03 avril 2012

Spectrals - Bad Penny (2011)

S’il est un disque qui ne mange pas de pain c’est bien celui-là. Destiné à la détente, il s’enfile en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et dévoile sans bling-bling ni bang-bang une jolie petite collection de titres pop typés 60’s. Aussi bien que, même sorti en 2011, Bad Penny continue son bonhomme de chemin aujourd’hui. Tout juste accompagné par son frère à la batterie pour l’occasion, c’est le jeune anglais (21 ans) Louis Jones qui tient la barre tout le long de ce disque attachant et finalement très soulful.

Pour ce qui est de la voix on nage en plein Alex Turner façon The Last Shadow Puppets, un petit écho en plus. Du côté des guitares pour le moins cristallines on pense plutôt à l’Angleterre des années 80 façon Prefab Sprout. Enfin pour l’ambiance et la production c’est davantage un gentil Phil Spector que l’on entend (Louis Jones est un grand fan). Le disque dans son ensemble est lui très homogène, sans hauts ni bas, sans cesse nonchalant et candide.

Au registre des petites perles à écouter avant les autres : la poésie pop de "Many happy returns", le crooning fun de "Get a grip" ou le très anglais "Confetti". Presque ringard sur le thème de l’amour, le jeune Louis Jones sonne pourtant indémodable. Emprunt d’une douce mélancolie ("Lockjaw") il en devient même touchant.

Mais ce dont on se rend compte avec les écoutes, c’est que l’album est baigné dans une douce ambiance jazzy doo-wop. C’est flagrant sur "Luck is there to be pushed" avec son piano jazzy, sa basse et son strum délicat. Musique de fond pour certains, production au cordeau pour d’autres, Bad Penny semble en tous cas assez mûr et réfléchi pour être plaisant. A noter que Stephen Duffy de Duran Duran s’est chargé du visuel de la pochette.

En bref : dans un mood un peu jazzy mais surtout très brit pop, Louis Jones effleure les oreilles averties sans faire de vagues.





Le site officiel


1 Comment:

Nickx said...

Stephen Duffy, un nom seul qui donne envie d' écouter, même s'il n'a signé que la pochette !
Notre homme est surtout connu pour être le démiurge des essentiels Lilac Time depuis plus de 25 ans.

De son passage chez les bling-bling et apôtres de la mise en pli 80's, ne subsiste qu'une légère trace !