20 novembre 2016

Monophonics - Paloma (Nîmes) - 19/11/16

courtesy of Miss Olivia Marco

L'émotion est de rigueur dès que le sextette de Frisco investit la scène surélevée du Club. Kelly Finnigan, le très habité chanteur-organiste de Monophonics n'oublie pas en effet l'hommage attendu de la part de son groupe, à Sharon Jones disparue la veille. Et c'est à une minute de silence inhabituelle mais religieusement respectée que le leader de la formation soul/rythm and blues invite le public.

A la sudation aussi tant la moiteur, la chaleur des originaux et reprises endiablées (Funkadelic / le "Bang Bang" mythique de Sonny Bono / les Supremes) envoyées par la bande a tôt fait de faire monter la température, témoin cette chemise assez rapidement trempée arborée par le frontman de Monophonics.
Ca joue bien. Al Bell, mentor du mythique Stax de Memphis, n'a-t-il pas décrit le groupe qui ferraille sous nos yeux comme l'une des meilleures formations live de musique de l'âme qu'il ait jamais entendue ?
Un set généreux interpellant morceaux du groupe ("Promises", "Foolish Love"), reprises assassines où giclées tourbillonnantes de Rhodes et de Hammond accompagnent les ruades élastiques du guitariste et du bassiste, admirablement servis par les vocaux soul de Finnigan, qui par moments tutoie la raucité d'un Joe Cocker ou d'un Eric Burdon, pas moins.
Et secondés par l'indispensable section cuivres tight, laquelle no bullshit sait intervenir à bon escient, en particulier sur des crescendo salvateurs. Un "You Keep Me Hangin' On" du feu de Dieu mettra tout le monde d'accord, clôturant ainsi la précieuse litanie de sets funky soul déjà dégustés en ces lieux.

Extrait (merci encore à Olivia !)




1 Comment:

M.Ceccaldi said...

connaissais pas !
les soufflants sont deux et sonnent comme une section cuivre de big band ! y a un ptit côté pop anglaise qui n'est pas pour déplaire au sieur Nickx