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01 mars 2026
Belle & Sebastian - Grand Rex (Paris) - 27/02/26
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27 février 2026
Bar Italia - Elysée Montmartre (Paris) -26/02/26
Il est des concerts dont on n'attend pas grand chose et qui remplissent in fine largement l'office. Celui de l'une des dernières sensations indé (bien qu'ils aient déjà cinq albums sous le bras), permet de mesurer les étonnants progrès de ce trio londonien accompagné d'une accorte session rythmique. Introduits par le revigorant et très à propos "Music to watch girls by'' de la vieille gloire Andy Williams, Bar Italia va asséner sans temps mort une vingtaine de titres. Une bonne partie est bien entendu extraite de Some Like It Hot leur petit dernier et à la dynamique tres appréciée du groupe (mention spéciale au triptyque ''My little Tony'', ''Fundraiser'', ''I make my own dust'') ; celui-ci se distingue par le jeu croisé des trois voix de ses membres qui alternent le chant lead. Rusé.
Il paraît déjà lointain le temps où Bar Italia se révélait impossible à googliser et où leur musique sonnait un peu trop post punk air du temps pour être honnête. Nous avons affaire là à une formation idéalement pop et qui sait ruer dans les brancards.
Pour les chanceux et ou autres sudistes, le groupe sera notamment l'une des figures de proue de la prochaine edition du This Is Not A Love Song, deuxième du nom sous son nouvel intitulé Beau Weekend. A ne pas manquer.
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15 février 2026
The Boo Radleys - Paloma (Nîmes) - 13/02/26
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11 février 2026
Adam Green - Paloma (Nîmes) - 10/02/26
Courtesy of Laurent Elfassy
Marinière , jeans tombants et KFC
Remis au goût du jour et adoubé il y a 3 ans sur une double compilation où des pointures (Regina Spektor, Sean Lennon, Lemon Twigs, Lemonheads...) reprenaient son répertoire, le set du new-yorkais fait la part belle aux chansons courtes (2'30 /3"30"" au garrot) qui sont de toute façon l'ADN de son catalogue.
Entre breaks, accélérations subites (l'admirable gigue de "Gemstones", celle de "Carolina" et son pont inattendu qui cite ....les Bangles), c'est un régal de bout en bout. Vêtu d'une marinière, de jeans tombants menaçant à tout moment de dévoiler son intimité et accompagné d'un violoniste percutant, Adam Green n'oublie pas de citer des titres de ses 3 ep's réunis récemment sous son nouvel album Chop Off Heads With Me.
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27 décembre 2025
Top Dodb 2025
18 ans plus tard, la terre entière s'arrête encore de tourner en attendant désespérément le top albums de fin d'année Des Oreilles Dans Babylone. Avec des rangs toujours plus clairsemés certes, mais avec trois propositions différentes ! HIPHOP, NICKX et JU, les trois piliers indécrottables se font un plaisir dans les quelques mots et images qui suivent de vous rappeler ce que vous avez peut-être manqué cette année. Bonnes fêtes et à l'année prochaine !
HIPHOP
1) CARDIACS - LSD - Alphabet business concern
Toute la famille Cardiacs se retrouve pour rendre un dernier hommage au défunt Tim Smith, le chanteur historique, sans ménager sa peine : 17 morceaux qui condensent le savoir faire du groupe, le génie mélodique et harmonique de son chanteur compositeur.
2) IGORRR - Amen - Metal Blade records
Igorrr change de braquet et réalise ses fantasmes musicaux : véritable choeur d'église, arrangements baroques et classiques, guests de luxe, et accord plaqué au piano par un tractopelle !
3) CORONER - Dissonance theory - Century media
Le retour d'un excellent groupe de trash technique disparu des radars, qui n'a jamais daubé sa musique dans l'espoir de passer à la radio.
4) REVOCATION - New Gods, New masters - Metal Blade records
Un groupe de trash death virtuose à deux guitares qui ne change pas sa formule mais qui a suffisamment d'idées musicales pour ne pas lasser.
5) JESSICA 93 - 666 tours de périph' - Born bad
J'ai toujours regardé ce gars d'un peu haut , mais je me suis fait avoir par ce disque : tel un blues archaique avec un seul accord, il repose sur pas grand'chose, mais a une âme.
JU
1. Arthur Satan - A Journey That Never Was (Born Bad)
En ce qui me concerne, le game était plié dès le mois de janvier. Dès les premiers arpèges de clavecin de "The death of a king" on sentait que le bordelais avait changé de catégorie. Jusqu'à présent relativement hermétique à son univers, je ne pouvais plus que succomber et me faire accompagner toute l'année par un double album parfait de bout en bout. Pink Floyd ("A cold Morning"), Beatles ("My Valentine", "Lovely Suzy), Beach Boys ("Glamosaurus Rex"), Ty Segall ("To please you all") et enfin "The Pagan Truth", ça fait déjà beaucoup pour un seul disque. Indépassable en 2025 pour qui y a jeté ne serait-ce qu'une oreille.
2. Jerskin Fendrix - Once Upon a Time... In Shropshire (Untitled Recs)
A l'opposé sur la timeline 2025, puisque découvert pour ma part en décembre, cet artiste inclassable, déjà bien connu des cinéphiles mélomanes puisque coupable des bande sons des trois derniers films du réalisateur grec dérangé Yorgos Lanthimos. On reconnait ça sur l'extraordinaire ouverture "Beth's farm" qui m'a littéralement sauté à la gueule en voiture et en radio sur France Inter chez l'ami Michka Assayas. Le reste est un voyage intriguant de pop progressive et pastorale à la Sufjan Stevens (Princess), parfois très électrique ("Sk1"), ou même quasi a capella ("Sk2") voir carrément jazz bruitiste ("Jerskin Fendrix freestyle"). J'étais pas prêt à me faire bousculer comme ça en décembre.
3. Cameron Winter pour l'ensemble de sa carrière depuis un an (Getting Killed sous le nom de Geese et Heavy Metal en solo)
Bon. Ok. J'avais, je ne sais pourquoi, pas trop envie d'aimer, et du mal à rentrer dedans à la première écoute, mais je ne peux finalement que m'incliner devant tant de talent. Je peux comprendre que certains soient allergiques à cette voix de baryton sans concession - on pense à Anohni ou à Alec Ounsworth (Clap Your Hands Say Yeah, ça nous rajeunit pas) et elle ne laisse pas indifférent. Mais franchement, des morceaux comme "Nausicaa (Love will be revealed)" en solo ou "Au pays du cocaine" en Geese" m'ont déjà durablement marqué. Le mec a indéniablement un truc. Et une carrière devant lui.
4. Other Lives - Volume V (Pias)
Alors eux tous le monde les a oubliés. Ils font partie de ces vieux noms qu'on a aimé, qu'on écoute avec plaisir mais dont on n'attend plus rien d'excitant. Au même titre Midlake ou encore The Besnard Lakes qui ont tout deux sorti deux chouettes albums cette année, mais pas de là à figurer dans mon top. Mais il y a quelque chose de plus dans ce Volume V. L'impression d'écouter des classiques instantanés ("What's it gonna take", "Versailles", "Heading west" - en fait au moins les cinq premiers morceaux - du registre pop Morriconien indissociable des qualificatifs "cinématographique" et "grands espaces". Quelle flamme !
5. Andrea Laszlo De Simone - Una Lunghissima Ombra (42 Records)
Un nouvel album du meilleur musicien italien du moment ne pouvait pas ne pas figurer dans mon top. Il aurait vraiment fallu une grosse bévue. Et j'ai presque eu peur aux premières écoutes de ne pas retrouver tout de suite la magie du bien nommé mini album culte Immensita. Mais elle est bien là, un titre sur deux, ("Riccordo tattile", "La Notte", "Aspettero", "Un momento miglioro") et Andrea déroule son univers vintage mélancolique italien avec une beauté déconcertante. Je veux vivre dans ce monde là.
6. Oracle Sisters - Divinations (Wizard Artists)
Arrivé très tôt cette année aussi, le meilleur disque de psych pop 2025 est français ! "Marseille" et ce sont mes bonnes vielles marottes de Seventeen Evergreen, MGMT et autres Black Bones qui ressurgissent. "Alouette", "Blue left hand", "Talk is cheap" ou encore "Divinations" feraient pâlir d'envie les groupes précédemment susnommés. Ne réinvente pas la roue mais peut-être l'essieu.
7. Cola Boyy - Quit to Play Chess (Record Makers)
Je l'avais presque oublié celui-là. Pourtant Dieu sait que je l'ai écouté cet été. Si vous ne connaissez pas vous devez vous jeter sur ce disque, et son prédécesseur. Il y aurait une chronique entière à faire sur Cola Boyy, artiste au destin hors norme. Pour la faire rapide, il est né en 1990 avec une malformation qui lui a valu - entre autres - l'amputation d'une jambe, et après une carrière aussi courte qu'intense, il s'est éteint l'année dernière à 34 ans. Sur son premier album on retrouve en featuring, excusez du peu : Air, The Avalanches, Myd, Bon Voyage Organisation, MGMT, John Carroll Kirby, ça laisse pantois... Sa recette : une pop carrément funk chantée avec une voix d'enfant, qui ne ressemble vraiment à rien d'autre. Culte.
8. Hollie Cook - Shy Girl (Mr Bongo)
Hollie Cook n'en est plus à son coup d'essai et Mr Bongo a toujours su mettre en avant sa pop mâtinée de soul et de reggae. Mais sur ce nouveau disque la recette semble avoir trouvé son parangon tant tout semble couler de source. La cure de soleil qu'il nous fallait pour cet hiver. Ni plus ni moins.
NICKX
1 VIRNA LINDT : Danube (THE CAMPUS)
Le disque vaporeux et envoûtant de l'année; mené par une ex-égérie pop qui n'avait pas édité d'albums depuis 40 ans. Un retour aux affaires époustouflant de grâce, de sensualité et de sonorités enchanteresses. Avec en sus, une chanson tout bonnement entêtante qui justifie à elle seule la possession de l'album. Quand l'organique fusionne avec le sensoriel.
2 BALCONY'S PARADISE : Spot The Difference (Bretford Records)
Difficile de comprendre pourquoi on accroche tant à ce disque fauché. Mais le fait est qu'au-delà de la pose et du parti pris lo-fi, le binôme germano-australien parvient à rendre crédible cette collection d'accords simples pourtant sur le fil et prêts à se casser la figure. Idéal pour les fins de soirées avinées.
3 COMET GAIN : Letters To Ordinary Outsiders (Tapete)
Deux décennies célébrées par l'un des secrets les mieux gardés du rock indé britannique. Et l'un de ses magnifiques fleurons songwriters David Christian. S'il y avait un groupe que personne ne connaît à sauver...
4 IGLU : Rainbow (OSA)
Un des secrets les mieux gardés....et tchèque : groupe protéiforme d'obédience funky et dansante. Des musiciens aguerris drivés par une chanteuse-saxophoniste à l'androgynie stupéfiante.
5 THE DIVINE COMEDY : Rainy Sunday Aternoon (Divine Comedy Records)
Revenu en grâce après une poignée d'albums quelques peu décevants, Neil Hannon dans un chant grave et chevrotant qui n'est pas sans évoquer celui de Paul Webb (Rustin Man), prouve si besoin qu'il est bien l'un des songwriters essentiels de sa génération. Ici c'est la perte du père qui guide cette émouvante et très feutrée nouvelle collection.
Avec un pic, l'emprunt littéraire "The heart is a lonely hunter". Superbe.
6 THE LEMONHEADS : Love Chant (Fire Records)
Même s'il passe en dessous des radars des media mainstream, le retour de l'ex-cabossé mais flamboyant Evan Dando et de ses Lemonheads ne peut que faire plaisir. Rien de neuf sous le soleil du Brésil si ce n'est un nouveau disque tout à fait digne.
7 LES ROCHE MARTIN : s/t (Warner)
L'une des rééditions les plus réjouissantes de l'année en ce qu'elle met en lumière l'un de nos plus éphémères groupes sixties même pas yéyé. Une certaine conception de l'orfèvrerie pop.
8 PORTUGAL. THE MAN : Shish (Knik Records)bbb
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22 décembre 2025
Virna Lindt - Danube (2025)
Quelques singles isolés avaient certes donné la voie ces dernières années, les très éthérés "Once" et "Out cold" d'ailleurs présents ici.
Vu que pour le Groenland et le Danemark c'est mort, demandons à présent asile à la Suède.

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19 décembre 2025
Balcony's Paradise - Spot The Difference (2025)

Et alors qu'il reprenaient les Beatles via John Lennon dans le premier album éponyme, le binôme s'octroie pas moins de quatre reprises pour un album dépassant à peine la demi-heure et ces titres-là comptent parmi les pics de Spot The Difference : d'abord un "Silly girls", classique des TV Personalities joué à la hussarde et à l'identique. Puis deux morceaux de M.O.T.O (Master Of The Obvious), groupe-culte de Louisiane du milieu des années 80 et ce sont les formidables "Alone with a crowd" et "But of course" qui sont revisités. Il y a aussi le "Weird Ways" de Jeff Clarke des Black Lips dans son projet solo Demon's claws. Avec le chant anémié d'"Aftermoon" et les accents punk débraillés de "Lovelonging" et "College knowledge" qui n'auraient pas déparé sur le premier Parquet Courts, on touche là d'autres sommets d'un album bringuebalant mais qui miraculeusement fonctionne en rappelant à notre souvenir les meilleurs inadaptés de l'indie rock"
Spot The difference, titre second degré s'il en est, permet d'envisager à nouveau un underground de musique blanche et blafarde avec sérénité. Avec trois fois rien : deux micros, une batterie, une chambre d'écho avec ici ou là quelque partie de saxophone. Et au détour d'un titre, de percevoir une mélodie qui dans son plus simple appareil, touche au coeur.
Miraculeux.
En bref : difficile de comprendre pourquoi on accroche tant à ce disque fauché. Mais le fait est qu'au-delà de la pose et du parti pris lo-fi, le binôme germano-australien parvient à rendre crédible cette collection d'accords simples pourtant sur le fil et prêts à se casser la figure. Idéal pour les fins de soirées avinées.

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17 décembre 2025
Iglú - Rainbow (2025)
Déjà auteurs d'un Ep 6 titres en 2021 dont la plupart des titres se retrouvent sur Rainbow, le groupe emmené par l'étonnante Julie Gubelova au chant et saxophone se voit vite étiqueter comme une formation de funk blanc. En vérité ils ont plus à offrir que d'être sur le papier un simple groupe de bal. De funk blanc ou en tout cas de rythmes chaloupés à faire bouger le popotin, il en est certainement question dans "Velkej Bill" et notamment sur le très incisif "Vetni Lečery". Ensemble plutôt inclusif et prônant tolérance et universalité - ces rares titres plus pop et plus longs chantés en anglais ("Helicopter people", "Rainbow"- le groupe de Julie Gubelova navigue de la jam bluesy ouatée (" "Křidlyka Muši") au ska débridé '"Teepee", l'intro à l'avenant de "Veselá O Válce" ou la rythmique reggae ("Kůže") sans jamais se départir de cet esprit festif qui le caractérise. La chanteuse volontairement ou pas joue de son androgynie et de son timbre vocal atypique. Sons de guitare nimbés de chorus et solos juteux et revigorants dans leur simplicité, Rainbow dispose de pas mal d'atouts pour séduire l'auditeur en dépit de la barrière de la langue.
Le saxophone, instrument très années 80 et parfois embarrassant dans ce qu'il véhicule, est ici utilisé avec parcimonie et souligne plus qu'il ne barbouille l'ensemble. Le quatuor, féru de pop classique et.....de Nick Cave fait plus que sans sortir avec honneur et l'auditeur avisé ne pourra que suivre l'actualité de ce groupe et de cette auuto-production du label OSA.
Czech your money maker!
En bref : un des secrets les mieux gardés....et tchèque : groupe protéiforme d'obédience funky et dansante. Des musiciens aguerris drivés par une chanteuse-saxophoniste à l'androgynie stupéfiante.

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14 décembre 2025
Les Roche Martin - s/t (2025)
Warner a eu la bonne idée de donner une deuxième vie à ces titre mythiques et ravissants qui font le bonheur des fans et pas uniquement ceux de Véronique Sanson. Le tout sous une pochette iconique et reproduite par le groupe près de 60 ans après. On notera et appréciera la très politiquement incorrecte pose avec cigarettes.
Le premier EP qui une sorte de best-of du savoir-faire des Roche Martin propose le grandiose "Les mains dans les poches" de Violaine aux vocalises irrésistibles, aussi connu sous le sobriquet de "Macbird" (son héros) : basse qui s'insinue, petites touches discrètes d'orgue, breaks affolants ; ce titre est un must have qui devrait figurer en bonne place dans la série Whizzz éditée par Born Bad. Textes poético absurdes ("Déchéance"qui annonce Stereolab avec 20 ans d'avance, pas moins) ou priapiques ("Seul avec vous deux / J'étais très heureux / Deux femmes pour moi / J'étais le pacha") dans "C'est toi qui a gâché notre vie", sa trompette bouchée et les choeurs délicieux des deux soeurs répondant au décadent François. Ce dernier signe ces deux derniers titres. "Nathalie's blues" et sa dramaturgie, superbe nouvelle composition de Violaine complète le premier EP.
Terminant la première face, le deuxième EP jamais vraiment sorti, officieusement pour des bisbilles entre François Bernheim et le producteur Claude-Michel Schönberg, reprend les recettes du premier avec toujours une grande richesse d'arrangements/ Les titres -phares en sont "Tu as peur du bruit" avec ses ornements classiques et son clavecin à nouveau oeuvre de Violaine. Avec Maria de Tusha" qu'elle reprendra avec succès lors de sa carrière solo, Véronique signe son premier titre sous la férule bienveillante de ses deux compagnons. La face B de cette compilation consiste en 8 titres quasi exclusivement folk et presque tous de la plume de François Bernheim. Ceux-ci sont dans l'ensemble plus dispensables mais restent néanmoins des must-have pour les adorateurs du groupe. On retient notamment l'adorable "Miss gaffe" seul titre connu jusqu'alors, paru dans l'intégrale de Véronique Sanson et visible sur Youtube. Imaginez un Peter Paul and Mary inversé et un texte loufoque évoquant le Michel Polnareff de "Oh ! Louis" ....le tout susurré par la voix mutine de Violaine.
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12 décembre 2025
The Lemonheads - Love Chant (2025)
Dans le registre énervé, un autre single le bien nommé "In the margin" emporte aussi l'adhésion. Belle voix mâle qui évoque tour à tour Stephin Merritt (Magnetic Fields) ou bien Kevin Ayers, Le perdant magnifique est à l'occasion rejoint pas sa garde rapprochée ; on reconnaît ainsi la fidèle et ex-membre emblématique Juliana Hatfield aux choeurs. L'album s'achève par un autre titre épatant que l'on imagine et pas que graphiquement, plus dédié à la légende des Thirteenth Floor Elevators qu'au boxeur Balboa ("Roky").
Ce sont là les 4 uniques chansons marquantes d'un album par ailleurs agréable et revigorant à l'écoute ; le reste étant plus anecdotique. Mais rien que pour ces chansons-là, il convient d'investir, d'autant que la pochette ultra-colorée (et plus encore dans sa version picture-disc) est superbe.
C'est bien là la trajectoire des beautiful losers, encore plus lorsqu'il s'agit de frayer dans une niche musicale : ils sont là où on ne les attend pas. Revenu le 18 septembre pour un concert acclamé au Café de la Danse, Evan Dando joue vite fait une poignée de morceaux de son nouveau disque tout en en ignorant une bonne partie. Resté près de 20 ans sans enregistrer le moindre disque de nouvelles chansons - les deux précédentes oeuvres étaient constituées de reprises - le voilà avec un nouvel album sous le coude avec Apollo Nove son nouveau producteur fétiche brésilien.
Le monde appartient à nouveau à Evan Dando.
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26 juillet 2025
Collection D'Arnell-Andréa - Villers-Aux-Vents (Février 1916) - 1994
Et qu'accessoirement la musique pop en France mis à part Kat Onoma était peu propice aux sentiers non battus, condamnant de fait le groupe à vivoter dans une niche.

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25 juillet 2025
Comet Gain - Letters To Ordinary Outsiders (2025)
Enfin, parce qu'avec Comet Gain à travers les indices semés par son démiurge, tout est toujours à l'avenant du bon goût des gloires passées.

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14 juillet 2025
The B-52's - Whammy! (1983)
Pour le reste, un inhabituel instrumental pour clôturer l'album ("Work that skirt") et une reprise plutôt anodine d'un morceau de Yoko Ono ("Don't worry") mais toujours plus écoutable que l'original et voilà le contenu d'un disque peut-être un peu trop passé sous silence mais l'un des favoris du groupe et qui mérite sans aucun doute d'être réévalué. Pour des raisons contractuelles, "Don't worry" sera retiré des futurs pressages et remplacé par "Moon 83", remix d'un morceau emblématique du premier album ("There's a moon in the sky")

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09 juillet 2025
Death In June - But, What Ends When The Symbols Shatter? (1992)
Dans le grand chapelet de terminologies musicales, le terme "folk" a souvent été malmené voire affublé d'extensions absconses. Passe pour la scène acid-folk de Frisco encapsulée par Jefferson Airplane dans la bascule des seventies ; mais quid de la scène antifolk US du début des années 2000 qui désignait une espèce de punk acoustique certes, débraillé et lo-fi. Et que dire du courant neofolk de la décennie précédente.....de la folk sans doute mais plus blafarde et austère qu'autre chose ; en tout cas que vient faire le préfixe "neo" là-dedans. Dont acte.
Lorsque Douglas Pearce crée l'entité Death In June au début des années 80 en compagnie de deux acolytes dont il se sépare très vite, sa musique est celle d"une synth pop industrielle très mélodique entre Cabaret Voltaire à son plus martial et...Depeche Mode pour le versant primesautier. A partir de The Wörld Thät Sümmer (1986), tout est consommé et l'ancien punk anarchiste du groupe Crisis se retrouve seul aux manettes de son "groupe" phare, occasionnellement secondé par son complice David Tibet de Current 93 ; nous y revenons. Dorénavant, Death In June sera en outre largement associé à la scène gothique.
Il faut revenir sur le contexte sulfureux autour du groupe et de la personnalité de son leader. Déjà ce patronyme qui bien que son créateur s'en défende mollement fait référence à la Nuit des longs couteaux, synonyme de purge Hitlérienne envers ses opposants nazis. Mais Joy Division n'avait pas fait autre chose en s'affublant d'un nom dédié aux bordels das camps de la mort. La comparaison avec le légendaire groupe mancunien ne s'arrête pas là puisque dans cette 7ème oeuvre considérée comme la plus aboutie de Death In June, une statue issue d'un complexe sportif celui-là issu du Foro Italico de Rome, orne la pochette.
Douglas Pearce est un personnage torturé , connu pour ses outrances revendiquées : uniformes et décorum renvoyant à l'esthétique nazie, obsession pour les écritures runiques, une homosexualité exacerbée et assumée, la part sombre de l'homme, la guerre.... Cette dernière sert d'ailleurs de champ lexical à nombre de textes très noirs de But, What Ends When The Symbols Shatter? comme par exemple "The giddy edge of light". Les "disappointment", "dust", "sorrow" (l'admirable et hanté "The golden wedding of sorrow") abondent. Les guitares folk cristallines uniques sont désormais la marque de fabrique de Pearce sur ses disques, qui ne lésine pas ici sur les effets sonores et sur certaines enluminures de cuivres et de cordes qui lui confèrent une patine onirique. L'autre versant auditif du cauchemardesque masque de carnaval vénitien dont s'affuble le musicien très tôt dans sa carrière.
Les références littéraires et musicales abondent : Stuart Pearce reprend 4 musiques et textes d'une communauté gospel au destin mortifère mais on souhaite bon courage à quelque musicologue que ce soit de trouver la moindre ressemblance avec l'oeuvre du People's Temple's Choir dans la religiosité de "He's disabled", "The morning bench", "Because of him" ou "Little black angel".
Passé l'odeur de soufre de notre homme qui s'offre deux parenthèses aérées avec David Tibet chanteur lead sur "Daedelus riding" et "This is not paradise", But, What Ends When The Symbol Shatter? amène des moments réellement enchanteurs - les notes tristes du piano de "Death is the martyr of beauty", 'The golden wedding of sorrow", "Ku ku ku" (non il ne s'agit pas du sinistre KKK), "Hollows of devotion", le morceau-titre... Il faut donc faire fi de l'influence forcément Maurassienne présidant à l'oeuvre de guerre de T.S. Eliot infusée ici. Afin de se délecter de cette musique totalement obsédante et belle. Dont le crescendo final vers son locked groove n'est pas sans rappeler à nouveau......... Closer.
Flirter avec le Diable et en payer le prix de la censure ? Séparer l'homme de l'oeuvre ? Il n'en a jamais autant question ici.
En bref : le parcours tortueux et sujet à caution d'un ex-ponte de la synth pop vers des territoires folk plus apaisés. On peut faire abstraction de la poésie et des textes très sombres de Death In June et reconnaître sa beauté à cette folk magnifiquement austère.
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04 juillet 2025
Sibylle Baier - Colour Green (1973 / 2006)
C'est en furetant dans le grenier de ses parents en 2004 que Robby son fils musicien et producteur de son état, découvre des bandes magnétiques. Piqué de curiosité il les joue et découvre une bonne dizaine de vignettes chantées par la douce voix de sa maman.
Le monde ébahi ne va pas tarder à découvrir Sibylle Baier.
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