21 septembre 2012

Kim - And Then We Take An Another Road (2012)

On connaît maintenant ce qui unit Kim à Lenny Kravitz : le fait  d'avoir placé "sitting on the top of the world" en tête de gondole d'une de leurs chansons. Cela se passe en plage 6, et plus exactement sur "White Balloon", premier morceau de la face B de son nouveau vinyle, le premier depuis un bail, dont la particularité est que (voir teaser) plus home-made y'a pas.

Qu'on en juge : pochette dessinée à la main sur chacun des 200 exemplaires édités -et représentant un amusant avatar juché sur ce qui pourrait être un strapontin de scène à l'ancienne- veine folk lo-fi des riches heures de Melodin Sane (1997), album qui sort sous le cher vieux format K7 et pas en digital etc...

La raison est simple, l'une des mascottes de DODB, qui atteint le nombre envié de 20 LP's au compteur a decidé de revenir à une instrumentation qui a longtemps été sa marque de fabrique, après une flamboyante trilogie pop dansante dont le peak reste sans doute ce Mary Lee Doo (2009) dont on ne se lassera pas, et après un single magistral chez Pop In paru cette saison, mi folk banjo à la Beck, mi pop saturée et débraillée façon les feus frères Ween.

Mais plus encore que sur ses premiers essais, Kim atteint ici l'épure, le minimalisme absolu : morceaux à deux accords de guitare ("And Then We Take...") ou reposant sur quelques pianos aigrelets ("Rainbows"), titres enregistrés on s'en doute, en une prise.
Tout comme son nouveau mentor Lenny, Kim joue et enregistre tout lui même, et les comparaisons loufoques s'arrêteront bien évidemment là. Loin d'être lénifiant, même si sa voix et les 6 cordes manquent (volontairement) de justesse, notre homme privilégie l'enregistrement roots comme il vient, avec le souffle du magnéto qui tourne, plutôt que la perfection numérique auto-tunée.

Ce qui ne l'empêche pas de varier ses effets et de sonner bossa sur les accords étouffés de "Amandine", de jouer des claps sur la bien nommée... "Claps", enfin de proposer d'amusantes ébauches de chansons que l'on se serait volontairement et pour le coup, complu à voir allongées ("Rainbows", "White Balloon", "Love Is Gone").

Iconoclaste, insaisissable, définitivement libre, les paris peuvent être ouverts quant à la prochaine direction qu'empruntera l'un de nos rockers fétiches hexagonaux : le prochain Kim sera-t-il une oeuvre de pop muzak et funky, ou bien de reggae, de hardcore crado ? Nul ne le sait, et peut-être pas même lui.

La seule certitude est que pour peu que son hébergement Internet perdure et que la foi en la musique ne se tarisse pas -là, peu de chances, pour lui comme pour nous- DODB se fera fort de chroniquer les 80 prochains albums de notre homme. A (très) bientôt Kim.

En bref : après sa trilogie pop débridée, Kim revient à ses premières amours et s'offre un nouvel opus minimaliste. Guitare, piano et chansons d'amour en une prise,  pour vous.





le blog de Kim

le teaser estival qui a précédé la parution de l'album :

1 Comment:

M.Ceccaldi said...

incroyable! on peut trouver ce disque dans les bacs d'un disquaire, oui c'est possible! (je crois que c'est rue moret à paris, ou qqch comme ça)