31 juillet 2012

James Welsh - Air Valley (2012)

Petite sœur du label Hypercolour, créé par deux londoniens, Alex Jones et Jamie "Cedric Maison" Russell, Losing Suki fait déjà preuve d'une grande maturité. Si "elle" n'a que deux ans d'existence et un catalogue ne dépassant pas encore les dix enregistrements, la qualité de ses productions n'en demeure pas moins excellente. Il est vrai que la benjamine ne dispose pas encore d'une grande visibilité. Et il semble d'autant plus certain que les choix opérés en son sein se destinent plus à des amateurs de dubstep et de UK garage, comme Jack Dixon. Ces quatre titres sauront néanmoins ravir les aficionados des très recommandables Moodymann, et encore DJ Nature, dont on avait pu remarquer la chronique dans les colonnes de DODB.


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Rootstrax - Harlequin (2011)

Cela fait presque un an que cet EP tourne dans ma playlist favorite. Allez comprendre pourquoi, mais les microsillons de ce trois titre se sont imprimés aussi distinctement dans mes oreilles que sur les galettes sur lesquelles il a été imprimé. Edité sur Deeply Rooted House, label créé en 2003 par le parisien Cyril Etienne des Rosaies, AKA Dj Deep, la maison a pour postulat d'explorer les racines profondes de la house et de la techno, dans la filiation de Kerry Chandler ou de JoVonn. Leur catalogue n'est d'ailleurs pas très facile d'accès. Les nombreuses sorties du label ont conservé leur caractère brut et légèrement âpre, que l'on retrouve dans les productions garage de la fin de la décennie 80 et de la première moitié 90'.


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23 juillet 2012

CN - Ra (2012)

C’est pour moi l'un des gros espoirs électroniques du moment. Après avoir écouté plus que de raison  son EP de 2010 repressé en début d’année (Utrecht), j’ai commencé à suivre de près l’actualité de Stian Gjevik, alias EOD ou CN. Et il y a de quoi faire ! Le garçon ne s’arrête jamais : en 2012, il a déjà produit deux longs EP, dont le splendide Questionmarks, et un album (Obscure Research, uniquement dispo en digital), et annonce une flopée de 12" pour les mois qui viennent. Gravitant toujours autour d’un axe tracé entre Detroit et l’Angleterre, Underground Resistance et Rephlex, il y ajoute une sorte de douceur boréale toute scandinave, avec une attention particulière pour les mélodies et même, dans le cas de Ra, une touche funky loin d’être déplaisante.


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20 juillet 2012

Gremlins - Gremlins Ep (2011)

Gremlins est un side-project pour le moins étrange. Il aurait pu continuer à hanter le fond de la Toile si le nom de ses adeptes n'avait pas lancé quelques appels de phares qui n'ont pas échappé aux blogueurs les plus avertis. Loin d'être des anonymes, les membres ne sont autre que Katie Lee (claviériste des très prometteurs Braids dont on vous parlait ici l'année dernière), Patrick Jeffords (bassiste de Toro Y Moi), Sam Ray (Ricky Eat Acid) et Matt Cothran (Coma Cinema) l'initiateur du projet. Un "super-groupe", donc, aux influences multiples.


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18 juillet 2012

Grizzly Bear - "Sleeping Ute" (2012)

À l'annonce de la sortie du quatrième album de Grizzly Bear, Shields, fixée au 18 septembre 2012, une seule interrogation : sera-t-il aussi réussi que son prédécesseur ? Comment ne pas être aussi suspicieux et exigeant alors que les 12 pistes baroques de Veckatimest (2009) parviennent encore à titiller le fin fond des écoutilles les plus endurcies par d'innombrables écoutes. Quand on a encore en tête le piano bourdonnant de "Two Weeks" ou les saisissants claquements de guitare de "Ready, Able", il est difficile d'imaginer mieux.


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05 juillet 2012

Pyranha - S/t (1972)

Il est des découvertes bien étranges. Celle de ce groupe en fait partie. C’est une formation (franco) suisse un peu oubliée il faut dire, peut-être pour la simple raison que ce disque reste le seul testament d’un talent éphémère. Mais quel album ! Rien que pour le titre introductif "Clepsydre" la messe est dite. Dès les premières secondes même. Une sorte de musique instrumentale psychédélique et jazzy qui aurait fait un hit chez Triangle, le Floyd ou même le Gratefull Dead. 


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01 juillet 2012

The Band - Music From Big Pink ( 1968)

The Band ou l'un des groupes les plus adoubés, mais aussi les plus sous-estimés du continent nord -américain de la fertile période des sixties.Connue à ses débuts, lorsqu'ils s'appelaient encore les Hawks, pour être drivée par son batteur, ainsi que pour avoir été le groupe accompagnateur de Dylan le long des légendaires Basement Tapes, ou bien pour avoir servi de support-band de luxe aux côtés de lrut plus illustre  compatriote canadien Neil Young, dans le fameux The Last Waltz de Scorsese - les pas glamour mais très cool musiciens se font d’ailleurs produire par David Briggs directeur artistique de moult galettes du Loner. Thee Band c’est ce crossover parfait  entre les éléments traditionnels du folklore américain et une pop plus arrangée.

S'il est vrai que ces gens ont pu être être desservis par une image hick, et qu'à côté d'eux d'autres ploucs brillants comme Creedence Clearweater Revival ou Leonard Cohen auraient pu faire de l'ombre à Roxy Music ou Elton John au niveau de l'accoutrement, s'il est avéré que leurs longues moustaches, barbes ou crinières Amish n'auraient pas déparé dans La Petite Maison dans la Prairie, si enfin nos hommes ont redonné ses lettres de noblesse à la chemise à carreau bien avant la mode grunge, eh bien cela ne doit pas occulter les talents multiples de ces multi instrumentistes doublés de merveilleux compositeurs. 

Enregistré au sein de leur propre studio -ce Big Pink qui lui donne son nom- ce premier album sous l'entité The Band, fait la part belle aux traditionnels et aux folks dépoussiérés écrits à quatre mains avec Dylan (également illustrateur de la pochette), mais aussi aux plus belles créations du groupe, que l'on doit généralement à Manuel ou à Robbie Robertson son guitariste.

Il en est ainsi d'un disque puisant l'essentiel de son inspiration dans la Bible, le Nouveau testament, une critique acerbe du matérialisme et des idéaux expansionnistes (le Vietnam) américains - Neil Young disait que son statut de résident américain à la nationalité canadienne lui permettait aussi  ce recul que n'ont pas les natifs sur leur propre pays. Tel dans ce liturgique "Tears of Rage", empreint de dramatique shakespearienne et qui offre une vision désabusée du rêve américain.  Les Mercury Rev au carrefour de leur carrière en donneraient une adaptation extraordinaire. La parfaite "To Kingdom Come" qui lui succède, exsude le mysticisme à travers une très flippante histoire de fantôme, de mauvaise augure, et s'ouvre sur le refrain de la chanson. L'itinérante "In a Station" convie des vocalises angéliques qui contrastent singulièrement avec la noirceur poétique dont elle est baignée.

"The Weight", nouvelle réussite de Robertson et également l'un des plus fameux succès du groupe, amène ce parfum de remords né d'un puritanisme étouffant tel qu'il pourrait s'en trouver au sein de l'inquiétant Dogville de Lars Von Trier, de cette culpabilité qui étreint face à ses semblables.

En face B, c'est un peu le feu d'artifice, car au détour d'un revigorant boogie ("We Can Talk") ou d'un autre majeure composition signée  Robertson-Dylan ("I Shall Be Realeased"), ainsi que  d'un traditionnel, ("Long Black Veil", qui sera repris entre autres par Nick Cave), s'offrent également deux morceaux de choix : le "Wheels of Fire", oeuvre de Dylan et de Danko, reprise par... à peu près tout le monde, et dont Siouxsie and the Banshees ont signé une étonnante cover dans leur album de reprises de 1987, Through The Looking Glass. Ou la fatalité ornée de Mellotron oscillant/

Et LE morceau sans lequel nul grand disque ne saurait avoir droit de cité, et qui n'est certainement pas l'arbre qui masque la forêt, ce "Chest Fever", décrivant les tourments de l'âme d'un amant jaloux (poitrinaire ?). Chanson dantesque introduite par un solo d'orgue de Garth Hudson (le vétéran du groupe), empruntant aux Toccata de Bach,  sur laquelle on peut voir des circonvolutions étonnantes dans le live 1974 du groupe à Wembley.

Peu après cela, le deuxième album éponyme et autre grande réussite du Band, sortirait en 1970. jusqu'à ce que les querelles d'ego  et les premiers départs n'arrivent- en gros, Robbertson signait un nombre anormalement élevé de morceaux au vu de la contribution supposée de ses compères. S'ensuivraient d'autres albums, moins fulgurants que ces deux premiers, mais d'un niveau toujours notablement au-dessus de la moyenne. Jusqu'à l'apogée du Band avec la parution des Basement Tapes et l'avènement de The Last Waltz.
Il est parfois salutaire de faire parler la fibre réac qui sommeille en chaque rocker.

En bref : une oeuvre d'autant plus magistrale qu'il s'agit d'un debut. Tout le folklore nord-américain arrangé et assimilé en 42', pour ce qui reste le meilleur de ce groupe certes peu glamour, mais qui n'en a pas oublié d'être cool.





le site, le Myspace

"Chest Fever"

"To Kingdom Come"


"Tears of Rage" par Mercury Rev


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29 juin 2012

Spain - The Soul Of Spain (2012)

On avait déjà eu droit aux "humeurs mélancoliques" il y a bien longtemps, et nous avons droit à  l'âme à présent.
Revoici Josh Haden, faut-il le préciser unique membre originel de ce groupe est toujours le fils du cultissime Charlie Haden, immense contrebassiste (d'ailleurs Josh basse lui aussi) de jazz qui a joué à peu près avec tout le monde, de Archie Shepp à Don Cherry en passant par Ornette Coleman, etc....

Et rien n'a vraiment changé au détour de ce 4ème long format d'un groupe que l'on croyait disparu corps et ....âme donc, si ce n'est le line-up effectivement ; pas même n'a-t-on omis d'orner fièrement la pochette d'une accorte représentante de la gent féminine - et que cette dernière ait fourbi ses armes dans le cinéma porno n'en ôte en rien son élégance au groupe.

L'un des comeback les plus improbables de l'année - mais gageons, bien plus excitant qu'un éventuel retour de Stone Roses ou de My Bloody Valentine aux affaires discographiques- voit Spain accoucher d'une oeuvre en tous points semblables aux exercices précédents, si ce n'est une propension nouvelle à hausser le tempo -enfin, tout est relatif quand on parle de Spain- sur aux moins deux morceaux ("Because Your Love", "Miracle Man").
Prenons d'ailleurs ce "Because Your Love", l'une des grandes réussites de ce disque, que Haden a le bon goût de calquer sur la suite d'accords de "Kill Your Sons",  plus grand morceau jamais pondu par Lou Reed, le plus étonnant n'est pas tant cette citation explicite que l'inattendue saturation de type Leslie de l'orgue, élément omniprésent, mais aux sonorités plus généralement électriques soft style Rhodes.
Sur "Miracle Man", c'est encore plus étonnant : Josh chercherait le hit qu'il ne s'y prendrait pas autrement -on pense à un truc genre Huey Lewis and the News (!!!!) en évidemment beaucoup moins gras et vulgaire ; la chanson sortira-t-elle en single ? Il est permis de le penser.

Sinon, pour le reste, Spain fait ce qu'il sait faire de mieux, c'est-à-dire du Spain. Il y a toujours ces arrangements veloutées -les soeurs Haden ne sont jamais très loin, qui aux choeurs, qui aux cordes-, ces bruissements d'orgue minimaliste réminiscent du jazz, ces lignes de basse rondes qui introduisent et illuminent les impeccables "Only One" et autre "All I Can Give" (le chef d'oeuvre du disque), avec son chant déchirant, évoquant parfois les timbres de Gordon Gano (Violent Femmes) ou Stuart Murdoch (Belle and Sebastian).

Le reste est à l'avenant, très bon confort d'écoute, mélodies imparables, et cohésion d'ensemble qui ne craint pas cette fois d'endormir l'auditeur ; ce pouvait être le tendon d'Achille d'une musique aussi ouatée et   laid-back que celle de Spain. Cette fois Josh Haden a pensé à muscler son jeu, et à éviter le syndrome Norah Jones- dont le dernier album est tout à fait digne, soit-dit en passant...

Même si l'épure, tant au niveau des paroles (mais on s'en félicite !) que de la musique demeure le cheval de bataille.

En bref : 11 ans après, la magie opère toujours pour ce qui est -on peut l'avancer sans crainte- le meilleur disque de Spain, comprendre le moins lénifiant dans sa quiétude mélodique. L'Eden atteint par l'Haden. Si, si...





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26 juin 2012

Liars - Wixiw (2012)

Quand on écoute très souvent de la musique, on peut être atteint de l'obsession de vouloir à tout prix découvrir un nouveau tube. Mais cette recherche peut être contre-productive. J'en ai fait l'expérience avec Wixiw des Liars. Première écoute de certains morceaux de Liars sur Youtube. C'est pas mal, sans plus, mais ça me dit quand même bien d'avoir l'album. Il est de plus annoncé comme bon. Je le reçois et l'écoute attentivement une première fois. Rien ne se détache, je suis déçu. Heureusement que j'ai d'autres albums à écouter...


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22 juin 2012

Gonzaï Club #5 : The Experimental Tropic Blues Band + Tav Falco - Concert à La Java ( Paris) le 24/05/12


Le 24 mai dernier, sous une chaleur étouffante, la belle salle de La Java à Paris accueillait une soirée rock avec deux groupes d'inspiration très différente : la dynamite liégeoise de The Experimental Tropic Blues Band et l'américain Tav Falco et son groupe The Unapproachable Panther Burns.


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20 juin 2012

Judah Warsky + Sébastien Tellier - Concert au 106 de Rouen le 01/06/12


Au seuil du dernier mois d'une saison d'une grande richesse, Le 106 de Rouen a accueilli jeudi 01 juin un des grands concerts de son festival "No(w) Future : Musiques et Utopies" avec Sébastien Tellier et, en première partie, Judah Warsky. Et c'est bien cette utopie musicale qui était au centre de la soirée, avec une musique électronique entre pop et expérimentations puis l'arrivée de Tellier, personnage inclassable, en passe de devenir un nouveau gourou, et capable de déchaîner les foules autant avec des sons électroniques effrénés qu'avec des musiques intimistes où il se livre seul au public avec son piano.


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18 juin 2012

Kyodai - Breaking (2012)

Je ne sais pas ce qui se passe en Suède en ce moment, mais le pays ne cesse de nous abreuver de labels house de qualité. On vous a déjà parlé d’Aniara Recordings, basé à Göteborg et dont chaque disque est plus impressionnant que le précédent. Mais il était temps qu’on vous fasse une petite bafouille au sujet de Local Talk. Créé en 2011 par Mad Matts et Tooli, le label compte déjà une quinzaine d’EPs à son catalogue. Comme la très recommandable maison parisienne My Love Is Underground, Local Talk se consacre entièrement à la cause de la house/garage des années 90 et plus spécifiquement aux sons de New York et du New Jersey, et dans une moindre mesure de Chicago. Quoi ? Encore du vintage ? Eh bien oui, mais quand on écoute des tueries comme le Garden State ’92 du Français Fulbert ou ce nouveau Kyodai, on se dit que ce revival a encore de beaux jours devant lui.


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Le K - Freewheel (2012)

Bien qu’il sorte juste avant l’été, Freewheel n’a rien de balnéaire ni d’ensoleillé. Le réconfort qu’il procure se rapproche davantage de celui de l’homme retrouvant l’âtre de son foyer après avoir bravé une tempête de neige. Il y a quelque chose de métaphysique dans le balancement permanent de cet album entre l’introspection profonde et la confrontation aux éléments naturels et à leur majesté parfois effrayante. Le K s’intéresse à la fois à l’immense et à l’infiniment petit. L’immense, ce sont ces nappes synthétiques denses comme le blizzard, ces mélodies mélancoliques, parfois déchirantes, qui semblent devoir tout ensevelir. L’infiniment petit, ce sont ces nuées de sons d’ambiance, de carillons, de cymbales frottées, ces détails qui n’en sont pas car ils constituent l’essence de ce premier album qui a de quoi envoyer tous les Gold Panda et Pantha du Prince d’Europe dans les cordes.


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Interview - Strip Steve


Berlinois originaire de Bordeaux et âgé de 20 ans, Strip Steve sort en juillet son premier album Micro Mega sur le label Boys Noize Records. C'est d'ailleurs Boys Noize lui-même qui a repéré le Myspace de Strip Steve. Son album, alimenté de collaborations avec Das Glow, Puro Instinct et Robert Owens, explore les mutiples facettes de l'univers électro. Une diversité créatrice qui correspond selon lui à sa façon d'écouter la musique, et plus généralement au fait que le concept même d'album n'est plus adapté à la nouvelle culture musicale. La sortie de son album est donc l'occasion de rencontrer cette nouvelle tête montante de la scène électro.


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14 juin 2012

The Unicorns - Who Will Cut Our Hair When We’re Gone ? (2003)

On l’aurait presque oublié ce disque du début des années 2000. Pourtant à l’époque tout le monde s’accordait à dire qu’il s’agissait d’un petit chef d’œuvre de pop lo-fi, fait de brics et de brocs, représentatif du DIY canadien d’alors. Oui mais voilà, la trajectoire des licornes fut brève et plus personne ne s’en souvient aujourd’hui. Même si certains membres se sont recyclés au sein d’autres formations (Islands notamment), l’esprit The Unicorns est lui bel et bien mort dans l’œuf, et plus personne ne fait ce genre de pop de nos jours. Retour donc sur un indispensable. 


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