21 mai 2009

Passion Pit - Manners (2009)

Aïe aïe aïe… Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Les Passion Pit ont explosé en plein décollage. Trop de hype ? Trop de pression ? Trop d’attentes. Est-ce notre faute ? Alors qu’en ce tout début d’année je me devais dans l’obligation de vous signaler l’agréable Chunk Of Change, premier maxi 6 titres du groupe de Boston emmené par Michael Angelakos, je suis à présent obligé de vous dissuader d’écouter leur premier album. Pourtant grand amateur de sucreries quand c’est bien fait, j’étais la cible idéale pour eux qu’on surnommait déjà les nouveaux MGMT. Mais trop c’est trop.

Affichant qui plus est et malgré son apparente sympathie une forte carence en modestie, le jeune Michael (21 ans) veut être le prochain Randy Newman. C’est lui qui l’a dit. Et sa bio d’annoncer cet album comme un "irrésistible aperçu de l’esprit d’un jeune homme qui aimerait bien sortir son propre Pet Sounds un jour". Eh bien ça n’est pas gagné. Déjà cette voix, à la limite sur le maxi, dépasse ici toutes les bornes du super aigu à outrance, et finit par insupporter au bout de… la fin du premier morceau ! L’on a envie de crier : "Non mais arrêtez le massacre ! ".

Pour dire, je me suis même surpris à faire la grimace, pour de vrai je veux dire, au son de ces claviers 80’s dégueulasses, de ces basses pachydermiques et de ces pop songs sans relief. Où est passée l’électronica acidulée et aérienne du maxi ? "Moth’s wings", "Eyes are candles", "Make light", "Swimming in the flood" sont autant de daubes criardes à la Empire Of The Sun. A la rigueur, "To kingdom come" m’aurait intéressé, si elle avait duré 2 minutes au lieu de 4. Ne reste que l’excellent "Sleepyhead", seul titre récupéré du maxi (saluons les au moins d’avoir évité la facilité) et vrai single en puissance (pas comme ce "The reeling") qui occupe ma platine depuis le printemps et qui n’est pas prêt de la quitter.

En bref : Faut-il que j’en rajoute ? J’ai l’impression de m’être fait avoir en précommandant ce qui devait être la révélation 2009. Au final de la sous pop fluo vomitive. Passez vous "Sleepyhead" en boucle, ce sera toujours mieux.


Le Myspace

A lire aussi : Passion Pit - Chunk Of Change (2009)

Le pseudo single "The reeling", tiendrez-vous jusqu’au bout ?

8 Comments:

HIPHOP said...

je me suis fait avoir moi aussi avec le dernier album des Yeah yeah yeah, avec preorder et tout et tout...
je tombe de trés trés haut....
après late of the pire, on a droit à passion pitoyable, sans oublier telepathétique...
bises
J

Thibault F. said...

Je crois que tu as résumé comme il fallait Passion Pit, pseudo super groupe de l'année qu'on attendait tous. Et bien super, c'est presque inaudible !

@ Hip-Hop: parfois inégal à cause de certaines pistes fades, j'ai trouvé le dernier "Yeah Yeah Yeahs" vraiment cool. En même temps, je préfère la surproduction made in Tv On The Radio que leur son punk ...

charlie said...

même sentiment, j'attendais beaucoup beaucoup mieux après l'énorme sleepyhead ... décu

charlie said...
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Joe said...

Chouette, plein de gens qui n'ont pas aimé ce disque ! J'avais l'impression à un moment que la hype avait englouti tout le monde, je suis heureux que vous me détrompiez !

J'irai les voir au festival des inrocks pour tirer tout cela au clair.

Mickael Choisi said...

Je suis allé les voir aux Eurocks en live...et bien j'ai franchement bien aimé. Ok, le mec est un castrat, mais pour danser, c'est vraiment pas mal, ils sont vraiment sympas et ça a le mérite de faire le tapin de façon équivoque (pas comme les vendeuses de glaces ;-))

Combien pour ton vinyle Ju :D ?

Andreas said...

Tout à fait d'accord! Pas un morceau à sauver sur cet album à part "Sleepyhead". "Manners est une bisounours party écoeurante et vomitive (cf les choeurs d'enfants sur le refrain!). Bizarre, l'Ep semblait tellement plus mature...

Sylv said...

J'arrive bien après la bataille... et je suis pas du tout d'accord! Pour moi cet album est excellent, les morceaux s'enchainent et ne parviennent par lasser l'auditeur exigeant que je suis. J'ai tellement aimé que j'en ai fait le numéro 1 de mon top album 2009.
Comme quoi les gouts et les couleurs...