08 novembre 2017

Dream Machine - The Illusion (2017)

Matthew et Doris Melton ont fait le buzz bien malgré eux, lors d'une interview où ils fustigeaient la politique migratoire sur le sol nord-américain. De pro-Trumpistes à réacs notoires, la volée de bois vert ne s'est pas fait attendre. Ils s'en sont depuis expliqué (et non justifié), mais ont retenu la leçon : mieux vaut ne pas sortir des sentiers battus ni exprimer une opinion politiquement incorrecte - Morrissey en sait également quelque chose.



On préférera retenir évidemment du couple leur très intéressante disgression sur l'évolution des fréquences d'émissions herziennes, et les supputations plus ou moins fantaisistes quant au passage du 432Hz au 440Hz où plusieurs théories s'affrontent.

Parlons du seul sujet qui compte, la musique de ce faux quartet. Qui n'est de prime abord rien d'autre qu'une aimable collection de chansons pop garage parmi d'autres. Où l'on note l'utilisation effrénée des triolets en mode Stranglers de Doris ; ("Buried alive", "I walked in the fire", "Nothing left"), ce qui en soi est tout sauf désagréable. "Buried alive" est à écouter toutes basses dehors, elles n'apparaissent nullement sur le support mp3 qui est naturellement à bannir.

Enchaînement de madeleines pop sans prétention mais diablement vitalisées, les 11 titres qui composent The Illusion donnent à entendre une énième déclinaison du couple dans la pop qui fait trémousser et compte dans le Nouveau Monde d'aujourd'hui. Avec ses orgues en apesanteur qui évoquent autant la new-wave de Blondie que les Seeds, c'est finalement un album plus laid back que tight que les époux Melton nous offre avec ce coup d'essai.

Dont on pourra apprécier la suite sans tarder, puisque Dream Machine nous revient très vite avec sous le bras le successeur de The Illusion. Peu de changements à attendre en vérité, au vus des extraits proposés en ligne : cela s'intitule Breaking the Circle et l'objet sera commercialisé le 1er décembre.

En bref : de la pop aguicheuse  comme on aime, qui même si elle ne bouleversera en rien la musique binaire du 21ème siècle, demeure hautement recommendable.





Le Bandcamp du groupe

2 Comments:

Ju said...

Tu as donc retrouvé ton disque ! Bon, maintenant faut que j'écoute ça alors.

Nickx said...

Oui, celui-là ça fait un petit moment comme je te l'ai dit. En revanche comme à ma grande habitude, il y en a un que je cherche en vain depuis une quinzaine de jours avant Montréal si tu veux. :(