12 octobre 2012

White Rabbits - Milk Famous (2012)

Avec une pochette rose bonbon et un titre peint à la Jackson Pollock, les six White Rabbits donnent le ton de leur nouvel album. Milk Famous n'est pas simplement leur troisième opus depuis 2007 mais aussi un album plus créatif, foisonnant, en tout cas moins directement accrocheur que les précédents qui contenaient des titres comme "Percussion Gun", même si la présence de deux batteurs dans le groupe laisse toujours une place importante à la dimension rythmique. Album de la maturité, Milk Famous dévoile à la première écoute des mélodies plus feutrées qui réveilleront peu à peu une énergie pop toujours aussi présente.

Lire la suite

10 octobre 2012

Citizen - Deep End (2012)

Ce n'est pas sans un certain plaisir que l'on assiste aujourd'hui à un véritable retour en force de la niche house garage. Initiée par les labels Local Talk pour les productions actuelles ou Rush Hour, avec ses  toutes récentes rééditions de vétérans tels Elbee Bad sur la compilation The True Story Of House Music ou Z-Factor sur l'excellente 122 BPM: The Birth of House Music, le tout récent MadTech Records, filiale de la maison mère MadHouse, créé par un certain Kerri Chandler - l'un des pères reconnu de la house - compte bien se faire une place de choix parmi les archéologues invétérés de musiques électroniques tout comme les amateurs de nouvelles tendances. Avec Laurence Matthew Blake aka Citizen, jeune artiste de la scène londonienne âgé d'à peine 24 ans, les productions 2012 semblent bel et bien ancrées dans l'esprit des années 90'.


Lire la suite

03 octobre 2012

Jim Noir - Jimmy’s Show (2012)

Une fois de plus, le nouvel album du Mancunien Alan Roberts aka Jim Noir sort dans l’anonymat le plus total. Quasi non distribué en France, produit sur son propre label, Jimmy’s Show porte bien son nom. Et comme à chaque nouvel album, celui-ci est son meilleur. Qui mieux que lui aujourd’hui fait revivre la twee pop anglaise et psychédélique ? A part The Bees sur certains titres, pas grand monde.

Le moins que l’on puisse dire est que Jim Noir est très british. Il est d’ailleurs souvent question de boisson chaude infusée sur cet album. Souvent drôle et toujours joyeux, il ne change en rien sa formule avec une collection de titres courts et up-tempos qui balancent entre moment simplement bons et passages de génies. Mais une fois de plus son disque comprend plus de singles potentiels que n’importe quelle autre discographie de groupe lambda.


Lire la suite

02 octobre 2012

Heatsick - Convergence (2012)

Lorsqu'il opère en solo, Heatsick s'obstine à n'utiliser qu'un vieux synthé Casio et une pédale à effets. Un équipement incroyablement rudimentaire et old-school pour un artiste pourtant loin d'être rétrograde, qui arpente en permanence la ligne de démarcation entre musiques dancefloor et expérimentale. Après des débuts plutôt noisy au sein de Birds of Pray et Birds of Delay en 2005/2006, il s'est installé à Berlin et c'est sans doute la fréquentation des clubs locaux qui l'a amené à s'orienter vers des productions souvent fonctionnelles et dansantes, qui tiennent autant de la house et du disco que de l'ambient et la synth-pop du début des années 1980. Pour sa première sortie sur Rush Hour, Steven Warwick s'autorise un écart par rapport à sa ligne de conduite habituelle, puisqu'il a ajouté à sa panoplie une bonne vieille boîte à rythmes des familles, lui qui confectionnait jusqu'alors l'intégralité de ses beats à l'aide de son Casio.


Lire la suite

25 septembre 2012

Amen Dunes - Showcase à l’International Records le mercredi 26 septembre


Demain à partir de 19h30 nous aurons le plaisir d’accueillir à L’International Records l’américain Damon McMahon plus connu sous le nom de Amen Dunes. En pleine tournée française, il viendra présenter en version resserrée les meilleurs titres de son album Through Donkey Jaw (Sacred Bones) ainsi que des aperçus de son prochain disque.


Lire la suite

21 septembre 2012

Kim - And Then We Take An Another Road (2012)

On connaît maintenant ce qui unit Kim à Lenny Kravitz : le fait  d'avoir placé "sitting on the top of the world" en tête de gondole d'une de leurs chansons. Cela se passe en plage 6, et plus exactement sur "White Balloon", premier morceau de la face B de son nouveau vinyle, le premier depuis un bail, dont la particularité est que (voir teaser) plus home-made y'a pas.

Qu'on en juge : pochette dessinée à la main sur chacun des 200 exemplaires édités -et représentant un amusant avatar juché sur ce qui pourrait être un strapontin de scène à l'ancienne- veine folk lo-fi des riches heures de Melodin Sane (1997), album qui sort sous le cher vieux format K7 et pas en digital etc...


Lire la suite

Interview de Jullian Angel : "Kamikaze Planning Holidays" un an après


Le songwritter lillois Jullian Angel a sorti récemment son troisième album Kamikaze Planning Holidays et n'a cessé depuis d'envahir les scènes hexagonales. Sa folk intimiste est mise en valeur par une voix grave qui envoute l'auditeur sur un album largement autobiographique, sensation qui prend évidemment toute son ampleur en concert. Puisqu'il est maintenant possible de prendre du recul par rapport à cet album charnière, Jullian Angel s'est prêté au jeu de l'interview afin que nous puissions découvrir un peu plus cet aventurier musical français.


Lire la suite

17 septembre 2012

Concours - Islands au Café de la Danse, places de concert à gagner


Le lundi 8 octobre le Café de la Danse à Paris accueillera sur scène le groupe Islands né des cendres des mythiques The Unicorns, groupe de pop canadien bien chtarbé qui a marqué tous ceux qui ont eu la chance d'écouter leur album. Aujourd’hui, c’est sous le sobriquet insulaire Islands que l’on a le plaisir de retrouver l’écriture élégante de Nick Thornurn. En première partie vous aurez la chance d’assister aux prestations des new-yorkais de Mice Parade et du quatuor Tu Fawning (membres de Menomena et 31Knots). 

 A cette occasion, Dodb souhaite vous faire gagner l’un des 2 pass pour deux mis en jeu. Pour cela il suffit de répondre à la question suivante :
  

Lire la suite

11 septembre 2012

Inauguration - L'International Records / Samedi 15 septembre


Comme vous le savez sans doute nous avons ouvert notre boutique de disques il y a une dizaine de jours, en association avec L'International. Mais nous n'avons pas encore fêté dignement cette ouverture et ce sera chose faite samedi 15 septembre avec une série de showcases, concerts et DJ set qui nous emmèneront du shop à la salle, juste en face. Chers lecteurs, ce sera aussi l'occasion de rencontrer l'équipe de Dodb quasiment au grand complet, chose assez rare pour être mentionnée !


Lire la suite

10 septembre 2012

Plugs - s/t (2012)


L'un des buzz du moment, avec cette infernale tournerie entendue sur Nova, ce "While Light", tellement vintage avec ces voix doublées, cette instrumentation souple et cette petite touche moderne, à renforts de bidouillages. Irrésistible en vérité, carrément entêtant sous la douche.

Et de fait, l'on se renseigne et l'on s'aperçoit que ce quatuor de l"East End (fief des mods londoniens donc) a déclenché le buzz depuis quelques temps à coups de maxis, qu'ils sont déjà passés à la Flèche d'Or, qu'ils ont de bonnes gueules de lads à l'ancienne. Et qu'à propos de gueule, le chanteur est black métis, gimmick que l'on n'a guère vu ces jours-ci que chez Block  Party, les Dears et bien sûr les TV on The Radio, pour ce qui de la musique indé.


Et chouette, le bonhomme en question a une voix blanche, ce qui ajoute à la singularité et n'obère en rien du projet qui n'a à vu de nez rien à voir avec la musique soul ou le reggae. Et l'on se prend  à rêver d'un groupe qui à l'instar de Superimposers ou de Field Music nous ramènerait aux Glorieuses du rock britannique, faites de refrains  catchy, et d'instrumentation sixties.

Et tant pis que ces groupes "n'existent pas" -pour reprendre la formule de Gainsbourg-, qu'ils ne soient dépositaires que d'une pop léchée si insulaire et sans vendre trop de disques ; on se les accaparerait comme autant de secrets bien gardés.

Las, les bidouillages qui ne faisaient qu'affleurer en toute fin de "White Light", eh bien l'on s'aperçoit assez vite qu'il s'agit du fonds de commerce du groupe.

De loin Plugs semble avoir les atouts pour exceller dans une pop britonne maîtresse, reprendre peut-être le flambeau là où Kinks, Jam ou Smiths l'ont laissé -point de vue ambitieux s'il en est surtout à l'aune de la dimension socio-historique de ces groupes. Mais il est vrai que ça joue bien, que le chanteur le fait bien, que tous les ingrédients sont réunis pour faire de "White Light" (encore, mais qui a tout du single de l'année), de "On and On", "Black Microdots" et de ce redoutable "Free Tibet", sorte de crossover new wave aux synthés glaciaires à la Devo, des classiques.

Mais avant de goûter à ce (petit) panel de chansons efficaces, combien de bizarreries vaines comme ce "Agree to Be" d'ouverture, dans lequel le très plaisant timbre vocal se trouve submergé de filtres et autres effets entendus mille fois. Et que dire de ces instrumentaux que l'on n'attendait pas, surtout  en comparaison des titres excitants évoqués plus haut, ces "Rise Up" ou "Rainbow Bridge" d'autant plus pénibles à l'écoute qu'ils sont relativement courts - l'album n'excède pas les 40' .

On ne sait pas trop quelle direction va prendre ce groupe bicéphale. Va-t-il assumer ses talents de pourvoyeur poppy au format basse/guitare/batterie saupoudré de quelque synthé, ou bien va-t-il emprunter la parfois éculée alternative muzak électro ? L'avenir nous le dira, même si on a notre petite idée, et qu'on a déjà choisi notre camp.

La légitime déception qui anime l'écoute du premier jet longue durée de Plugs demande cependant à revoir la copie de ce groupe. Et si jamais simple buzz aux promesses non tenues... ben tant pis.

En bref : un album que l'on aurait aimé adorer, sur la foi d'un morceau accrocheur en diable. Las, manque de direction, de cohésion. On reviendra en deuxième semaine, et on mise encore sur ces zozos, car l'album le plus difficile n'est peut-être pas toujours celui qu'on croit.

"White Light" :



 La video de "On and On" :


Lire la suite

16 août 2012

Richard Hawley - Standing At the Sky's Edge (2012)

On avait déjà une petite idée du génie de cet outlaw, suite au chef d'oeuvre d'épure que constituait le merveilleux Truelove's Gutter (2009), unanimement salué par la critique alors qu'il s'agissait déjà du 6ème album de cet ex musicien de séance de Pulp -il a notamment joué sur les derniers albums du groupe et est ami de longue date avec Jarvis Cocker.


Lire la suite

13 août 2012

Crocodiles - Endless Flowers (2012)

Cette pochette, il fallait oser! Dans le genre "gay blafard descendant un escalier", même les Smiths n'étaient pas allés aussi loin, en ne montrant que le cul d'un jeune éphèbe au rectum de leur premier single. Tiens, les Smiths, puisqu'on en parle... c'est peu de dire que le combo de San Diego les évoque de près : même imagerie homoérotique -et poussant le mimétisme jusqu'au port du bouquet de fleurs- même maniérisme dans le chant, même utilisation pousséee du capodastre (même si parties de guitare moins inventives).   Comme beaucoup de gens avant eux (Black Mountain, Besnard Lakes, Metronomy pour les plus récents), le groupe n'était au départ qu'un duo, peu à peu enrichi en live au point de devenir un véritable groupe, et plus seulement concentré entre les mains de Charles Rowell et de Brandon Welchez qui pour info, est fiancé à la charmante frontwoman des Dum Dum Girls.

Les Smiths, mais pas seulement. Crocodiles évoque en effet moult choses s'étant enregistrées au sein de la perfide Albion, du milieu des années 80 (époque Cure, Echo and the Bunnymen d'un album desquels Crocodiles a emprunté son nom) au milieu des années 90. On peut citer aussi la scène shoegaze, enfin le haut du panier d'où ressortent inévitablement The Jesus and May Chain et My Bloody Valentine - cette scène ayant vehiculé (comme toutes les scènes) son lot de groupes atroces et heureusement oubliés.

Pas grand chose d'américain donc dans le son de ces "Sunday (Psychic Conversation #9)", "Electric Death Song" ou "My Surfing Lucifer"; mais comme il a déjà été répété, les grands bretons ont tellement de mal aujourd'hui à concilier qualité et savoir-faire insulaire qu'il faut bien que ce soit des  branleurs de la West Coast qui s'y collent, un comble !

Alors, qu'est-ce qui rend sympathique l'écoute de ces 10 nouvelles chansons ne brillant pas spécialement par leur originalité, et qui toutes quasi se ressemblent ? Peut-être tout simplement leur candeur, ce côté plaisir de jouer sans se prendre la tête,  qui à défaut de faire de Crocodiles le groupe majeur de ce début de millénaire, permettra à tout un chacun de se réjouir d'une collection de chanson pop à l'énergie communicative, et propres à réveiller tant de fantômes de nos adolescences.

Et puis, restera à n'en pas douter ce visuel improbable, cette pochette à cache (il n'y en a plus tant que ça) renvoyant au bidet des Mamas and the Papas ou à la petite culotte du premier Alice Cooper, bref à du commémorial.

En bref : de la pop à guitares enthousiasmante et qui ne se la raconte pas. Où un quintette de californiens hédonistes nous ramène à l'âge d'or shoegaze du pays de sa Majesté.






le Myspace
Acheter  Endless Flowers chez l'International Records

le clip de "Sunday":


Lire la suite

06 août 2012

Dodb et L’International ouvrent un disquaire !


Les amis, il est temps de vous annoncer une très grande nouvelle : Dodb s’associe avec la salle de concerts L’International pour créer un nouveau disquaire indépendant à Paris ! L’International Records, situé juste en face de la salle, au 12 rue Moret dans le 11ème, ouvrira ses portes le 1er septembre et nous fêterons ça en grande pompe le 15 avec plusieurs concerts – on vous en dit plus bientôt…

Concrètement, tout ça signifie que vous allez trouver derrière le comptoir une partie de l’équipe du blog (Dave et Ju, parfois même Fab), et que nous vous préparons une sélection de vinyles (beaucoup) et de CD (un peu) aux petits oignons qui concentre toutes les obsessions de Dodb, et bien plus encore… Psychédélisme, curiosités électroniques, pop arc-en-ciel, disco cosmique, rock garage, dub, deep house, folk, hip hop et rare grooves de tout poil, vous connaissez la maison !


Lire la suite

2Pac - Me Against The World (1995)

Plus d'une dizaine d'années se sont écoulées depuis la mort de Tupac Shakur. Si je ne crois plus qu'il soit nécessaire de ressasser une énième fois sa légende, tant il a marqué de son empreinte le hip-hop et l'imagerie populaire, il mérite encore toute l'attention qu'il a pu susciter à son époque. Même pour celles et ceux qui ne se sont jamais intéressés au hip-hop, il paraît difficile de n'avoir jamais entendu "California Love" ou "Changes", pour ne prendre que deux de ses titres parmi les plus célèbres. Et c'est bien le problème avec un rappeur de son envergure. On connait Tupac sans l'avoir vraiment écouté. Sa valeur n'est tellement plus à prouver qu'on ne fait même plus l'effort de rentrer dans un de ses albums et de le laisser tourner du début à la fin. Dans cette situation il y a encore peu, je tiens à faire amende honorable pour aborder l'un des classiques - une bombe - du rap US.


Lire la suite

02 août 2012

I Need You Close - Sun Airway Mixtape #3 (2012)

Concoctée par Jon Barthmus de Sun Airway, cette (troisième) mixtape a de quoi satisfaire en ces temps ensoleillés. Sur près de 25 min, une vingtaine de morceaux enchâssés engendrent des hybridations surprenantes où se croisent The XX, Modeselektor, Boards of Canada, Here We Go Magic, Spiritualized, avec quelques moins contemporains en guest (Mozart et Bartok). D'accélérations de tempos, en superpositions alambiquées, Jon Barthmus triture originaux et remixes en y intercalant quelques samples de voix tirés de Sun Airway.


Lire la suite