18 décembre 2022

Ensemble Pittoresque - For This Is Past (1983)

On a souvent tendance à délaisser les contributions musicales de l'autre pays du fromage. Peut-être justement parce qu'il n'y est pas question que de fromage. Or, des exactions freakbeat des divines sixties aux scènes pop et electro émergentes des années 80, beaucoup de choses essentielles qui des Ousiders, Q65 ou Motions jusqu'aux merveilleux Nits et de l'incunable scène indus new wave, méritent d'être (re)découvertes.

Lire la suite

05 juin 2015

The Soft Moon - La Maroquinerie, Paris (03/06/15)

Alors que la nuit tardait à se profiler en ces dernières lueurs journalières, c'est sous un soleil à peine couchant et encore de plomb, que se dirigeaient des ombres iconoclastes, attirées irrémédiablement vers ce point perché qu'est La Maroquinerie, bravant les particules fines dans une montée à l'ascendance certaine. Un chemin de croix sévère pour le corps mais nécessaire pour assister au rituel païen que s'apprêtait à offrir The Soft Moon.


Lire la suite

04 décembre 2014

Nïats - EP Antares (2014)

Quatre titres pour atteindre les étoiles ou étreindre le noyau terrestre. C’est en quelque sorte la mission que s’est adjugée Nïats, artiste originaire d’Agen, dont Antares constitue les premières expérimentations d’une musique placée sous le signe du bricolage.


Lire la suite

31 juillet 2013

Fuck Buttons - Slow Focus (2013)

Le duo anglais de Bristol, Fuck Buttons, est de retour avec un nouvel album intitulé Slow Focus, véritable déferlante sonore qui compte bien assourdir les écoutilles enclines à affronter cette supernova, destinée à engloutir toute forme physique sur son passage.


Lire la suite

03 juillet 2009

The Young Gods - Only Heaven (1995)

A la sortie de ce 5ème LP, The Young Gods, trio suisse, qui a connu son heure de gloire indé avec The Young Gods (1989) et L'Eau Rouge (1991) notamment, est un peu dans l'impasse. Comment renouveler son fonds de commerce, poursuivre dans d'autres voies, sans pour autant renier ce son bruitiste métalleux qui a participé à son succès ?
Réponse : en adoucissant le tempo, et en courant le risque après quelques déflagrations soniques de premier ordre, d'arrondir les angles en proposant sur quelques plages ambient finement troussées, quelques unes des plus belles mélodies de sa discographie.

La première face sera donc résolument martelée, délivrée à grands coups de percus entrechoquantes, de refrains hurlés, de stridences ultra-sonores (les aiguës infernales de "Speed Of Night"), tandis qu'un "Strangel" métallurgique se sera abattu avec fracas sur les oreilles de l'écouteur maso mais consentant. Notons au passage cette propension au mot-valise ainsi qu'à la métaphore délicate , après le "She Rains" extrait de leur T.V Sky (1992).

Trance technoïde donc sur ces titres, qui ne donnent ni plus ni moins que dans du Young Gods classique et néanmoins très réussi, qui sait durcir le son sur le très long et -forcément- trippant "Moon Revolutions", soit un déluge obsédant de 16 minutes de rythmiques abrasives. Bowie qui avait sérieusement flashé sur le trio saura d'ailleurs s'en souvenir sur son diptyque techno Outside / Earthling.
Le gros oeuvre, continue en face B, mais à l'exception du colossal "Kissing The Sun", devenu par la force de l'évidence un titre de bravoure live, -déjà cette déclaration d'intention, après le kiss the sky d'Hendrix - toute la musique va désormais lorgner du côté de l'ambient pop plus posé d'un Eno.

Preuve en sera donnée quelques mois plus tard avec un album de remixes, pertinemment intitulé Heaven Deconstruction. Et on ne saurait être plus clair sur le contenu incroyablement planant de cet avatar. Ainsi, "The Dreamhouse", qui est construit sur un tempo aquatique constitue-t-il l'idéal contrepoint à la furie de "Kissing The Sun" : vocaux d'abord murmurés, ambiance sourde qui grandit jusqu'à l'éruption finale. "Lointaine" et ses volutes ambient poursuit sur cette option rassérénée, avec toujours ces lyrics faits d'étrangeté, ("Lointaine/Où étions-nous ?/ Quand la vie se fit belle"). Le calme après la tempête. Le dernier titre est d'ailleurs remarquable en ce qu'il imprime cette accalmie bienfaitrice au disque et redéfinit avec bonheur une orientation acoustique qu'on ne connaissait guère chez les Young Gods : c'est la très belle ballade "Child In The Tree", que l'on peut jouer, guitare en main et sans artifice ; c'est assez rare pour être signalé, dans l'univers urbain et sombre du trio. Et au delà du timing sans faille destiné à clôturer l'album, c'est juste le paradis.

En bref : un disque de référence qui a influencé jusqu'à Bowie lui-même. Où de jeunes dieux pleins d'allant osent défier -et battre à plates coutures- Nine Inch Nails sur son terrain. De la poum-poum tchak aux mélodies non dénuées de classe. Un classique.




le site off, le Myspace

"Kissing The Sun":



"Lointaine":



Lire la suite