27 février 2026

Bar Italia - Elysée Montmartre (Paris) -26/02/26

 


Il est des concerts dont on n'attend pas grand chose et qui remplissent in fine largement l'office.  Celui de l'une des dernières sensations indé (bien qu'ils aient déjà cinq albums sous le bras), permet de mesurer les étonnants progrès de ce trio londonien accompagné d'une accorte session rythmique. Introduits par le revigorant et très à propos "Music to watch girls by'' de la vieille gloire Andy Williams, Bar Italia va asséner sans temps mort une vingtaine de titres. Une bonne partie est bien entendu extraite de Some Like It Hot  leur petit dernier et à la dynamique tres appréciée du groupe (mention spéciale au triptyque ''My little Tony'', ''Fundraiser'', ''I make my own dust'') ; celui-ci se distingue par le jeu croisé des trois voix de ses membres qui alternent le chant lead. Rusé.

Il paraît déjà lointain le temps où Bar Italia se révélait impossible à googliser et où leur musique sonnait un peu trop post punk air du temps pour être honnête. Nous avons affaire là à une formation idéalement pop et qui sait ruer dans les brancards.

Pour les chanceux  et ou autres sudistes, le groupe sera notamment l'une des figures de proue de la prochaine edition du This Is Not A Love Song, deuxième du nom sous son nouvel intitulé Beau Weekend. A ne pas manquer.


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15 février 2026

The Boo Radleys - Paloma (Nîmes) - 13/02/26

(Rob Cieka + Sice)
Courtesy of Olivia Marco

On poursuit notre résidence au mythique Paloma avec ce soir de la pop indé de premier choix. C'est.d'abord le quatuor cévenol By The Bay qui s'y colle. Dans le rôle du support band sachant payer son tribut à ses mentors, le groupe régional de l'étape decouvert dans un précédent festival distille quelques vocalises la-la-la de bon aloi. Et on se surprend déjà à mémoriser certains titres ; ce qui est toujours bon signe.

Derrière, les mentors justement. Survivants humbles de la Britpop (ils n'en sont pas encore à donner dans la tournée de stades à tarif dynamique), les Boo ont su compter parmi les meilleurs pourvoyeurs de tubes du temps de leur grandeur. Ca tombe bien car de refrains aguicheurs, il va être fortement question en ce vendredi pluvieux. Emmené par un Sice débonnaire et hilare (pour l'accent français à y suspendre son pardessus, il faudra en revanche repasser), le trio originel orphelin depuis des années du démiurge Martin Carr envoie du bois. Renforcé par un très bon guitariste et accompagné d'une trompette soulignant l'ensemble de ses hits, Sice ouvre l'affaire avec un ''C'mon kids'' endiablé. Suivront moult morceaux de bravoure tels que ''Wish I was skinny'', ''Find the answer within'', ''Wake up Boo'' ou bien encore un revigorant ''I hang suspended. Alors que nombre de chanteurs tendent à baisser leur tessiture l'âge aidant, ce dernier titre se voit inhabituellement jouer en si soit deux demi-tons plus haut que la tonalité originelle. C'est assez rare pour être signalé et tend à prouver que Sice et son registre tres aigu tiennent encore la route. 

Bien sûr il s'en trouvera pour renacler à l'absence de tubes, ces '' Everything is sorrow'', ''Heaven's at the bottom of this glass'' ou bien encore ''Eurostar'' (NDA). D'autant que Sice annonce un dernier morceau non suivi de rappel et que n'a toujours pas été joué ''Lazarus'', LE morceau des.Boo Radleys qui a fait leurs riches heures chez Bernard Lenoir. Mais le trompettiste de réapparaître et la jam d'intro de ''Lazarus'' sans doute la plus excitante de son epoque avec celle du ''I am the résurrection'' de Stone Roses de se faire enfin entendre.
Ouf !!

 


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11 février 2026

Adam Green - Paloma (Nîmes) - 10/02/26


                                                 Courtesy of Laurent Elfassy

Marinière , jeans tombants et KFC

Le retour d'Adam Green aux affaires fait bien plaisir. Où l'on s'aperçoit que ce trublion à la discographie déjà conséquente (une bonne douzaine d'albums) n'a rien perdu de sa popularité ni de sa bonhomie.
Remis au goût du jour et adoubé il y a 3 ans sur une double compilation où des pointures (Regina Spektor, Sean Lennon, Lemon Twigs, Lemonheads...) reprenaient son répertoire, le set du new-yorkais fait la part belle aux chansons courtes (2'30 /3"30"" au garrot) qui sont de toute façon l'ADN de son catalogue.
Succédant à son mentor et ami Cody Turner auteur d'une honnête prestation blues-country, l'artiste manifestement sous le charme des KFC locaux, enchaîne les "tubes". La grosse vingtaine de morceaux balancés en un peu plus d'une heure et demie sont repris en choeur par le public. Adam Green prodigue, distribue force baisers et poignées de main. Ils sont tous là ou presque, couvrant l'ensemble de son historique, les "Gemstones", "Jessica", "Carolina", "Emily", "We're not supposed to be lovers","Dance with me", beaucoup de singles en l'occurrence connus de tous.
Entre breaks, accélérations subites (l'admirable gigue de "Gemstones", celle de "Carolina" et son pont inattendu qui cite ....les Bangles), c'est un régal de bout en bout. Vêtu d'une marinière, de jeans tombants menaçant à tout moment de dévoiler son intimité et accompagné d'un violoniste percutant, Adam Green n'oublie pas de citer des titres de ses 3 ep's réunis récemment sous son nouvel album Chop Off Heads With Me.
Adam Green ou l'artiste no bullshit par excellence. 


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