06 mars 2013

S3A (Sampling As An Art) – Holdin’ On EP (2012)

Je me demande comment j'ai pu passer à côté. S3A (Sampling As An Art) est pourtant le genre de projets pour lesquels mes alarmes se mettent à fonctionner dans l'instant. C'est vrai, il est encore question d'une énième dernière trouvaille électronique. Mais cette actualité a la qualité d'être à la fois très parcellaire et très rapide, il est alors assez courant de se laisser dépasser par les événements. Max Fader est dans le genre plutôt isolé. Ce producteur parisien ne semble affilié à aucun groupe et se fait plutôt rare en live. Ce qui est étonnant, c'est qu'il a pu se constituer dans son coin un petit arsenal de destruction massive. Des tubes qui pourraient bien avoir une puissance de feu fictionnelle équivalente au .44 Magnum de l'Inspecteur "Dirty Harry" Callahan… Musicalement parlant, s'entend.


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04 mars 2013

Nosaj Thing - Home (2013)

Avec Home, Jason Chung, le producteur californien de musique électronique et initiateur du projet Nosaj Thing, signe son deuxième album, quatre années après la parution de Drift. Un second essai qui tente de cristalliser moultes aspirations toujours aussi alambiquées, portant la bulle d'un artiste à la surface de cet océan sans fond, que représente la musique électronique expérimentale. Habitué aux collaborations prestigieuses et aux remix tout azimut (Flying Lotus, Daedelus, Radiohead) le californien daigne donc se lancer dans la construction d'un album. Un exercice qui stipule généralement des règles strictes pour que l'élaboration de fragments musicaux perdus çà et là, puissent se joindre et faire sens. Une opération pas si évidente, pour un esprit fertile et pourtant rompu à ladite production musicale. 


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01 mars 2013

Daniel Darc - Nijinsky (1994)

                 Daniel Rozoum, avait finalement rompu face à celle qui lui faisait regretter dans la tendre 'Les Voeux de Bonne Année" de son ultime album (La Taille de mon Âme - 2011), que ses amis étaient chaque année moins nombreux à fêter.

Notre homme semblait avoir le vent en poupe suite aux éloges ayant salué son dernier brelan d'albums et souhaitait  rattraper "le temps perdu par ces fichues années de dope", espérant se montrer enfin plus prolifique à l'image de ses héros Bob Dylan, Johnny Cash et Neil Young,  qui n'avait sorti que 6 albums solo en quelque 25 ans, avait fini par être rattrapé par ses vieux démons, et avait été retrouvé mort à son domicile.


 Affleurent moult souvenirs : les années Taxi Girl bien sûr, ce mythique concert du Palace en première partie des Talking Heads, où Daniel s'était tailladé les veines avec un cutter, traumatisant un public qu'il souhaitait voir sortir de sa torpeur, celui de ce petit bonhomme (il était vraiment minuscule) les bras pas encore noircis de tatouages. cet artiste dont l'humilité et la culture étaient invariablement proportionnels à la morgue destroy qu'il affichait volontiers en interview ("Iggy est une star, je suis une star, les gens le savent, les autres le sauront").

Point de namedropping envahissant où de prétention dans les actes pour ce dandy qui savait se révéler passionnant en interview (conversation fleuve avec les Inrocks en 89, moult entretiens chez Rock & Folk, et récemment une confession magnifique dans les pages de Mojo), se montrer un chroniqueur prolifique et inspiré (ses géniaux portraits dans l'ancienne revue Best de personnalités qu'il adorait dont Coltrane) ; ses mots à la fois simples et touchants distillés dans une poésie facilement accessible.

Ami des musiciens nationaux qui comptent ou ont compté (Christophe, Bashung), Darc avait connu une carrière solo plus qu'erratique, née d'après lui sur une face B de Taxi Girl (l'émouvant "Je suis Déjà Parti"), puis lors d'un premier album Sous Influence Divine (88), d'un joli disque à quatre mains avec Bill Pritchard (Parce Que) : et avait pour les raisons déjà évoquées connu une grande traversée du désert ponctuées de quelques collaborations (Diabologum, Daho, Alizée) jusqu'à la révélation protestante, cette foi qui allait allier le mysticisme (comme Dylan et Cash avant lui d'ailleurs) au bonheur d'une créativité retrouvée (Crevecoeur - 2004), de collaborations quelque peu décevantes avec Bashung et Robert Wyatt pour Amours Suprêmes (hommage à qui vous savez en 2008), et le génial La Taille de moi Ame qui le voyait il y a deux ans, agenouillé extatique sur un autel.

Presque rien jusqu'à cette ultime salve si ce n'est Nijinsky paru dix ans plus tôt, album à la pochette magnifique qui le dépeint assez bien "clown de dieu" funambule et hébété ; il ne ferait presque jamais mieux que cette superbe collection de chansons. Où déjà il pose les bases de ce qui deviendra sa marque de fabrique : une instrumentation dépouillée, l'usage d'un harmonica devenu son instrument fétiche, de la pop à guitares virant peu à peu vers une chanson à la Bashung, recueillie, usage des cordes, folk,  musique limite concrète en ce qu'elle renierait bientôt tous les canons de la mélodie, en dehors des simples ("Nijinsky", "La Pluie Qui Tombe", "Je Me Souviens, Je me Rappelle", "J'irai Au Paradis", "C'est Moi le Printemps").

Sur ce 3ème long format, la vraie personnalité de Darc affleure et donne un sens à son oeuvre future, qui privilégiera l'épure confinant parfois à l'ascèse, la sécheresse. Ce même dénuement qui avait fait tant regretter à Daniel qui ne chantait parfois plus que dans un souffle (sans doute l'inspiration Gainsbourgienne) la production parfois luxuriante des claviers sur certains des (meilleurs) disques de Taxi Girl.

Mais un dénominateur commun dans tous ces titres, dont chaque premier vers pourrait tenir lieu d'épitaphe : une poésie à fleur de peau qui atteint son sommet dans des morceaux plus cabaret ou intimistes tels "Le Feu Follet", "Haute Surveillance" ou le magnifique "Il y a Des Moments".

Darc qui préparait son autobiographie, avait encore beaucoup de belles choses à délivrer ; pour notre malheur, la Faucheuse en a décidé autrement.



En bref : album d'une première renaissance artistique, Nijinsky marque les vraies débuts de la personnalité musicale de Daniel Darc. Et offre au détour de mots simples et touchants de superbes et dépouillées compositions qui seront désormais sa marque de fabrique.



le site

"Sur La Route"


"Il y a Des moments"

"Haute Surveillance"

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27 février 2013

Rodriguez - Cold Fact (1970)

A moins de vivre sur une île déserte, d'être sourd ou malentendant ou d'avoir migré avant l'heure en terres stellaires, vous avez forcément entendu parler de Sixto Diaz Rodriguez. En effet un film où l'intéressé tient son propre rôle lui a été consacré en 2012, et l'homme a depuis quitté cette lose persistante qui comme pour nombre de ses semblables folkeux semblait le poursuivre invariablement depuis des décennies.

L'artiste a enregistré deux Zénith et une Cigale archi bourrés à son nom, tout un chacun rend hommage à son savoir-faire dont le monde, c'est égal, a failli être privé ; un nouvel et 3ème album est d'ores et déjà annoncé.


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26 février 2013

DJ Koze - Amygdala (2013)

Alors que le rythme des sorties s'accélère, le denier Lp de DJ Koze s'impose déjà comme l'un des poids lourds de ce début d'année. Pour les lecteurs réguliers de Dodb, le pseudonyme de ce producteur allemand ne leur est pas totalement étranger. On se souvient de la chronique de l'excellent Reincarnation, cette compilation de ses meilleurs remixes, ou encore de ses nombreux autres maxis. Stefan Kozalla, de son nom, a en effet largement contribué à insuffler un peu de nouveauté, de fraicheur et d'invention à la scène électronique allemande qui ne cessait de se retourner sur les succès qui ont contribué à ses lauriers. Si la recherche et l'expérimentation sonore s'inscrivent parmi les maîtres-mots du producteur, ce dernier a eu le génie d'ajouter une forte dimension ludique à ses productions. Lorsqu'il compose, Stefan Kozalla s'amuse. Et cela se ressent. Et s'il n'évacue pas totalement une certaine gravité et hauteur conceptuelle liée à cette recherche et à la construction de ses morceaux, le producteur a également appris à ne pas se prendre trop au sérieux. Une qualité, on en conviendra, qui n'est pas à la portée de tout-un-chacun.


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Yo La Tengo - Fade (2013)

Yo La Tengo c’est la famille. C’est le groupe dont on n’attend plus grand-chose mais qui continue de nous surprendre. C’est surtout le musée vivant de l’indie rock 90’s. Qui peut aujourd’hui se targuer d’afficher plus de 25 ans de carrière au compteur sans la moindre vague, le moindre split, le moindre come-back ? Eux sont toujours là, et il ne semble s’être écoulé qu’une seconde depuis 2009 et le dernier album en date, Popular Songs, d’ailleurs excellent. Aujourd’hui c’est Fade qui sort, 15ème (?) album du groupe, et il sera dur de trouver quelqu’un pour en dire du mal.


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Kas Product - Akwaba (Chateauneuf de Gadagne) - 23/02/13


Une petite plongée dans la new wave défricheuse du début des 80's. Inaugurant la mode des duos electro pop avec par exemple leurs compères de Jad Wio ou Metal Urbain / Doctor Mix,  Kas Product est cette improbable paire entre l'américaine Mona Soyoc et son acolyte Spatz, ex infirmier HP reconverti expert bidouilleur programmateur, à la commande d'affolants claviers.


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23 février 2013

My Bloody Valentine - mbv (2013)

Comment pouvait-on être déçu par un disque dont on n'attendait rien ? Car c'est peu de dire qu'en 2013 on les avait oubliés nos chers My Bloody Valentine - définitivement le nom de groupe le plus cool qui soit.
Durant son hiatus il y avait bien ici où là un fan aux aguets lorsqu'un Kevin Shields sorti de sa torpeur pondait soit un remix pour Primal Scream, soit un morceau pour un soundtrack de Sofia Coppola, voire accompagnait sur scène telle sommité indé.


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20 février 2013

The New Tower Generation - House (2012)

On ne cesse en ce moment de nous assommer sur le manque de créativité des formations musicales actuelles. De ces revivals qui miment les productions d'il y a dix ou vingt ans et minent aujourd'hui l'innovation sonore. Si je ne suis pas plus friand d'expérimentation débridée jusqu'au-boutiste, de déstructuration totale et de remise à plat des acquis musicaux que de réaction musicale forcenée, je suis porté à croire qu'un bon biberonnage aux valeurs académiques a cet atout principal d'être formateur. Cela permet de mieux connaître les structures, le cadre d'un genre particulier, afin de mieux s'en détacher. Mais surtout, d'avoir les capacités de pouvoir isoler, apprécier puis relier les essences et les messages qu'ont voulu faire passer les auteurs. Ce qui est le cas de d'un grand nombre de productions électroniques du moment, vaut également pour nombre d'autres styles musicaux, de la pop en passant par le hip-hop.


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18 février 2013

Jacco Gardner - Cabinet Of Curiosities (2013)

Une petite virée hype dans les tréfonds de l'esprit tourmenté de Syd Barrett, ça vous dit ? Revenu aux affaires sous les traits d'un frêle et discret batave -comme Outsiders, comme Q65, chouette !- il est difficile en effet de ne pas songer au lunatic des soirées art-school psychédéliques londoniennes, à l'écoute de ce debut.

Pour l'esprit et le parti-pris rêveur mais aussi et notamment sur "The Ballad of Little Jane", où le phrasé est absolument identique.

Comme c'est souvent de mise, il faudra s'attendre à bouffer de ce jeune hollandais. Ce disque était destiné faire le buzz des Inrocks, Télérama, de partout ; comme on bouffa naguère des hipsters surfaits de MGMT. Mouais......

Il est préférable d'évoquer au sujet du jeune Jacco Gardner qui lui aussi compose et joue de tout, une sorte de version néerlandaise de Kevin Parker des Tame Impala, qui dans une version plus éthérée et moins saturée, aurait pu s'enticher de ces délicats entrelacs de guitare et giclées de Mellotron flûte et violons.

S'il ne s'était fourvoyé pitoyablement dans le disque bobo dépourvu de chansons de Melody's Echo Chamber, abominable et interminable fourre-tout vaguement rétro, qui a mis votre serviteur très en colère !

Ici, il sera bon de regretter oui ! les basses Hohner pincées de Stereolab ou de Broadcast, on ne se privera pas de louer la Leslie du choeur de "Summer's Game", le clavecin présent un peu partout, car cette fois, les chansons sont bien au rendez-vous : de "Clear the Air" où Syd -impossible de ne pas l'avoir constamment en tête- se serait invité sur le tapis musical et chatoyant jadis déroulé par Air, "Cabinet of Curiosities", curieux et perturbant instrumental, "The One Eyed King", très beau morceau baroque, à peine plus enlevé que les autres, la douce valse "Watching The Moon", l'ensorcelante "Puppets Dangling", on en passe et des aussi brillantes.

Alors c'est vrai que l'on pourra justement renâcler à une certaine uniformité due à l'obsession vintage du bonhomme, un ensemble où parfois se distinguent difficilement certaines chansons entre elles, un timbre de voix peut-être encore trop prisonnier de la production pour véritablement s'affirmer.

On ne boudera cependant pas notre plaisir à écouter de vraies chansons, finalement un des seuls plaisirs véritables ces jours-ci.


En bref : il a 20 ans, est hollandais et joue de tout. Jacco Gardner gagnera à affirmer une personnalité pour l'heure encore empreinte de Roger le fou ; mais on ne manquera pas de  saluer le coup d'essai pop nostalgique. Et revenir en deuxième semaine pour mesurer les progrès accomplis.




Acheter Cabinet Of Curiosities chez L'International Records

A noter que Jacco Gardner sera à la Flèche d'Or à Paris le 9 avril prochain

Le clip de "Clear the Air" :



"Puppets Dangling":


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15 février 2013

2DeepSoul - Earth Energy pt. 1 (2012)

Earth Energy Pt. 1 est un Ep dont le genre ne se porte guère à une large diffusion. Sorti en fin d'année dernière, je n'avais encore jamais entendu parler de 2DeepSoul, encore moins de sa maison d'édition espagnole, Minuendo. Après écoute, je dois dire que je partage en de nombreux points leurs manières de concevoir la musique électronique. De celle qui s'écoute et s'apprécie l'après-midi sans même que l'on y fasse attention. Au calme et en toute sérénité. Deuxième sortie pour le duo composé de Brad Peterson et Rai Scott, les deux protagonistes viennent d'horizons différents. Le premier est américain alors que la deuxième est anglaise. S'ils débutent au début des années 90, la tessiture du paysage musical de cette décennie les marque fortement. Avec quelques petites différences qui caractérisent leur éducation musicale, on retrouve les canons habituels de la house de Chicago, de la techno de Detroit et de l'electronica anglaise dans leurs influences.


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11 février 2013

John Cale - Espace Julien (Marseille) - 08/02/13



Foule de quadras et de quinquas vendredi soir à l'Espace Julien, mais pas seulement ! Tout ce que la cité Phocéenne et ses environs compte de fans de rock attitude et obsédés de légende est bien au rendez-vous de l'une des dates de la tournée Shifty Adventures in Nookie Wood de l'un des deux grands gallois du rock and roll -  l'autre étant Julian Cope, est-il besoin de le préciser....


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10 février 2013

Interview - Orties (17/01/12)


C'est dans une fin de journée hivernale que j'ai rencontré le groupe Orties dans un café parisien. Projets de deux étudiantes des beaux-arts, ce groupe est pour elles l'occasion de mêler leurs obsessions artistiques ( musique, vidéo, performance) et féministes. Journée promotion oblige, le duo Kincy et Antha accumule les interviews. Mais peu importe. Les Orties n'ont de cesse de parler de leur album Sextape (qui sort le 20 février chez Nuun Rec), cette « colonne vertébrale » agitée par le sexe, les corps, la vie.


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Eugene McGuinness + Gordon Melon - Concert au 106 de Rouen le 30-01-13


Avec trois albums à son actif, Eugene McGuinness attire déjà des admirateurs fin connaisseurs de son oeuvre. Et, en effet, ce jeune anglais a les qualités requises pour susciter un tel intérêt. Une distinction raffinée, un physique des plus charmeurs, une voix grave qui entoure le public, et un réel sens du songwriting et du rythme, un tel ensemble en une seule personne ne peut être que le compagnon idéal pour ce concert du début d'année. 


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06 février 2013

Motorama - concert à la Poudrière de Belfort le 03/02/13


Belfort, ma cité-mère, mini-Sheffield fantasmé de carton-pastel, pourtant solidement ancré entre les champs de l’impossible, berceau de métal où la technique est maîtresse, c’était si évident. Que je vienne voir Motorama en ton sein, pourquoi aurais-je attendu la date parisienne ? Car leur Calendar me passionne depuis plusieurs mois déjà, malgré le scepticisme des premiers jours. Qui me faisait dire : comment, écouter un énième groupe rejouer les motifs new wave pourtant maintes fois et inlassablement reproduits au cours de cette dernière décennie ? Mais vous n’y pensez pas, Talitres, après tant de disques et de concerts de fades groupes revivalistes, j’avais presque décidé d’abandonner le genre !


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