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14 août 2023
Michael Head & The Red Elastic Band - 11/08/23 - Summer Hall (Edimbourg)
L'un de nos héros de la scène liverpuldienne des années 80-90 est de retour depuis quelques années déjà avec un nouveau groupe, The Red Elastic Band dont frère John est absent. C'est en quintette que Michael Head investit une scène qu'il connaît bien pour y avoir souvent fourbi ses armes. Après une première partie assurée par le géant Jamie Saunderson à l'agréable folk qui fait une fixette sur Cat Stevens, Michael Head est ovationné lorsqu'il entre en scène. L'homme est affable et c'est peu dire que son redoutable scouse ne détonne pas avec le meilleur accent écossais même si faut-il le rappeler, nous sommes ici à Edimbourg en plein Fringe Festival, un Edimbourg très cosmopolite donc.
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13 août 2023
Billy Nomates - Queen Margaret Union (Glasgow) - 01/08/2023
Venus initialement découvrir la dernière sensation australienne RVG, nous comprenons rapidement que de première partie escomptée il n'y aura pas : un simple ampli et une guitare posée sur un pied étant les uniques atours de la scène avant l'espéré support band. Entre temps une chanteuse du cru - elle habite à quelques blocks - a pris le relais pour une performance sympathique quoique anodine.
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11 juillet 2023
Nathan Fake - Drowning In A Sea Of Love (2006)
C'est l'histoire d'un destin qui bascule. En 2004 celui de Nathan Fake jeune producteur électronique dans le vent l'est par le biais d'un remix, celui de James Holden de 2004, producteur et DJ créateur du label Border Community qui abrite certains des morceaux de Fake adoubés par les clubbers. "Outhouse" notamment.
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PJ Harvey - I Inside The Old Year Dying (2023)
Les cons, ça ose tout ; c'est à ça qu'on les reconnaît disait Audiard. On peut définitivement transférer ce célèbre aphorisme à la liberté artistique de l'intrépide PJ Harvey. Qui en artiste installée n'a plus grand chose à prouver. La native du Dorset a déjà entrepris depuis quelques albums de s'affranchir des étiquettes, a concocté un obscur album concept autour de la guerre (Let England Shake - 2011). On peut dire que son affranchissement avec une musique bêtement indé avait démarré avec le superbement hanté White Whalk de 2007.
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07 juillet 2023
Tanger - s/t (1997)
Album et groupe pour le moins atypiques dans la France de 1997 qui ne jure alors que par la French touch et le chill de Chemical Brothers et Prodigy, Tanger est cet OVNI parisien issu du cerveau de Philippe Pigeard, poète, écrivain et dandy normand. Il assemble dès 1995 un aréopage de musiciens dont les fidèles Christophe Van Huffel (guitare) et Didier Perrin (basse).
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Daddylonglegs - Horse (1999)
Daddylonglegs, à ne pas confondre avec le groupe rock de Brooklyn Daddy Long Legs, était le projet éphémère de la paire de producteurs écossais Howie B. / Jeremy Shaw. Howie B. pour Bernstein à ne surtout pas confondre non plus avec Howie Beck musicien canadien de son état dont les oeuvres étaient concomitantes à celles en solo de Howie B. ; ce qui pouvait porter à confusion.
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06 juillet 2023
Poni Hoax - Images Of Sigrid (2008)
2008 : grande année pour la pop française estampillée parisienne. Avec les versaillais de Scenario Rock, les parisiens de Poni Hoax accouchent non sans douleur de leur deuxième album, le plus réussi, celui qui les fera connaître en France et à l'international.
Comme pour leur premier essai éponyme qui renfermait déjà un redoutable tube avec "Budapest", Poni Hoax refait le coup de la jeune fille nubile sur la pochette, ici dédoublée en mode pom-pom girl.
Comme pour leur premier essai éponyme qui renfermait déjà un redoutable tube avec "Budapest", Poni Hoax refait le coup de la jeune fille nubile sur la pochette, ici dédoublée en mode pom-pom girl.
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Mott The Hoople - s/t (1969)
Et si c'était eux les champions toutes catégories du glam rock anglais ? Après tout les Spiders From Mars ont vite splitté, T Rex n'a véritablement été crédible que sur un brelan d'albums, The Sweet et Slade étaient surtout des usines à singles. Il y avait bien sûr Cockney Rebel mais leur style louchait davantage du côté de Roxy Music. Et puis un groupe glam sans guitares... Reste donc le groupe des lads anglais : Mott the Hoople.
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05 juillet 2023
Michel Houellebecq - Présence Humaine (2000)
Les exemples d'écrivains s'étant lancés dans la musique et a fortiori à avoir transformé l'essai ne sont pas légion. On pense bien évidemment en premier lieu au formidable essai de Jack-Alain Léger alias Dashiell Hedayat et son Obsolète de 1971. L'histoire n'est jamais gagnée d'avance.
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03 juillet 2023
RVG - Brain Worms (2023)
2023 est l'année des sigles. Après CVC, voici RVG pour Romy Vager Group. Pas grand chose à voir pour ce qui est de l'humeur accorte, un peu l'opposé même. Romy native d'Adelaïde dont elle a fui l'esprit étriqué, en est déjà à son 3ème album sous cette bannière. Et a trouvé ses compagnons de jeu à Melbourne.
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29 juin 2023
Love And Rockets - Sweet F.A. (1996)
Cet album de Love And Rockets (le 6ème et avant-dernier) est le plus rasséréné de leur discographie. Aucun besoin de séduire ni de déployer la carte radiophonique. Depuis l'album éponyme de 1989 (pas le meilleur) qui les a vu cartonner et rallier les charts US, le trio de Northampton n'a plus rien à prouver et fait ce qu'il lui plaît. Un excellent album ambient (Hot Trip To Heaven) est depuis passé par là, rompant les schémas pop d'antan.
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22 juin 2023
The Electric Prunes - I Had Too Much To Dream (Last Night) (1967)
C'est l'histoire d'un garage band comme il y en eut des milliers aux USA. Eux venaient de LA et tout en créant principalement les chansons des autres, sont rentrés dans l'histoire. Explication.
En 1967, quatre jeunes angelenos jouent depuis déjà quelques mois une surf music mâtinée de rhythm and blues et au quatuor initial initialement nommé The Sanctions puis Jim and The Lords, s'adjoint rapidement un nouveau membre prêt à en découdre.
Le noyau dur composé de Jim Lowe (leader beau gosse et chanteur) et Mark Tulin (basse et orgue), principaux pourvoyeurs de chansons, a déjà enregistré une paire de singles pour Warner/Reprise, du rhythm and blues avec Bo Diddley beat de rigueur, mais hélas ces titres ("Ain't it hard", "Little Olive") n'ont obtenu qu'un succès modeste.
C'est là que le producteur omnipotent du groupe Dave Hassinger, décide de faire appel à des songwriters pour pourvoir en chansons ses protégés qui entre temps ont eu la bonne idée de se frotter au psychédélisme. Si on connaît les grands duos d'hommes (Leiber and Stoller, Pomus et Schuman) voire les trios (Holland/Dozier/Holland) ou bien les binômes mixtes (le mythique couple Goffin/King), on connaît moins les duos féminins. Or Annette Tucker et Nancy Mantz seront les auteures/compositrices des futurs succès des Electric Prunes ; la première a déjà fourbi ses armes en écrivant pour Frank Sinatra, et écrira pour Tom Jones ou... les Jackson 5, excusez du peu.
Et ça démarre fort : la chanson-titre du premier Lp des garçons est un hit et accessoirement un morceau monstrueux que tous les apprentis garagistes de la planète ont repris : l'un des 5 plus grands singles de la fertile scène US. Ce titre seul est dépositaire du son infernal, principale signature des Electric Prunes, au-delà même des chansons fabuleuses de leur répertoire. Tout le monde connaît ce tremolo de guitare en ré qui déchire l'intro de "I had too much to dream (last night)".
S'ensuit "Bangles", fabuleuse composition extérieure (de Joe Walsh) créée par le groupe introduite soit par un Moog soit par une guitare trafiquée... en tout cas cela sonne comme un basson ! Puis la délicate ballade "Onie", romantique et belle comme du Everly Brothers.
"Are you lovin' more (but enjoying less ?)" - quel intitulé - est un autre des moments forts du Lp, guitares qui claquent, chambre d'écho affolante, petit Farfisa aigrelet ; tout concourt à faire de ce morceau un titre parfait. Composé par Jim Lowe et ses hommes, la dreamy "Train for tomorrow" évolue en tournerie jazzy, dans une outro de haute volée.
Puis "Sold to the highest bidder" est une endiablée danse aux accents kazakh emmenée par une irrésistible ligne de mandoline.
"Get me to the world on time" enfonce le clou de "I had too much"... en face B, tandis que Luvin', autre composition de Jim Lowe est un blues lardé d'écho. Irrésistible hymne macho (et pourtant écrit par un duo féminin), "Try me on for size" qui trouve le chanteur à son plus guttural est un peu le "Under my thumb" des Prunes….et accessoirement la version embryonnaire du « Si tu veux m’essayer » de Florent Pagny à paraître des années plus tard..
N'était un brelan de morceaux plus anodins et parfois décriés en face B - et encore - "The king is in the counting house" et son clavecin baroque ferait une mignardise Kinksienne du plus bel effet, on est frappé de la force de persuasion des Electric Prunes et de leur feedback à nulle autre pareil.
Aucun groupe n'a jamais sonné comme ça, à part peut-être les très culte The Balloon Farm qui à la même période pondaient un "Question of temperature" (repris notamment par les Lords of The New Church), seule chanson des Electric Prunes que les Electric prunes ont oublié d'écrire. Bill Inglot ingénieur du son et spécialiste des remasterisations de classiques, confessait n'avoir jamais pu percer le secret des enregistrements quatre pistes du groupe, préférant ainsi laisser intacte la matrice dans son travail de réédition.
En 1967, paraîtront également "Underground" deuxième album fabuleux et chant du cygne composé quasi intégralement par le groupe avec un mix douteux de Hassinger qui renforce d'autant son étrangeté. Puis une messe psychédélique sur laquelle ne subsistent que trois membres du groupe.
Avant que Hassinger ne phagocyte totalement l'entité Electric Prunes en utilisant le nom (fait commun à l'époque, voir The Strawberry Alarm Clock entre autres) substituant au merveilleux quintette originel un aréopage de tacherons qui enregistrerait deux derniers albums terriblement vains et sans la moindre filiation sonore ni généalogique.
En bref : les chansons et le son : une alchimie unique qui fait des Electric Prunes un groupe définitivement à part et essentiel du fertile âge d'or des garage-bands US.

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22 mai 2023
CVC - Supersonic (Paris) - 18/05/23
Dès notre arrivée à l'angle de la rue Biscornet, point de doute possible : le meilleur groupe gallois actuel du monde est en ville : la balance dévoile déjà la rythmique de l'infernal "Good morning Vietnam", l'un des meilleurs titres du sextuor.
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27 avril 2023
Alice Cooper - School's Out (1972)
Le début / milieu des années soixante-dix s'apparente pour Alice Cooper (le groupe) qui d'ailleurs n'y survivra pas, à un âge d'or. Après deux albums encore un petit peu mal dégrossis, tout se met en place dès Love It to Death (71) et le restera jusqu'à Billion Dollar Babies et à un degré moindre Muscle of Love, tous deux de 1973. Puis ce sera l'implosion du groupe.
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25 avril 2023
My Bloody Valentine - Loveless (1991)
Au commencement était My Bloody Valentine, énième avatar noisy de la scène britannique ayant eu son petit succès d'estime en tournant dans les pays anglo-saxons. Une fois débarrassé de son premier chanteur et après avoir recruté la belle Bilinda Butcher (voix, guitare) à sa suite, le monomaniaque irlando-new yorkais Kevin Shields lance les grandes manoeuvres.
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