20 décembre 2010

Top Dodb 2010


Quelques jours après le top collectif qui a été remis par 60 blogs musicaux français, Dodb vous livre son top 15 collectif des albums 2010, ainsi que les 7 tops individuels par rédacteur. On peut d’ores et déjà dire que 2010 aura été une année particulière, peu marquée par de "grands" disques (à part quelques uns qui ont mis tout le monde d’accord chez nous, comme ceux de Gonjasufi, Arcade Fire, Four Tet ou encore Caribou) mais fourmillante de "petits" disques de grande qualité, où chacun a pu trouver son bonheur. Nous espérons que ces listes vous donnerons envie d’écouter les disques en question si ce n’est déjà fait. Bonnes écoutes, bonne fin d’année, et à l’année prochaine !

CLASSEMENT COLLECTIF DODB

1. Gonjasufi - A Sufi And A Killer (Warp)

Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale.


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2. Arcade Fire - The Suburbs (Merge)

Le cru Arcade Fire troisième du nom est un disque long et varié, qui prendra du temps à être déchiffré complètement, et qui assoie définitivement le groupe sur le piédestal du rock indé. Avec ses deux immenses personnalités (Win et Régine), son groupe débraillé et ses chansons exemptes de toutes influences, les canadiens ont toutes les cartes en main pour marquer l’histoire.


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3. Mount Kimbie - Crooks & Lovers (Hotflush)

Le premier effort des Anglais de Mount Kimbie, bien que très court, n’en reste pas moins une oeuvre importante, qui préfigure l’avenir du dubstep en délaissant son côté sombre et angoissant pour quelque chose de plus doux et ouaté. Un disque rayonnant, aventureux mais accessible, aussi intéressant pour ses mélodies aériennes que pour ses textures travaillées au scalpel.


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4. Pantha Du Prince - Black Noise (Rough Trade)

Sans atteindre les mêmes sommets que son This Bliss de 2007, Black Noise sacre Pantha Du Prince comme le roi d’une tech-house opaque, brumeuse et romantique, qui doit beaucoup au shoegaze et à l’ambient. La bande-son idéale pour regarder la neige tomber, un grog à la main.


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5. Sufjan Stevens - The Age of Adz (Asthmatic Kitty)

Une œuvre d’apparence insensée, d’une complexité dont seuls les génies sont capables. Sommet de folie créatrice, jouant le grandiose autant que le malaise intime, l'épuisant jeu de déconstruction / reconstruction, non seulement des chansons, mais de tout l'appareil baroque de Sufjan Stevens, ne ménage pas une seule seconde son auditeur qui devra, comme à un puzzle, lui donner beaucoup de son temps et de son énergie pour pouvoir enfin apprécier le plaisir douloureux de son écoute.


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5. (ex aequo) Caribou - Swim (City Slang)

Le génie et la virtuosité de Dan Snaith ne sont plus à prouver. Nouvelle démonstration avec Swim, 9 titres de dance-music hypnotique et inventive et un hit : "Odessa". What else ?


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6. Black Mountain - Wilderness Heart (Jagjaguwar)

Vivent les parties de chant à deux ! Black Mountain sait nous rappeler ce précepte sur de la belle ouvrage pop et folk et des rythmiques à bouger les cervicales. Retour réussi pour les babouzes canadiens !


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7. Beach House - Teen Dream (Sub Pop)

Le couple le plus en vue de Baltimore livre enfin son chef d’œuvre au bout du troisième coup. Obsédant, hivernal, hypnotique, minimal, Teen Dream c’est avant tout la plus belle des collections de berceuses pop teintées d’électronica sortie cette année.


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8. Midlake - The Courage Of Others (Bella Union)

Le troisième album controversé des Texans de Midlake est un monolithe de beauté et de tristesse qui se mérite. Terminée la pop orchestrée de "Roscoe", on a maintenant droit à un folk médiéval et hivernal joué sans concession au fond d’une forêt sombre et humide. Mystique et magique.


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8. (ex aequo) Field Music - (Measure) (Memphis Industries)

La nouvelle oeuvre des très ambitieux et uniques frangins de Field Music. Bourrée d'idées novatrices et de titres marquants même si totalement exempte de tubes, l'entreprise du combo chéri de Sunderland, n'évite cependant pas les écueils de son format étiré, et ne rend pas toujours justice au talent de ce duo hors normes !


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9. Family Of The Year - Our Songbook (Volvox)

Si vous trouvez que le dernier Arcade Fire manque cruellement de mélodies marquantes, si vous trouvez que MGMT est un gadget creux et fatiguant, si vous êtes orphelin des mélodies pop ensoleillées de Fleetwood Mac, et si surtout, vous aimez les chansons bien faites, bien écrites et bien interprétées, abandonnez-vous sans retenue à ce disque ! Toutes ces chansons sauront vous mettre à genoux, et vous faire chialer de bonheur !


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10. Emeralds - Does It Look Like I’m Here ? (Mego)

Sérieux et solennel, le dernier Emeralds est un voyage astral d’une intensité et d’un lyrisme rares, peuplé de drones à la dérive et de guitares épiques, et rythmé par les flux et reflux des vagues synthétiques. Immersion plus que recommandée !


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11. Tame Impala - Innerspeaker (Modular)

Pour leur premier album, ce jeune trio aussie dégaine le disque psyché rock de l'année, tout simplement. Synthèse virtuose d'une des meilleures vagues de notre temps. Produit par Dave Fridmann, faut-il le préciser.


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12. The National - High Violet (4AD)

Une voix. Des rythmes. Tout un univers sonore qui s'agite en arrière plan. Des émotions magnifiquement dites et contenues. Un des albums les mieux faits de l'année.


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13. Young Gods - Everybody knows (Two Gentlemen)

Un éblouissant "album patchwork", représentatif de toutes les tendances abordées par les Suisses depuis leurs débuts, mêlant leur récents élans acoustiques à leur électricité débridée et à leur électro spatiale.


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14. Four Tet - There Is Love In You (Domino)

Kieran Hebden effectue un pas de plus sur le sol de l’enregistrement expérimental. Toutefois dancefloor et accessible , cet album a de quoi faire hérisser le poil de nombreux auditeurs !


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15. Morning Benders - Big Echo (Rough Trade)

Terrible doo wap pop d’inspiration 50’s et 60’s, à l'orchestration et à l'interprétation magistrales, la bande à Chris Chu fait preuve d'énormément de maturité sur ce premier album de très bon goût.


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CLASSEMENTS INDIVIDUELS

Dave

1. Emeralds - Does It Look Like I’m Here ? (Mego)
2. Mount Kimbie - Crooks & Lovers (Hotflush)
3. Horror Inc. - Aurore (Haunt)
4. Pantha Du Prince - Black Noise (Rough Trade)
5. Ginormous - The Sound Of Love Impermanent (Ant-Zen)
6. Caribou - Swim (City Slang)
7. Actress - Splazsh (Honest Jon's)
8. Gonjasufi - A Sufi & A Killer (Warp)
9. Mark E - Works [2005-2009] (Merc)
10. Four Tet – There Is Love In You (Domino)


Emmanuel

1. Sufjan Stevens - The age Of Adz (Asthmatic Kitty)
2. Beach House - Teen Dream (Sub Pop)
3. The Radio Dept - Clinging up a Scheme (Labrador)
4. Ólöf Arnalds - Innundir Skinni (One Little Indian)
5. Arcade Fire - The Suburbs (Merge)
6. Deerhunter - Halcyon Digest (4AD)
7. Dntel - After Parties 1 & 2 (Sub Pop)
8. Perfume Genius - Learning (ORGANS)
9. Radar Bros - The Illustrated Garden (Squid Vs. Whale)
10. Björn Kleinhenz - Head Held High On Fearsome Pride (Gold Robot)


Fabien

1. Tame Impala - InnerSpeaker (Modular)
2. Pantha du Prince - Black Noise (Rough Trade)
3. Mount Kimbie - Crooks and Lovers (Hotflush)
4. Guillaume and the Coutu Dumonts - Breaking the Fourth Wall (Circus Company)
5. Four Tet - There Is Love In You (Domino)
6. Flying Lotus - Cosmogramma (Warp)
7. The Morning Benders - Big Echo (Rough Trade)
8. Gonjasufi - A Sufi and a killer (Warp)
9. Avi Buffalo - Avi Buffalo (Sub Pop)
10. Midlake - The Courage of Others (Bella Union)


Hip Hop

1. The National - High Violet (4AD)
2. Black Mountain - Wilderness Heart (Jagjaguwar)
3. Grinderman - Grinderman II (Anti-)
4. The Besnard lakes - Are The Roaring Night (Jagjaguwar)
5. The Black Keys - Brothers (Nonesuch)
6. Foals - Total Life For Ever (Warner)
7. Field Music - (Measure) (Memphis Industries)
8. The Black Angels - Phosphene Dream (Blue Horizon)
9. Arcade Fire - The Suburbs (Merge)
10. Of Montreal - False Priest (Polyvinyl)


Ju

1. Gonjasufi - A Sufi And A Killer (Warp)
2. Midlake - The Courage Of Others (Bella Union)
3. Janelle Monae - Archandroid (Bad Boy)
4. Arcade Fire - The Suburbs (Merge)
5. Broken Bells - Broken Bells (Columbia)
6. Sufjan Stevens - The Age Of Adz (Asthmatic Kitty)
7. MGMT - Congratulations (Columbia)
8. Beach House - Teen Dream (Sub Pop)
9. Surfer Blood - Astro Coast (Kanine)
10. Morning benders - Big Echo (Rough Trade)


Nickx

1. Family Of The Year - Our Songbook (Volvox)
2. So Cow - Meaningless Friendly (Tic Tac Totally)
3. The Roots - How I Get Over (Def Jam)
4. Clinic - Bubblegum (Domino)
5. Field Music - (Measure) (Memphis Industries)
6. Silvervince - s/t (Discograph)
7. Black Mountain - Wilderness Heart (Jagjaguwar)
8. Year Long Disaster - Black Magic All Mysteries Revealed (Volcom)
9. Liars - Sisterworld (Mute)
10. Neil Young - Le Noise (Reprise)


Psychocandy

1. Young Gods - Everybody Knows (Two Gentlemen)
2. Caribou - Swim (City Slang)
3. Marvin - Hangover The Top (Africantape)
4. Kill For Total Peace - Kill For (Pan European)
5. Bettina Koester - Queen Of Noise
6. Faust - Faust Is Last (Klangbad)
7. Anika - s/t (Invada)
8. The Poison Arrows - Newfound Resolutions (File 13)
9. Fops - Yeth Yeth Yeth (Monotreme)
10. Edible Woman - Everywhere At Once (Sleeping Star)



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19 décembre 2010

Ben’s Symphonic Orchestra - Island On A Roof (2010)

Vous connaissez les poncifs, c’est la fin d’année, et l’heure de regarder dans le rétro si l’on n’a rien oublié. Et au moment des bilans, le constat est sans appel, où sont les français ? Il était facile de passer à côté du troisième album de l’homme orchestre Benoît Rault tant il est discret. Quasi ignoré de nos compatriotes et pourtant courtisé par les Anglais, celui que l’on avait coutume d’appeler le Beck français revient sept ans après avec un album sublime destiné à demeurer dans l’ombre. C’est bien dommage, car on tient peut-être là l’un des disques pop de l’année.

Cette île sur un toit, c’est le home studio de Benoît au dernier étage de son appartement Rue St Denis à Paris. De formation classique, à la fois compositeur, interprète et arrangeur, il affiche une culture pop country folk sans faille. Si Lee Hazelwood et Roy Orbison devaient être ses idoles, il en a gardé le sens mélodique et une classe innée. Dès les premières secondes, l’intro instrumentale de "Crashed on a beach" pose l’ambiance. Une production ample, une douce plainte guitaristique puis des roulements de tambours salvateurs précédent une nouvelle guitare électrique en accords descendants. C’est majestueux et ça impose le respect.


Derrière, Benoît retourne sa veste et devient le crooner qui pousse à la rêverie, tout en contrebasse et en arpèges sur "Island", c’est magnifique. "We feel love" quant à lui est un joyeux folk au banjo, naïf et maîtrisé. Je vois ensuite une spéciale dédicace dans ce "Julian’s song" intemporel. Là encore les arrangements changent, et on se retrouve dans une intro Beach Boys avec des cloches, un refrain psalmodié et une guitare espagnole qui prend le relai. Ca n’arrête jamais et le déchirant "Brother" (Benoît a tragiquement perdu son frère musicien lui aussi) trouve sa place au milieu d’un album déjà bien chargé. Comme si Bowie chantait sur les guitares de Pavement, et tout ça tout seul (bien que mastérisé à New York par Alan Douches). Et cette basse…

Loin d’avoir fini, "Guns" me rappelle à Jeremy Jay, "Build this house" est excellente, et "You’re making some good to me" sonne comme du Prince ! Tout ça et bien plus encore en seulement dix titres par un français tout seul, moi je dis que ça mérite bien plus à nos oreilles que de la simple indifférence.

En bref : un petit génie bien de chez nous nous pond dans le dos un petit disque pop parfait, là haut sur les toits.




Le site officiel, le Myspace et l’album en streaming

"Brother" et "Island" en live dans des conditions qui reflètent bien l’indifférence à son égard. Fools ! :





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16 décembre 2010

Asa-Chang & Junray - Hana (2001)

C'est à la faveur de retrouvailles avec un ami un peu perdu de vue que je suis enfin parvenu à identifier ce morceau recherché en vain pendant des années. Par bonheur, "Hana", car tel est son titre, est encore plus beau et impressionnant que dans mes souvenirs. L’ancien leader du Tokyo Ska Paradise Orchestra, Asa-Chang, alias Koichi Asakura, et ses deux acolytes de Junray, ont atteint, avec cette drôle de comptine sortie en 12" en 2001, un sommet d’étrangeté sonore. Je vois peu d’équivalents à cet assemblage de musique indienne, de poésie nippone, et d’expérimentations électroniques extrêmes façon Aphex Twin. En fait, pour être rigoureusement exact : je n’en vois aucun.

Sur fond de cordes tire-larmes extraites d’une ballade de Sade ("Pearls"), deux voix filtrées suivent le rythme saccadé et sans cesse changeant d’un solo de tablas, exécuté de main de maître par U-Zhaan. Vrillées, tordues, ces voix détachent curieusement, bégayent parfois, les syllabes de ce qui s’apparente sans doute à un poème (si quelqu’un parle japonais…). La simple énonciation de ses différents ingrédients ne rend cependant pas justice à ce petit trésor qui échappe à toute description. Les trois albums d’Asa-Chang & Jun Ray valent la peine d’être écoutés au moins une fois, mais aucune de leurs productions n’égale la magie de "Hana" qui, plus de 9 ans après, reste désarmant de virtuosité et d’avant-gardisme.

A noter : d'abord sorti en 12" sur Hot-Cha en 2001, puis sur Leaf en 2002, "Hana" figure aussi sur le premier album du groupe, "Jun Ray Song Chang", et sur différentes compilations.

En bref : il n’y a que les Japonais pour créer des morceaux aussi barrés que "Hana", un patchwork magique de voix et de tablas sous perfusion d’Aphex Twin. Une pièce unique, qui défie les lois de la musique occidentale.




Le Myspace

A lire aussi : Radicalfashion – Odori (2007)


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15 décembre 2010

Interview - Dj Tha Trickaz pour la sortie de Megaphone


Leur prestation scénique en ouverture d’Hocus Pocus nous avait littéralement laissé sur le cul, alors on a voulu en savoir plus. Tha Trickaz est un duo de dj d’origine vietnamienne installés à Paris qui s’amuse à dynamiter les codes du milieu hip hop à base de scratch, de sampling et de boîte à rythme. Après un album explosif en 2000 (déjà), et récemment The Cloud Ep, ils reviennent cette année avec le vinyle 2 titres Megaphone, de quoi encore une fois vous retourner le cerveau. Entretien.

Vous emblez faire de la musique ensembles depuis un bon bout de temps. Qu’est-ce qui a changé autour de vous depuis vos débuts ?

Déjà, à nos débuts, il n’y avait pas encore internet, ni d’euros, ni de serato (logiciel de dj)! Disons qu’on a commencé peu avant l’apparition du web et tous les soft crakés. On a donc vu et vécu une énorme évolution aussi bien dans notre manière de travailler que dans l’industrie musicale de manière générale. Au début, on avait chacun notre boulot à côté de la musique, c’était boulot alimentaire la journée et session de beatmaking la nuit. Très fatiguant à vrai dire d’enchaîner les deux. Résultat : on a appris à dormir au taf. Puis au fur et à mesure des années nous avons réussi à devenir intermittents du spectacle grâce à nos concerts un peu partout en Europe et en Asie.

Vous proposez de nombreux featurings. Quel serait votre featuring de rêve et pourquoi ?

Forcément il y a plusieurs feat dont on rêve. D’abord niveau MC, on aimerait faire un track avec Method Man & Redman, parce que voilà, c’est eux les stars du rap ! Et qu’on adore ca ! Niveau beatmaker/producteur, il y a bien-sûr Dj Shadow, Bonobo ou même Amon Tobin…

Vous semblez être très inspirés des mangas et de la culture orientale. Quelles sont vos références ultimes en la matière et qu’ont-ils que les dessins animés ou Bd plus occidentales n’ont pas ?

On est bien-sûr à fond de Dragon Ball, Nicky Larson, Ken, Chevaliers du Zodiaque etc depuis qu’on est gamins… La génération Dorothée quoi… Mais récemment les mangas de la nouvelle génération nous ont offert de très belles surprises, surtout avec Naruto et One piece, la ou les Manga de "bastons" ont pris une autre ampleur comparés à leurs prédécesseurs tels que Dragon Ball Z. L’univers japonais est vraiment très différent et n’a rien à voir avec la Bd traditionnelle occidentale. Mais Dorothée nous a bien éduqués, elle nous a donné goût a tous ces mangas, et on la remercie pour ça!


Votre show à la différence de nombreux autres artistes électroniques semble vraiment joué en direct. Qu’est-ce qui fait cette différence ?

Et bien oui nous jouons presque tout grâce à nos dix doigts, munis de mpc, platines, effets, synthés analogiques. Nous nous forçons à reproduire nos morceaux en jouant le maximum de choses possibles. Nous ne sommes pas très friands de Dj Set, on s’y ennuie très vite, on a besoin d’un minimum de risques, de jouer vraiment notre musique, c’est ce qui la rend plus vivante et organique.

Etes-vous en rapport avec Wax Taylor ?

Nous avons gagné son remix contest l’année dernière, et avons eu l’honneur de faire sa première partie lors de sa tournée française. Alors pourquoi pas un nouveau remix ?!

Pour vous qu’est-ce qui est le plus important ? L’image ou le son ?

Les deux bien-sûr! Mais pour l’instant on fait le son. La vidéo va venir, promis ! Nous avons toujours accordé une grande importance à la vidéo par rapport à la musique. Nous sommes en ce moment même en train de développer notre live vidéo, mais c’est un boulot monstrueux de post prod et de scénographie.

Quelque chose à dire en particulier ?

Cassius - The sound of violence (Tha Trickaz remix) sortira a la fin de cette année sur Cassius Records ! Otodayo !

Le Myspace



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14 décembre 2010

Concert - A Place To Bury Strangers + Young Prisms au BT59 de Bordeaux le 09/12/10,


Le moins que l’on puisse dire c’est que les new-yorkais ont su se forger une sacrée réputation scénique depuis quelques années. Anciennement rois de l’underground, et à en juger par le monde présent ce soir presque tombés dans le domaine public, le groupe au nom à prendre avec des pincettes connait sa recette sur le bout des doigts : commencer l’air de rien à jouer un shoegaze d’origine new-wave, puis pousser petit à petit (environ tous les trois morceaux) le potard d’un cran ou deux jusque dans ses derniers retranchements (jusqu’à 11 pour les fans de Spinal Tap). Et donc forcément, c’est prendre le risque d’être comparé à My Bloody Valentine (qui ont failli me rendre sourd il y a deux ans à Barcelone) ou encore Sun O))) (également !). Qu’en est-il réellement ?

Avant ça et pour l’anecdote, nous avons eu droit à une première partie gag esprit Spinal Tap encore une fois, avec Young Prisms, d’autres new-yorkais qui apparemment ont eu des problèmes de vol de van, et surtout un guitariste qui les a quittés la veille. Mais pas de regret puisque le peu qu’on en a entendu ressemblait à une bouillie sans nom, désolé pour les fans. Peu importe puisque c’est bel et bien le guitariste fou Olivier Ackerman et son non moins inquiétant bassiste Jono Mofo qui comptent. En préambule je citerais l’intéressé principal : "Nous essayons de créer un univers alternatif où l’on perd le sens de ce qui se passe dans notre vie et dans nos sentiments". Au moins c’est clair.


Effectivement, le show froid des new-yorkais est une expérience physique autant que sonore. La faute en premier lieu à un light-show stroboscopique de fin du monde qui ne laisse aucun répit. Me contraignant à fermer les yeux durant de longues minutes, cette technique a pour effet de me faire voyager très loin, jusqu’à avoir l’impression de ne plus être là, en tous cas d’être seul et en suspension. Un véritable viol visuel. Niveau sonore, j’avoue avoir eu du mal à me raccrocher à de véritables compositions, mais c’est aussi un peu ça le but du trio. Leurs morceaux plus encore sur disque que sur scène sont de véritables tunnels interminables où l’on ne peut rien faire d’autre que tomber.

Inaugurant pour la première fois de ma vie les fameuses boules "Qui est-ce ?", je n’en prends pas moins plein la gueule sur les morceaux du bien nommé Exploding Head, véritables rouleaux compresseurs hypnotiques qui laissent sur le cul, les jambes cassées et les oreilles en bouillie. Le final sera quant à lui dantesque, avec deux fois dix minutes de magma noisy et frontal évoquant "You made me realize". Pas forcément agréable à vivre sur la longueur, un concert de A Place To Bury Strangers est quoi qu’il en soit une gifle sonique qu’il faut avoir pris au moins une fois dans sa vie, tout comme celle de My Bloody Valentine.

Les Myspace de Young Prisms et A Place To Bury Strangers

Les sites du BT59 et Allez les filles

"The falling sun" :

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13 décembre 2010

Top Des Blogueurs 2010


15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette année 60 blogueurs musiques francophones à vous présenter au travers d'un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqué en 2010. En espérant en toute humilité vous permettre de redécouvrir certains disques ou mieux d'en découvrir de nouveaux...



The Radio Dept - Clinging To A SchemeThe Radio Dept - Clinging To A Scheme


Branche Ton Sonotone : Les suédois de The Radio Dept. creusent le sillon d'une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdoués. Leur dernier opus a la couleur d'un coucher de soleil sur un lac scandinave : mélodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d'un album qui a un goût d'insaisissable. Un charme nordique, à la fois enjoué et nostalgique, distant et incroyablement émouvant. A lire la critique du Golb et de Branche Ton Sonotone


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Syd Matters - BrotheroceanSyd Matters - Brotherocean


La musique à Papa : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l'on rencontre comme ça au hasard d'une soirée et auxquelles on n'attache d'abord pas vraiment d'importance. Pas qu'elles soient moches, loin de là, mais on les trouve un peu ...chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c'est la révélation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons changé ou est-ce elles ? En tout cas, "Brotherocean" a résonné comme une évidence. Comme s'il n'y avait rien eu avant. Et tant pis, s'il n'y a rien après... "A moment in time ", comme disent les anglais. A lire la critique de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et de So Why One More Music Blog


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Deerhunter - Halcyon DigestDeerhunter - Halcyon Digest


Esprits Critiques : Réussir un mélange est une chose compliquée. Si vous mélangez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu appétissant. La musique de Deerhunter, ça pourrait être ça. En mêlant de la noirceur, du son brut, du kraut, des mélodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est présent. Pourtant, la bande à Bradfortd Cox a (encore) livré une œuvre subtile et unique, et arrive (encore) à polir un genre qu'il faudrait créer pour eux. Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de ce son vaporeux pour que le brouillard précipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l'écriture et le son. A lire les critiques de Tasca Potosina et de Ears Of Panda


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Pantha du Prince - Black NoisePantha du Prince - Black Noise


Playlist Society : "Black Noise" est un lac perdu dans les montagnes : derrière son romantisme pictural et ses sonorités enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades à venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les tragédies. Les mélodies électroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la taïga, se dérobent et nous abandonnent face à l'aurore boréale. A lire la critique de Pop Revue Express et le live report de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes


Joanna Newsom - Have One On MeJoanna Newsom - Have One On Me


Brainfeeders & Mindfuckers : Joanna Newsom ne s'impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin délicatement, avec grâce, avec le temps de son côté. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derrière l'oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n'a changé. Elle reste impossible à apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s'échappe par tous les détours, dans cette forêt qu'elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d'être patient, de la laisser s'approcher peu à peu, puis de se plonger entièrement dans la mystique lumineuse de "Have One On Me". Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d'un rêve. Mais tout est bien réel. A lire les critiques de Playlist Society et de Listen See Feel


Mount Kimbie - Crooks & LoversMount Kimbie - Crooks & Lovers


Chroniques Automatiques : "Crooks & Lovers", trop court, bancal mais pourtant tellement maitrisé, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les cœurs sensibles. Mélancolie electronica matinée de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c'est surtout mini-jupes et
arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de Brainfeeders & Mindfuckers et de Musik Please


Cougar - PatriotMGMT - Congratulations


Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ? : MGMT avait réussi à prouver sa capacité à coller quelques tubes imparables au milieu d'un album fadasse. Le "toujours difficile deuxième album" en est l'antithèse : pas de morceau direct (hormis l'imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexité, de richesse, une pièce montée de folie(s) et de "plus" qui jamais ne touchent au "trop". Si c'est ça l'avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synthèse en sifflotant "Flash Delirium". A lire les critiques de Des Oreilles dans Babylone et du Golb


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Zola Jesus - StridulumZola Jesus - Stridulum


Unsung : Pour la première fois, Zola Jesus s'est enregistrée en studio, entourée de musiciens professionnels. Cette production soignée met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre légèrement rauque à donner des frissons, renforcé par la réverbération, l'atmosphère angoissante entre rythmiques 80's, piano entêtant, et des textes emprunts de doutes, d'espoirs fragiles, et de complaintes mélancoliques. Cet émouvant "Stridulum" révèle une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de Little Reviews et Toujours Un Coup d'Avance !


Gil Scott Heron - I'm New HereGil Scott Heron - I'm New Here


Arbobo : Une histoire d'ange déchu, une histoire vraie. Une histoire de phoenix, de père putatif du rap extrait de tôle par un producteur aux doigts d'or. Il a serré la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-être de publier son plus bel album, le plus noir, creusé à mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ca saigne, ça saigne mais c'est vivant. C'est palpitant. A lire les critiques de My(Good)Zik et du Choix de Mlle Eddie


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LCD Soundsystem - This is HappeningLCD Soundsystem - This is Happening


I Left Without My Hat : James Murphy a beau s'en amuser et assurer le contraire ("You wanted a hit, but that's not what we do"), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n'auront pas franchement changé leur fusil d'épaules avec "This is Happening", troisième et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage à la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par là), "This is Happening" est un disque aux contours rock, aux beats toujours synthétiques, mais à la vision globale très pop. Surtout, il n'est rien de moins qu'une belle épitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix dernières années, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir été gravé en lettres d'or. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et La Musique à Papa


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Sufjan Stevens - The Age of Adz Sufjan Stevens - The Age of Adz


Ears of Panda : 5 ans après Illinois, Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et sûrement le plus risqué. Retrouvant ses premières amours pour la musique électronique sans abandonner pour autant son goût pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d'un disque pour le moins étonnant. Le génie détruit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d'un genre nouveau; à l'ambition démesurée, aux sons hachés, rugueux, épileptiques même, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l'essence même de ce disque, ce doux rêveur toujours en perpétuel mouvement, qui nous avait laissés sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de Esprits Critiques et Brainfeeders & Mindfuckers


Flying Lotus - CosmogrammaFlying Lotus - Cosmogramma


So Why One More Music Blog : Le prodige originaire de la Cité des Anges s'affranchit sur ce troisième album des formats classiques en terme de durée et des carcans trop étroits d'un genre que l'on définissait comme l'abstract hip-hop. Entouré de musiciens talentueux et confirmés, élégant dans son costume de chef d'orchestre qui lui sied à merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu'électroniques, laissant parler son héritage et s'exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de De La Lune On Entend Tout et de Nuage Noir


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Caribou - SwimCaribou - Swim


Pomme de Pin : Hypnotique et viscéral, réfléchi et instinctif, cérébral et dansant, sur "Swim", Caribou mêle boucles électroniques et rythmiques tribales et en profite pour réconcilier la tête et les jambes. L'expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tournée tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clichés sur les mathématiciens. A lire les critiques de Five Minutes et So Why One More Music Blog


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Owen Pallett - HeartlandOwen Pallett - Heartland


C'est entendu : Débarrassé de son pseudo geek à souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l'étendard de son patronyme civil comme le symbole d'une ambition enfin assouvie. Auto-proclamé Seigneur Divin du Royaume de "Heartland", il décore cet univers d'arrangements subtilement magnifiques et réalise un chef d'oeuvre pop dont la "lecture" révèle une mise en abyme homo-érotico-créatrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de Feu à Volonté et de Ears Of Panda


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Janelle Monae - The ArchAndroidJanelle Monae - The ArchAndroid


Le Gueusif Online : Une torpille de soul-funk qui n'oublie pas d'être outracière, voire parfois un peu kitsch, mais qui détonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette année 2010. Une voix, une présence et un talent à suivre, que ce soit en studio ou en live, où toute la classe de Janelle Monàe resplendit. A lire les critiques de With Music In My Minds et Music Lodge


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The Black Keys - BrothersThe Black Keys - Brothers


Le Choix de Mlle Eddie : Ô Dan Auerbach que ta voix est belle ! "C'est pour mieux te régaler", pourrait-il me répondre. Le duo d'Akron s'autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et même soul, avec une production qui n'a jamais été aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport à ses prédécesseurs. C'est vrai, mais ce qu'ils perdent en abrasivité ils le gagnent en diversité. Et Auerbach n'a jamais aussi bien chanté. Ce Brothers, c'est la grande classe. A lire les critiques de La Quenelle Culturelle et du Gueusif Online


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Beach House - Teen Dream.Beach House - Teen Dream


Hop : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisième album. Plus faciles d'accès, plus immédiates que par le passé, les chansons de Beach House brillent ici par l'éclat des mélodies, par la beauté triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l'on trouve tout au long de ces dix hymnes à la mélancolie qui évoquent la froideur d'une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de Between The Line Of Age et du Choix de Mlle Eddie


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Four Tet - There is Love in YouFour Tet - There is Love in You


Good Karma : Obsédant : c'est le moins que l'on puisse dire de ce cinquième album de Kieran Hedben. Très loin de son groupe de post-rock Fridge, l'Anglais a choisi la musique électronique pour s'exprimer en solo. En résulte un disque inspiré par le jazz, la house et l'electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu'introspectives, à l'inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et de I Left Without My Hat


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Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The SkySwans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky


Where Is My Song : A l'heure des come backs périmés et après 13 ans de silence, les Swans réactivés offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la vérité. Une rigoureuse apocalypse. Bande son idéale pour la fin du monde civilisé, que l'on peut désormais attendre avec sérénité. A lire les critiques de Playlist Society et du Golb


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Gonjasufi - A Sufi and a KillerGonjasufi - A Sufi and a Killer


Des Oreilles Dans Babylone : Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale. A lire les critiques de Chroniques Electroniques et de Les Insectes sont nos amis


Les participants au Top des Blogueurs 2010 :


Alain de Soul Kitchen, Anakin de Attica Webzine, Arbobo de Arbobo, Benjamin F de Playlist Society et de Ricard SA Live Music, Benjamin L de Le Transistor, Benoit de Pop Revue Express et de Hop, Catnatt de Heaven can wait, Cedric de So Why One More Music Blog, Daniel de Listen See Feel, Dat' de Chroniques Automatiques, Dr Franknfurter de The Rocky Horror Critic Show, Dragibus de Les insectes sont nos amis, Eddie de Le Choix de Mlle Eddie, Edouard de Ears of Panda, Ed Loxapaq de Chroniques Electroniques, Elliott de Weirdbrowser, Neska de Adiktblog, Fabien de Kdbuzz, GT de Music Lodge, Gui Gui de Les Bons Skeudis et du Mellotron, Guic'The Old de Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?, Jimmy de Nuage Noir, Joanny de Discobloguons, Joe Gonzalez de C'est entendu, Joris de Tasca Potosina, JS de Good Karma, Ju de Des Oreilles Dans Babylone, Julien LL de Des Chibres et Des Lettres, Junko de Unsung, Laure de Not For Tourists, Laurent de Rocktrotteur, Leroy Brown de I'll give her mélodies, Marc de Esprits Critiques, Martin de Branche Ton Sonotone, Matador de Between The Lines Of Age, Michael de Crystal Frontier, Mmarsup de Little Reviews, Myriam de Ma mère était hipster, Nathan de Brainfeeders & Mindfuckers, Nicolas de Soul Brotha Music, Olivier de Feu à Volonté, Olivier R de Where Is My Song, Paco de De La Lune On Entend Tout, Paul de Pomme de Pin, Pauline de E-Pop, Pierre de Musik Please, Rod de Le Hiboo, Romink de My(Good)Zik, Sabine de With Music In My Mind, Sfar de Toujours un coup d'avance !, Ska de 7 and 7 is, Sunalee de Bruxelles Bangkok Brasilia, Sylphe de Five-Minutes, Systool de Le Gueusif Online, Thibault de La Quenelle Culturelle, Thomas de Le Golb, Twist de I Left Without My Ha, Vincent de La musique à Papa, Violette de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes, Xavier de Blinking Lights


Chef de projet : Benjamin F / Identité visuelle et design : Laurent / Communication : Romink, Sylvie et les Waaa / Porte-paroles : Arbobo et JS


Plus de tops : le classement de GT sur Music Lodge


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