, le jardin éphémère recréé de l'édition 2014 offrait transats et herbe synthétique.


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18 mars 2015

The Four Seasons - The Genuine Imitation Life Gazette (1969)

Pour la majorité d'entre nous, les Four Seasons représentent ce groupe un peu formaté et légèrement daté, auteur en son temps de tubes doo-wop imparables tels que "Dawn" ou "Big girls don't cry". Et même s'ils ont écoulé des millions de disques, notamment pour le compte de la prestigieuse écurie Motown, l'histoire ne les a pas vraiment retenus. Mais en 1969 -année bénite-, en pleine mode des disques concept saturés d'arrangements plus alambiqués les uns que les autres, tout le monde veut faire son Sgt Pepper. Et The Four Seasons, aidés par Jake Holmes (à qui l'on doit le magnifique Watertown de Sinatra), réussit là où tant d'autres ont échoué. Malgré de bonnes critiques lors de sa sortie, The Genuine Imitation Life Gazette est un four commercial. Pire que ça, tout le monde l'a oublié. Et pourtant, bien heureux celui qui écoute aujourd'hui ce disque pour la première fois, et qui découvre sans s'y attendre, un ovni à classer non pas juste en dessous mais au même niveau qu'un Pet Sounds, Odessey And Oracle ou Their Satanic Majesties Request.


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18 février 2015

The Baby Huey Story - The Living Legend (1971)

Classique de son époque mais injustement oublié du le grand public, le seul et unique album de The Baby Huey Story alias James Ramey et son groupe est pourtant un disque majeur. Archi samplé par le milieu hip-hop, il n'est rien de moins qu'un sommet de la soul des 70's, à ranger aux côtés des meilleurs disques de Marvin Gaye, Al Green, Syl Johnson ou encore Curtis Mayfield. Ce dernier qui comme on va le voir n'étant pas pour rien dans la réalisation de cet exploit. 


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17 février 2015

Foxygen - ...And Star Power (2014)


D'entrée, ça partait mal : un duo échevelé psyché US adulé de tous - mince, le monde avait-il vraiment besoin de nouveaux MGMT ?

Un titre d'album ampoulé ("Nous Sommes les Nouveaux Ambassadeurs de la Paix et de la Magie", ben voyons !"), par ailleurs une nouvelle fois un peu trop encensé - quelques bons titres, mais pas de quoi non plus se relever la nuit...

Un nom de groupe ridicule, des noms de membres qui ne l'étaient pas moins - Sam France (?), Jonathan Rado ? Radio ? Radeau ?

Bref..... les poubelles de l'histoire étaient tout proches, et notre crise urticante envers tout ce qui touche de près ou de loin au rock blanc indé même yankee ou de la côte Ouest, qui n'était pas près de s'apaiser !

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12 février 2015

Jessica Pratt - On Your Own Love Again (2015)


Deuxième parution au long cours pour l’énigmatique Jessica Pratt, déjà auteur d’un album éponyme en 2012 et dont l’aura n’avait que peu touché l’Hexagone. Pour les plus avertis, ils avaient pu la localiser lors d’un concert à Saint-Ouen au MoFo 2014, pour ce qui reste à ce jour son seul passage en France. Il est donc temps de lever le voile sur une artiste pour qui la lumière n'a jamais été une source d'inspiration, et pourtant...

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04 février 2015

Harmonium - Si On Avait Besoin D'une Cinquième Saison (1975)

Je ne me suis pas trompé en choisissant ce premier disque Canadien. Et si c'est la merveilleuse pochette psychédélique qui m'a attiré dans un premier temps, c'est bien la musique qui m'a scotché par ailleurs. Deuxième long jeu de l'un des groupes Québécois les plus marquants de son époque, Cinquième Saison est en plus un concept album passionnant comme il était de coutume d'en réaliser au début des années 70. Au programme on ne retrouve que cinq pièces, une par saison (printemps, été, automne, hiver) plus cette fameuse cinquième saison fantasmée.

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31 janvier 2015

Renegades Of Rhythm (DJ Shadow + Cut Chemist) - le Paloma (Nîmes) - 29/01/15

  
                                 
Nîmes et son incontournable Paloma ont le redoutable honneur d'être ce soir la première venue de la tournée européenne de Renegades Of Rhythm, entamée à l'automne dernier en Amérique du Nord.

Renegades of Rhythm ? C'est l''avatar qu'ont choisi Josh Davies et Lucas MacFadden plus connus sous les noms de DJ Shadow et Cut Chemist, DJ's inlassables défricheurs parmi les plus doués et cités actuels. Et accessoirement une référence au fameux "Renegades of Funk" d'Afrika Bambaata, le héros de la soirée !


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