01 mars 2009

The Apollo Kids - Freak Tha Funk 12" (2002) The Wrath 12"(2002) Hustlers 12" (2002) Counting Off (2003) King Of The Beats (2004)

Vous aurez des difficultés à vous procurer des infos sur ce duo de producteurs de Brixton, il est en effet ardu malgré la reconfiguration de leur label Fat Records, de se procurer des infos sur eux. Leur homonymie avec un autre duo originaire d'Australie n'arrange pas l'affaire, pas plus que les liens énervants renvoyant au single du rappeur Ghostface Killah intitulé "Apollo Kids". 

Bien que pensant connaître l'intégralité de leur discographie, le mieux était encore de s'en remettre à leur page Discogs. En fait, tout a commencé dans ce temple basement de la techno avignonnaise qu'est le magasin Sound System. L'un des vendeurs jouait la ritournelle couinante de "Freak Tha Funk", le sticker était vert, serti de la die-cut sleeve de rigueur. La face B "The Dumz", titre sombre, qui n'était pas sans évoquer le meilleur de Carl Craig.

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Mais plus encore que la techno de Detroit, c'est aux Ballistic Brothers auxquels on pense à l'écoute de "The Wrath", obsédant loop avec infrabasses ; ces Apollo Kids étaient(ils un pseudo de plus pour le fantastique Ashley Beedle : las, s'il y avait un producteur homonyme dans la place, il s'agissait en fait d'Ashley Brown qui, associé à son binome Jamie Giltrap, faisait les beaux jours d'un club de Brixton dédié à la dance et au breakbeat. "The Wrath" fut le deuxième 12" emballé pesé du duo, et probablement l'une des meilleures références du label Fat (qui mérite une découverte approfondie), en ce qu'il offrait un morceau suave et éthéré avec choeurs féminins alanguis et sexy avec "Frontline". A partir de là, il était de rigueur de traquer les nouveautés du label, et en particulier celles des Apollo Kids, dont pour l'heure, trois autres références sont sorties, la dernière en 2004. Celles-ci arrivaient généralement vite, et à prix modique.

Tout d'abord, "Hustlers", sous sticker orange, sorte de funk robotique nerveux, évoquait encore et toujours les infernaux Ballistic Brothers. Ici, la démarche était plutôt hédoniste, tandis que la flipside, offrait un relifting intéressant et obsédant du thème de "Frontline".
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"Counting Off", et ses deux versions club, offrait un intérêt moindre, alors que "King Of The Beats" (étiquette grise) au titre de circonstance renouait avec la furie dance de "Hustlers", avec forces rythmes jungle. Backed with, comme ils disent, se trouvait une nouvelle version dark de "The Dumz".

Que deviennent ces séminaux Apollo Kids, à part le fait d'être compilés sur diverses compiles Fat anniversaire, ou bien pire, être confondus avec d'autres formations homonymes sans grand intérêt ? Le mieux est de suivre l'activité militante de Fat pour le savoir.
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En bref: Il y en a pour tous les goûts pour le branché electronica dans cette brochette de maxis d'une énième assoç de producteurs/DJ d'outre Manche. Tantôt dark, tantôt festive, les b.p.m. sont là pour vous faire danser, planer et plus si affinités. On en redemande.



relire la chronique des Ballistic Brothers - Rude System
et 4 Hero - Two Pages


Le site de Fatclub

Un lien lastfm pour un extrait (trop court) de "The Wrath"

2 Comments:

Ju said...

Depuis que cette chronique est en brouillon, j'ai largement eu le temps de me les procurer via Discog effectivement (et pour des sommes très modestes également), et c'est vraiment bien. En plus selon moi, The Wrath passe aussi bien en 33 qu'en 45 tours (-; . Là où c'est encore plus marrant, c'est qu'il m'a été livré avec un vinyle home made intitulé le "Juju remix", pas mal non?
A+
Ju

Nickx said...

Effectivement !

Mais dis-moi boss, si tu t'amuses à commander toutes les chroniques en brouillon que je fais ou ai dans le coin de la tête, t'as intérêt de repousser tes murs, ça va squeezer le vinyle !

Très content que ça t'ait plu en tout cas !