11 février 2014

Concours - Dorian Wood + Franklin à la Boule Noire le 13/02/14


Ce jeudi la Boule Noire de Paris accueillera une belle affiche avec Franklin (Wool Recordings / Plug Research) en première partie de Dorian Wood. Frank Rabeyrolles sous l'un de ses nombreux pseudos sera là pour présenter son nouvel Ep digital "If I Was A Wolf" à paraître le 25 février prochain mais aussi un album à venir chez Plug Research (Flying Lotus, DNTEL...) pour Avril 2014. On est également curieux de voir enfin sur scène Dorian Wood, artiste unique en son genre et véritable expérience sensorielle.

A cette occasion et en partenariat avec Volume Production, Dodb vous propose de gagner l'une des deux places mises en jeu pour assiter à cette soirée qui s'annonce inoubliable. Pour cela il suffit de répondre à la question suivante :

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09 février 2014

Kurt Vile - Wakin on a Pretty Daze (2013)

Il semblerait qu'il soit dorénavant plus aisé pour l'auditeur lambda blasé qui fait sien l'adage que trop de disques produits et écoutés tue le disque, de trouver son compte avec les songwriters oeuvrant solo. Plutôt qu'avec cette masse de groupes informes, interchangeables entre tous,  dont les personnalités, les vraies avec un pédigrée, sont désespérément absentes. 
Alors qui est ce Kurt Vile que la critique s'est appropriée, louant et c'est mérité son 5ème LP,  quand l'excellent Smoke Rings for My Halo avait déjà fait son petit effet en 2011 ? Un gaillard dégingandé de Philadelphie qui n'a pas besoin lui de casque intégral pour sortir tranquillement faire ses courses, caché qu'il est derrière une abondante tignasse .
Une sorte de fils putatif de Lou Reed récemment disparu, et de Hope Sandoval, l'enivrante meneuse des Mazzy Star, auxquels il emprunte le phrasé nonchalant du premier (davantage axé sur le  talk-over) et les inflexions rêveuses et éthérées de la seconde.

Des histoires, des chroniques toutes simples d'un zicos aguerri - déjà un long passé de groupes derrière lui - qui se contente de composer chanter et jouer pour les terriens, animé d'un hédonisme bon crin et tout heureux de narrer et relater les choses de la vie toute simple à sa chère et tendre et les deux fillettes qui sont le centre de son existence. On espère donc que son désamour du sacerdoce rock'n'rollien on the road n'entamera pas l'envie d'en découdre de Kurt envers les différents publics de la planète et qu'il ne sera pas frappé du syndrome Manset/Hardy/Drake/Partridge (la liste est longue) qui ont un jour décidé de ne plus donner de nouvelles que par disques interposés. Mais il semblerait que notre homme à une époque où l'industrie du disque se meurt, privilégie encore et toujours le soutien financier de sa petite famille alors...
Car ce serait se priver d'interprétations sur le vif de ces superbes odyssées guitaristiques que sont les longues (plus c'est long... et sur ce disque, Kurt Vile a lâché la bride) et superbes "Wakin on a Pretty Day", "Was All Talk", "Girl Called Alex" (rien que pour ces trois titres...), "Too Hard", ou " Goldtone" que souligne parfois un synthé discret façon road-movie Lynchien ou Jamurshien. Sans oublier ce phasing délicat qui enlumine littéralement les chansons et notamment ce "Snowflakes are Dancing" étonnamment pudique.
Au passage, la dernière ode à une Alex se trouvait sur Father Son Spirit de Girls et cela évoque forcément de très beaux moments musicaux
Et donc se priver d'un nouveau et digne émule de Neil Young, auquel notre homme à l'instar de son compatriote en vogue Jonathan Wilson ne cache pas son attachement - voir au delà des riches morceaux évoqués, les sortes de boogie crétins que sont "KV Crimes" et son inénarrable clip "royaliste avec porteurs" ou bien "Shame Chamber", où l'ombre des chevauchées du Cheval Fou n'est jamais loin/

L'univers de cet artiste a priori sans trop d'équivalent en dépit du style chevelu-yankee-guitare-au-vent qui fait florès, laissera peut-être de marbre ceux qui arguent de la longueur  excessive de certaines chansons (effectivement) ; il ravira les autres pour qui le timbre de grand échalas fatigué de Vile, associé à des sons de guitare amples et riches, est un pur enchantement.

En bref : pour qui aime la guitare, les tourneries qui s'insinuent dans le cortex de façon durable, ce disque est un régal, et plus encore semble révéler l'univers doux rêveur d'un musicien majeur.. et accessoirement réhabiliter les morceaux de 9' et les albums d'une heure.





le site  officiel

"Was All Talk"

 "Girl Called Alex" :


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28 janvier 2014

Temples - Sun Structures (2014)

Déjà promis à un bel avenir, le quatuor anglais a sur faire monter la sauce et nous annoncer cet album il y a déjà fort longtemps par une salve de 7" et 10" plus que tubesques. Aujourd'hui presque hors de prix en physique pour certains, "Shelter song", "Colours to life", "Mesmerise" et "Keep in the dark" font déjà office de classiques, alors que l'album n'est même pas encore sorti (10 février). Pourquoi ? Peut-être tout simplement parce que l'on n'a pas entendu de revival pop psychédélique si bien foutu de bout en comble depuis le carton australien Lonerism.


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24 janvier 2014

Daniel Avery - Drone Logic (2013)

Première création sous forme d'album pour le londonien Daniel Avery, Drone Logic propose une musique à la croisée des chemins de l'électronique "made in England", progressive et bondissante, expérimentale et "dronement" formatée.


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16 janvier 2014

Cuthead - Everlasting Sunday (2013)

Robert Arnold alias Cuthead est un DJ allemand et donc par incidence un bricoleur de sons avant tout. Un leitmotiv semble animé ce premier EP, faire bouger le corps et l’esprit, en surfant sur une house hypnotique et suave avant de basculer dans une humeur Hip-hop incongrue mais délicieuse.

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13 janvier 2014

Son Lux - Lanterns (2013)

Disque emblématique de cette fin d’année 2013, Lanterns troisième opus du new-yorkais Ryan Lott, risque bien d'ébranler le futur de la pop musique. Le genre de création capable de fixer dans l’esthétique musicale, un nouveau geste, une nouvelle pensée.

D'une maîtrise sonore sans pareil, si bien dans le traitement du son que dans sa composition, Lanterns parvient à combiner des styles musicaux aux reliefs différents mais qui s'épousent les uns les autres dans un spectre sonore d'une parfaite harmonie. En témoigne la place faite à la mélodie, modus operandi cher à Sufjan Stevens (accolyte de Ryan Lott au sein de S/S/S), et qui égraine le disque de la première à la dernière mesure musicale.

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07 janvier 2014

Kevin Morby - Harlem River (2013)

Échappé de la bande Woods and The Babies, l'américain Kevin Morby nous offre un premier disque en solo inspiré par le père Dylan et autres figures du terroir musical américain.

Kevin Morby s'inscrit dans la tradition des musiciens déambulateurs bercés par l'air des grands espaces. Harlem River propose ainsi à l'auditeur une marche musicale aventureuse et folklorique qui ne semble avoir de limite que la seule ligne de l'horizon.


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02 janvier 2014

Maston - Shadows (2013)

Ambre sécrétée par le psychédélisme des sixties, Shadows possède tous les arguments pour imposer à nos oreilles le vertige mélodique et sensoriel envisagée par une période musicale à la reviviscence plus qu'amorcée.

Signé sur le label Trouble In Mind, porteur de la révélation 2013 Jacco Gardner, on retrouve dans la musique de Franck Maston cette onde similaire à celle imprimée par le batave, limpide et classieuse. On citera les albums solos de Syd Barret en référence, socle artistique pour beaucoup, mais pas seulement. Car comme l'envisagent certains titres de l'album uniquement orchestraux, on glisse ici du côté de la cinématographie, et plus particulièrement du côté d'Ennio Morricone King Conrad, Flutter. Ne vous étonnez donc pas de retrouver des échos proches des westerns spaghettis et autres longs métrages sur la pègre.


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24 décembre 2013

Top Dodb 2013


Une fois de plus, 2013 aura été une année musicale chargée. Entre blockbusters marketing imparables (Arcade Fire, Daft Punk), éternels retours des icônes (My Blody Valentine, Nick Cave), revival 70's psychédéliques (Foxygen, Jacco Gardner) curiosités d'un autre temps (Spike, Finis Africae) et musiques électroniques inspirées (DJ Koze, Horror Inc.), il y en a pour tous les goûts. Pendant ce temps notre boutique de disques L'International Records a fêté son premier anniversaire et toutes ces beautés s'y sont croisé de près ou de loin en vinyle et cd, pour le plus grand plaisir de tous les mélomanes. On attend dorénavant 2014 avec joie.

Merci d'être toujours là à nous lire et bonne année à tous !


CLASSEMENT COLLECTIF DODB

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12 décembre 2013

Jonathan Wilson - Fanfare (2013)

L'Américain Jonathan Wilson est sans conteste la meilleure découverte de ces deux dernières années dans la catégorie très fermée des compositeurs interprètes multi-instrumentistes et producteurs. Véritable touche à tout, discret malgré un emploi du temps très chargé et une aura qui ne cesse de grandir, il livre cette année son deuxième album et successeur au non moins indispensable Gentle Spirit sorti en 2011. Ne tournons pas autour du pot, Fanfare est amené à compter pour tous les mélomanes de la planète. Autopsie d'un classique instantané.


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06 décembre 2013

Guillaume Perret and The Electric Epic - Doors - EP (2013)

Il est loin le temps de la Fusion mal maîtrisée,  ce temps où, à la fin des seventies,  les plus grands se sont un peu égarés, victimes d'un enthousiasme sans recul pour des sonorités nouvelles mais aujourd'hui définitivement condamnées au musée (des horreurs). Guillaume Perret aime visiblement le rock pour sa section rythmique, le jazz pour ses parties de sax ténor improvisées (et là ma foi, seuls les esprits chagrins refuseront d'accepter qu'on peut passer du binaire au ternaire, du rock au swing sans commettre un crime), et surtout les musiques ambiancées. 


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19 novembre 2013

Tropic Of Cancer - Restless Idylls (2013)


Le tropique du Cancer est une latitude sous laquelle il est possible d'observer directement, lors du solstice d'été, le soleil à son zénith. N'en déplaise à la californienne Camella Lobo, initiatrice de ce Restless Idylls, qui semble engloutir toute la lumière du monde dans une faille terrestre abyssale.

Signé sur le label répondant au titre assez significatif "Blackest Ever Black", Restless Idylls revêt une texture synthétique et glaciale. Le son initié par ce duo féminin éloigne l'auditeur un peu plus de l'astre solaire à mesure qu'il engloutit l'espace, aidé par un synthétiseur crachant des nappes électroniques massives et crépusculaires.


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09 novembre 2013

Daughn Gibson - Me Moan (2013)

On ne sait trop comment aborder ce chemin scabreux s'il en est un. Bercé par la volonté d'épouser l'azur et la terre dans un même baiser, Me Moan dépeint une Amérique archaïque et rurale, encline au blues et la country, mais ici teintée d'un côté électronique devenu presque anachronique. En résulte un étrange cocktail porté par une voix de baryton à l'amplitude généreuse et caverneuse.

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08 novembre 2013

Sebastien Tellier - Confection (2013)

Finies les âneries priapiques d'un gourou égaré dans un univers Raëlien peu subtil. Tellier revient à de plus sages intentions en proposant ici l'équivalent d'une fictive bande-son, sorte de "récréation" (dixit) à sa discographie riche d'à présent 5 LP's, hors....bandes-son justement du type Narco.

Devenu insupportablement bavard et libidineux aux dires de ceux qui dernièrement se sont infligés ses spectacles live, le pileux revient à ce qu'il sait faire de mieux et qui a fait sa renommée, cette espèce de lounge coule, faite d'arpèges de basse pincée, de piano martelé, de roulements de caisse claire savants.


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07 novembre 2013

Pond - Hobo Rocket (2013)

La nébuleuse australienne Tame Impala n’en finit plus de faire des émules. Et même si on la connait moins, la formation Pond existe depuis 2009 et il s’agit déjà de leur cinquième album. Emmené principalement par Nick Allbrook (qui a quitté Tame Impala depuis) et Jay Watson -et donc sans Kevin Parker (bien que présent au mixage)- Pond laisse la subtilité à son grand frère et joue la carte de la puissance ! Si le disque a tendance à faire court (7 titres pour 35 minutes), c’est parce qu’à la base il était destiné à n’être qu’un Ep. Finalement ils se sont dit que ça faisait un très bon album comme ça. Ils ont eu raison. Du coup un nouvel album est prévu avant la fin de l’année, on ne va pas s'en plaindre.


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