24 octobre 2014

Nashville Pussy - Les Passagers du Zinc (Avignon) - 23/10/14

(avec l'aimable concours de Sylvain)

Soirée Redrum ce soir aux Passagers. A peine apprenons-nous consternés la lose de Gaël (bises à l'œil mec !) et cette triste histoire d'essuie-glaces au retour de la soirée doublement arrosée de Ju, à peine avons-nous fait le compte des membres du Top 5 absents de la soirée - Gégé s'est fait porter pâle, Doc en congés scolaires n'a pas dû arriver en Avignon, Laurent brille aussi par son absence - , que nous apercevons notre stakhanoviste du gig Sylvain, et ce cher Etienne selon qui  manquer les Nashville Pussy "à domicile" n'aurait pas été excusable.


Puis, une fois commandées les bières de la Happy Hour, débarquent We Make Believe,  duo avignonnais chargé d'ouvrir ce soir pour les greasy freaks d'Atlanta.
Armée d'une belle Hagstrom blanche une bonne partie du set, Clémence accompagnée de Luca aux fûts, inverse pour une fois la formule éprouvée du  mec à la guitare façon Kills ou White Stripes. Voix écorchée façon Siouxsie ou Mona Soyoc , la jeune femme et son acolyte livrent une manière de  new-wave pas désagréable, plutôt bien chantée et bien exécutée - ce qui n'est pas toujours gagné avec les support bands locaux......et ce faisant lance l'opération promo de la soirée ; un EP acheté = une bière offerte ; on applaudit !
Puis arrive notre quatuor sudiste, qui assure donc la tournée consécutive à son dernier-né Up The Dosage, paru en début d'année et décrit par le groupe lui-même comme son Back in Black;  on ne saurait lui donner tort à en juger ces tempos ralentis, cette ambiance plus lourde et sombre où apparaissent pour la première fois de son histoire des sonorités et instruments tels que la guitare acoustique, l'orgue, une ambiance country-crin crin.....à la Nashville.
L'inénarrable couple à la scène comme à la ville que forment Blaine - de plus en plus une version décatie de Lemmy - et la sculpturale Ruyter qui hélas ne jouera pas topless, est accompagné pour l'occasion de sa nouvelle bassiste, qui fera plus que perdre ses sens à "ET Deconing People" subjugué par son jeu, ainsi que de Rob Hulsman des Nine Pound Hammer (l'autre groupe de Blaine) qui supplée sur cette tournée l'habituel titulaire Jérémy Thompson, en délicatesse avec son épaule.
Et c'est parti pour un set nerveux ponctué d'un nombre déraisonnable de "fuck", sur le mode "one-two-three-four here we go !" : une bonne partie des morceaux de Up The Dosage  fait le lien avec de plus anciennes scies telles les incontournables "Snake Eyes", "Go Motherfucker Go" des débuts, "Go To Hell", j'en passe et des plus juteuses. Blaine Cartwright bien allumé, fume un pétard sur la bien nommée "I'm So High"", s'essaie à quelques pas de danse countrysants hilarants et s'arrose le crâne de bière - un jeu de scène semble-t-il éprouvé sur d'autres dates de la tournée.

Et Ruyter ? Infernale machine à mouliner des riffs, qui a depuis belle lurette fait le tour de la gamme pentatonique lorsqu'il s'agit de ferrailler chorus et autres réjouissances, elle prend évidemment tous les solo, harangue le public juchée sur son retour, mais oublie ce soir l'opération roulage de pelles habituellement destinée au premier rang (même la bassiste n'y a pas droit) !

Omission en partie pardonnée par de longs jets de bières déversés du gosier sur une audience qui n'attend que cela : recueillir la divine salive houblonnée. Mais ça n'est pas tout, au cours d'un set bon enfant et terriblement efficace (comprendre sexy), les jets de cordes de guitare seront aussi à l'honneur, longtemps après le cassage de gueule de Blaine Cartwright sur la longue jam prétexte à la présentation des musiciens.

Ah, et le Jack Daniels également de la partie sera amoureusement bu à la régalade par notre accorte guitariste, grâce aux renforts bienvenus d'un road et d'un entonnoir.

Keep rockin' motherfuckers ! Ce soir, la sueur et le stupre étaient bien au rendez-vous dans la Cité des Papes.

2 Comments:

HIPHOP said...

tu veux dire que le jeune Gaël a raté cette leçon magistrale de soli pentatoniques ?

Nickx said...

Non, non ....il s'agit d'un autre Gaël :)) artiste de son état et membre de l'assoç !

Gaël Jr est encore trop jeune pour rouler la nuit sous des trombes d'eau et sans essuie-glaces !

Et comme je te l'ai dit, les soli de la belle Ruyter vont désormais bien au-delà de la gamme pentatonique, et auraient leur place dans n'importe quel line-up de Motörhead, ou mieux des géniaux Alice Cooper, auquel leur son fait de plus en plus penser !

Ma parole garçon, dès qu'on parle de jazz modal, de noise destructurée ou de heavy rock décadent qui rotet son bourbon, tu rappliques ! :))