08 septembre 2017

Dead Cross - S/t

Voilà un bon disque pour se sortir d'une torpeur languide suite à un excès de musique droguée ! J'ai vraiment flashé sur ce disque ! Dead Cross est un super groupe : Mike Patton (M. Bungle/Faith no more, Tomahawk/Fantômas/ 3000 collaborations avec Merzbow, Zorn, Anthony Pateras, Melvins, ...), Dave Lombardo (Slayer!!!), ceux là vous êtes censés en avoir entendu parler ; les deux autres sont d'excellents musiciens dans les genre grind et hardcore (The locust et Retox). Les super groupes c'est tout ou rien : Naked City ça fait encore rêver aujourd'hui, alors que Dave Grohl avec le bassiste de Led Zeppelin, tout le monde s'en fout. Pour Dead Cross c'est carrément l'extase : un chanteur hors pair capable de crooner sans faire de manières (mon modèle dans ce genre c'est Johnny Hartmann, avec Coltrane), de hurler avec une intensité phénoménale, sans sacrifier les nuances, les couleurs, les modulations, avec un sens rythmique hallucinant ; un batteur avec SON style à lui, dans un genre où tout les batteurs se ressemblent, jouent pareil et ont le même son (vous avez reconnu : le métal !). Le résultat, c'est un disque de pur hardcore, bourré d'énergie, aussi frénétique qu'un solo bebop dans les oreilles d'un Kerouac, mais surprenant par ses mélodies et ses choeurs.


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04 juillet 2017

Liars - Drum's Not Dead (2006)

"Tout au long de l'album, la musique hésite entre un Oum Kalsoum revival et un cours de batterie pour attardés mentaux. Pas de guitare, pas de synthé, pas de cuivre, pas de riffs...Rien ! Que dalle ! De quoi porter plainte pour tromperie sur la marchandise. (...) Vous pouvez pas savoir à quel point ce truc peut être chiant, mais chiant. (...)"
Ces propos peu amènes mais hilarants étaient signés Michel Embareck dans le mythique mensuel Best de juillet 81....et concernait le très radical The Flowers Of Romance de Public Image Ltd.


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15 juin 2017

#TINALS Saison 5


       SHAME  
   courtesy of Raffi des Bois Jolis

vendredi 9 juin 2017
5ème édition du désormais bien installé Festival nîmois avec cette année pas mal de nouveautés : une nouvelle gigantesque petite scène (la Bamboo), une love-room, un combi à DJ, un patio à sets surchauffés et déjà 1000 billets supplémentaires de vendus, à l'aube du dernier soir.


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14 mai 2017

Catherine Ringer - Paloma (Nîmes) - 12 / 05 /17


On ne peut s'empêcher avec Catherine Ringer de penser à Poison Ivy Rorshach pour les raisons que l'on sait. Pourtant si la rousse incendiaire continue de façon confidentielle son art, Catherine elle n'a jamais mis entre parenthèses la poursuite de ses aventures musicales.


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16 avril 2017

The Proper Ornaments - Théâtre Denis (Hyères) - 15/04/17

de gauche à droite ; James Hoare, Daniel Nellis  et Max Oscarnold
Courtesy of Sami Mehaddi

Superbe écrin que ce Théâtre Denis toutes places assises, dont on devine qu'avec la Villa Noailles qui surplombe la ville, il s'agit de  the place to be pour passer une bonne soirée. Dans ce cadre feutré du festival Faveurs de Printemps se sont tenues quelques jours auparavant les prestations de l'admirable Peter Von Poehl, l'homme qui a plus que donné des idées de songwritting à Jacco Gardner et la revenante folkeuse Vashti Bunyan, pour donner une idée de l'intimisme des lieux.


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11 avril 2017

The Proper Ornaments - Foxhole (2017)

Rappel des épisodes précédents. Dans une scène pop-folk anglaise que l'on n'a eu de cesse de fustiger (à raison), car on la trouve mollassonne, consensuelle et bêtement suiveuse (voir les endives psyché de Temples qui veulent être MGMT à la place de Tame Impala), mais au sein de laquelle une presse locale et racoleuse a cessé d'exister et donc de nous bombarder des next big things toutes les semaines, la résistance s'organise.
Déjà, l'émergence de Palace nous avait mis la puce à l'oreille sur la foi de deux premiers EP prometteurs. Quelques OVNI pop n'appartenant à aucune chapelle et chouchous de la rédaction commencent à faire parler d'eux (The Field Music bien sûr, abondamment défendus ici), mais aussi les Ultimate Painting et autres Veronica Falls)

Tiens, ça tombe bien, on retrouve James Hoare l'un des deux hommes forts du quartette dans ces deux déclinaisons, tandis que son compère Max Oscarnold officie aussi chez les copains psyché de Toy.
Que dire de cette galette qui ne quitte plus guère nos platines ? Qu'elle n'a pas inventé le fil à couper le beurre, qu'il nous est donné ici d'écouter des voix diaphanes sur un tapis de guitares malingres, de frémissements de balais, avec quelques notes de piano ou d'harmonium épars. Bref, qu'il n'est pas question d'avant-garde, de révolution ou de quoi que ce soit d'autre ; seulement de chansons brumeuses qui touchent au coeur.

Sauf qu'ici, le caractère emotional de ces chansons ("Memories", "Just A Dream", "1969", "Bridge By A Tunnel") transpercent l'âme comme, au hasard, des albums d'Elliott Smith, Sparklehorse, Gravenhurst ou Yo La Tengo avant eux avaient su le faire.
Il est d'ailleurs savoureux et typique des affres de la création que d'offrir pareilles beautés languides à partir d'une relation tumultueuse de deux démiurges ; Hoare et Oscarnold ont semble-t-il pris le temps de se faire la gueule et se rentrer dans le chou avant que de se rabibocher et d'unir leurs forces dans Foxhole. 

Ceci est le troisième album des Proper Ornaments, sans doute le plus cool, le plus mélancolique  ; tandis que le précédent et très bon Wooden Head renvoyait encore à l'influence évidente des The Jesus And Mary Chain - ces titres de chansons, ce chant alterné, ce côté slacker sympathique -  d'ailleurs une édition limitée de l'album propose en sus un 7" constitué de deux covers de Darklands, bien-sûr tout sauf un hasard.
Le chant Reedien en moins, on pense aussi à Felt, aux Feelies, au Monochrome Set, aux Love and Rockets acoustiques, bref à tout un tas de groupes ayant opté pour l'option guitares à la coule, on fond toutes les voix ensemble et basta. De "Backpages" dont l'intitulé et le rendu fleurent bon Dylan revisité par les Oyseaux magyques à "The Devils", affleurent aussi les fantômes du Velvet. Et autorisent certains sommets tels "Cremation (Blown Away", "Just A Dream", "Bridge By A Tunnel", "When We Were Young". "The Devils"...). Et ces jeunes poussent le bon goût jusqu'à s'afficher sur la pochette.

Le genre de mood qui résume leur humeur. "Memories may fade / Some remain the same / They won't take your place / Memories can change / The truth will be arranged / Sometimes it's' OK". Ravissant.

En bref : un coup de coeur, une émotion au service de belles chansons d'un quatuor émergeant d'Outre-Manche. Pas d'artifices inutiles, juste un songwriting de qualité. A l'ancienne.





"Just A Dream" :


"When We Were Young" :

 

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09 mars 2017

This Is Not A Love Song # 5 - Conférence de presse


Ambiance à la coule et sourire aux lèvres hier sur la Grande Scène de Paloma, où journalistes, chroniqueurs et assoçs de toutes horizons ont été conviées pour assister à la présentation de la 5ème édition. Celle-ci rappelons le, aura lieu le week-end du vendredi 9 au dimanche 11 juin.


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13 janvier 2017

Top Dodb 2016


Nous vous dévoilons enfin notre top collectif et nos tops individuels pour les albums qui ont fait selon nous 2016. Un top qui n'a pas été facile à établir dans le sens où chacun des désormais six chroniqueurs vit à plusieurs centaines voire milliers de kilomètres et que tous se sont développé une esthétique musicale bien personnelle. Le consensus obligatoire de l'exercice accouche d'un classement collectif où se mêlent en cette année particulière des disques testament (Bowie, mais aussi Cohen), des albums lourdement chargés en émotions (Nick Cave), de belles nouveautés (Bernardino Femminielli) et autres consécrations (King Gizzard, deux années de suite dans le top) mais aussi et surtout des rééditions et autres exhumations d'un passé pas si lointain (la sublime compilation Sky Girl). Bonne année à tous et vive 2017 !


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16 décembre 2016

Frank Zappa - Waka Jawaka (1972)

Au pied du mur, pas facile de parler de Zappa, de ma passion et fascination pour sa musique. J'ai beau y réfléchir, je crois que j'aime tout dans Zappa, tous les albums (tous ceux que j'ai écoutés), tous les orchestres qu'il a dirigés, ceux des années 60 avec les Mothers of Invention, ceux des années 70 (l'orchestre du live au Roxy, qui est sorti cette année en DVD : Monstrueux !), ceux des années 80, peut-être surtout eux, cette époque bizarre où Zappa prend des soli sur des rythmiques reggae, revisite de vieux morceaux, s'entoure d'une section de cuivres conséquente (live in Barcelona), et d'un chanteur fou absolument génial, alias Bobby Martin. Cette époque bizarre où les meilleurs adoptent les nouveaux synthés et autres trouvailles technologiques, sans aucun recul, pour des résultats aujourd'hui indigestes, alors que Zappa garde la tête froide, intègre de nouvelles sonorités sans en faire une fin en soi, et maintient un niveau musical hallucinant.


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04 décembre 2016

Meshuggah - Transbordeur de Lyon 27/11/16

Meshuggah : trois dates en France - Actu - La Grosse Radio Metal ...


Le meilleur groupe à grosses guitares du monde nous avait laissé un peu sur notre faim au mois de juillet à Montreux (voir dans ces colonnes), pas loin de passer pour un groupe un peu fatigué de tourner, en comparaison de papy Slayer plus en forme que jamais, et qui jouait juste après. Entre temps, nouvel album sorti en en novembre, plus rock'nroll, moins cérébral, enregistré live (ce qu'il n'avait pratiquement jamais fait, tant leur musique est complexe, et parfois difficilement jouable par les musiciens eux-mêmes!), le truc qui sonne méchant et agressif, et qui promettait un live bien costaud. C'est parti donc pour l'european tour de Meshuggah, avec nouvel album, nouveau set et nouveau light show, autant dire que les fans étaient bien chauds ce soir là ! D'autant plus que la setlist est censée se terminer sur "futur breed machine", tube absolu qui a fait prendre conscience du style meshuggien au moment de Destroy erase improve, et que le groupe ne joue plus en concert depuis 10 ans. Après avoir remercié la première partie d'être bien nulle (High on Fire, pour info, du Motorhead avec des plans stoner et quelques riffs à la Melvins, mais je me souviens surtout de la bière et des frites que j'ai pas pu manger parce que l'attente au bar à frites était trop importante), on peut passer aux choses sérieuses !


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28 novembre 2016

Arno - L'Etoile (Châteaurenard) - 26/11/16


A bientôt 70 ans, Arno a toujours la frite. Arpentant les scènes d'Europe et de Navarre, nous le retrouvons ce jour à l'Etoile, superbe scène sise en plein centre-ville de la petite ville de province qu'est Castlefox. La bande-son d'avant concert que ne renierait pas l'ami Christian Casoni, rend hommage aux obsessions Delta blues du bonhomme. Ce qui est somme toute logique , car le blues n'est-il pas prégnant dans l'univers et les albums d'Arno depuis les débuts ?


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26 novembre 2016

Arno - Human Incognito (2016)

Et si ce 13 ème (?) album d'Arno sous son nom sorti au début 2016 (il y a aussi celui avec les Subrovnicks) mettait tout le monde d'accord ?

L'impayable belge remet ça, drivé à nouveau par John Parish, qui l'avait remis en selle sur son précédent Future Vintage de 2012. Et c'est à nouveau un régal de veine poético-absurde, une jubilation d'entendre sa voix éraillée déclamer des manifestes "anti" ("I'm an atheist / C'est si bon d'être con !") sur "Please exist", avec toujours ce mélange français-anglais au sein du même titre que seul l'ex-cuisinier personnel de Marvin Gaye peut s'autoriser, sans paraître ridicule. L'anti-Noir Désir en quelque sorte...


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20 novembre 2016

Monophonics - Paloma (Nîmes) - 19/11/16

courtesy of Miss Olivia Marco

L'émotion est de rigueur dès que le sextette de Frisco investit la scène surélevée du Club. Kelly Finnigan, le très habité chanteur-organiste de Monophonics n'oublie pas en effet l'hommage attendu de la part de son groupe, à Sharon Jones disparue la veille. Et c'est à une minute de silence inhabituelle mais religieusement respectée que le leader de la formation soul/rythm and blues invite le public.


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02 novembre 2016

Clinic - Free Reign (2012)

"To give free rein" signifie lâcher la bride en anglais, plus exactement "donner libre cours à son imagination" ; c'est peu dire que le quatuor inclassable liverpuldien a usé de cette homophonie pour l'élaboration de son 7ème album.

Ici, tous les anciens reliquats pop-surf à base de masques de chirurgien - c'est ainsi qu'ils aiment à s'affubler lors de leurs concerts - s'évanouissent peu à peu, pour laisser place à un krautrock invertébré.


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28 octobre 2016

Preoccupations - s/t (2016)

Il n'y a qu'à imaginer de nouveaux fers de lance du rock français qui porteraient le patronyme de Fellaghas ou bien Néo-Destour ! Et on aura une idée de ce que le quatuor venu de Calgary (Canada) a pu endurer de son administration : concerts annulés, pression...

Bref, sans soute le nom de Viet Cong était-il devenu trop lourd à porter... Qu'importe le flacon ; pourvu qu'on ait l'ivresse  c'est ce qu'ont dû se dire Matt Flegel et ses copains, qui reviennent avec un album sombre, aux voix sépulcrales et à l'humeur toujours rieuse.


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