27 mars 2007

The Blues Magoos – Pychédélic lollipop (1966)

1966, New-York, le Bronx, mais surtout une figure de proue du Greenwich Village, les quatre garçon en costume très propres sur eux sont en fait les quatre enfants les plus psychédéliques de la musique, allant même jusqu’à avouer inhaler des kilos d’opium avant d’écrire, titrant leurs chansons de manière codée non équivoque à la manière des Beatles, Lucy in the Sky with Diamond (LSD) devenant ici Love Seems Doomed (LSD aussi) et Albert Common Is Dead (ACID). Tout cela se retrouve dans cette musique où ils réinventent tout à chaque instant, où la guitare vient capturer chaque parcelle de silence de la pièce. Avais-je oublié de préciser que le guitariste Mike Esposito était le pote de collège de Lou Reed, rien que ça. Au final ils enregistrent un disque, le premier, celui qui fut dans le top 5 US en 67, celui qui a fait la première partie des Who, un classique. Il n’y a rien d’autre à dire, pièce maîtresse de l’acid rock au même titre que les Electric Prunes ou The 13th floor elevators, le prédécesseur et unique frère de Electric Comik Book remarque une carrière éphémère arrêtée en 1970 et qui a su contrecarrer le psychédélisme west coast à l’époque dominant.

Du côté des titres, We ain’t got nothing, le gros succès, démontrant à lui seul tout ce que peut être la musique psychédélique sous toutes ses formes. Une préférence pour Tabacco road et sa transe de défonce totale. De même pour Gotta get away, si moderne avec son rythme entêtant. La ballade Love seems doomed à écouter aussi pour découvrir la psyché ballade, dans un univers jamais très loin mais jamais très proche non plus, celui des Blues Magoos.


Ju.


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