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18 octobre 2012
Melvins - "Revolve" - Stoner Witch (1994)
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18 juillet 2012
Grizzly Bear - "Sleeping Ute" (2012)
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16 février 2012
Billie Holiday / Bill Evans - Lover Man (1944/1963)
C'est une chanson où l'âme oscille entre espoir et tristesse, sans jamais sombrer dans le désespoir profond. Pourtant, la voix de Billie Holiday y imprime une sorte de fatigue infinie, totalement bouleversante. Il faut l'entendre dire "I don't know why but i'm feeling so sad". En 1944, date de l'enregistrement, elle n'est plus très loin du fond, et ça s'entend. L'orchestre d'ailleurs, avec ses violons et ses cuivres, nuance le sentiment, en sonnant plus glamour que dark jazz... (Pour ceux que ce genre d'accompagnement daté rebute un peu, on préférera quelque chose comme Velvet mood chez Verve, où l'accompagnement est beaucoup plus épuré). Quelque chose est troublant jusqu'au fond : ce côté "hallucination paisible" dans cette plainte d'une âme esseulée qui fantasme la rencontre. Hallucination que perçoit bien Kerouac, puisqu'il imagine la chanteuse caressant les cheveux de son amant, alors que précisément elle chante sa solitude (" Got a moon above me, but no one to love me").
On jettera une oreille sur l'interprétation du Bill Evans trio, enregistré en 1963 au Shelly's Manne-Holle, avec Chuck Israels à la basse et Larry Bunker à la batterie. Bill Evans déstabilise doucement la mélodie en naviguant dans les octaves (écoutez le début), en ménageant des silences, de fines ellipses, et en introduisant petit à petit, ici où là, des éléments de swing. La section rythmique, fantomatique au début, se met à swinguer très progressivement, comme pour conjurer le désespoir. Une hypothèse : on est deux ans après les mythiques sessions du Village Vanguard, et ce standard n'ayant jamais été joué du temps de La Faro et Motian, il se peut bien qu'Evans invoque les mânes de son regretté bassiste (La Faro est mort dans un accident de voiture) en choisissant d'inclure "Lover Man" dans le répertoire de son trio reconstitué. Lui ou son inconscient...
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26 mars 2010
Summer Camp - Ghost Train (2009)

Impossible de résister à ce morceau qui instantanément a tout du tube beach pop parfait. Des semaines maintenant que cette voix de déesse trotte dans ma tête et me pousse à aller de l’avant. Ce morceau idyllique (magnifiquement accompagné de son clip vintage) date pourtant de l’année dernière, pour l’instant sans sortie physique, il faudra encore attendre avril prochain pour recevoir le 45 tours Ghost Train de chez Moshi Moshi (déjà épuisé en précommande). Il sera pour la peine accompagné de la B-Side "Montgomery Avenue 1984", titre encore inédit sur la toile. Tout a été envisagé concernant Summer Camp qui a pris un malin plaisir à laisser planer le doute sur son identité. On a cru un moment à une formation suédoise, californienne même, mais il n’en est rien, ces douces chansons ensoleillées sont finalement originaires de Londres la pluvieuse.
Le duo énigmatique communique peu mais nous avons quand même réussi à obtenir quelques informations, au niveau des influences notamment où il faut compter on s’en serait douté sur les Beach Boys et Fleetwood Mac, mais pas seulement puisqu’il est aussi question de Cocteau Twins et de Stiff Records. "Ghost Train" n’est que le troisième morceau composé à quatre mains par Elizabeth Sankey et Jeremy Warmsley, et leur premier véritable concert n’aura lieu qu’en avril. Rempli d’ondes positives, il est magnifique. Une pop song admirable, pleine de charme et de délicatesse, portée par une voix qui donne des frissons lorsque le refrain repart. "Was it worth it" autre titre mis à disposition pour le moment est un autre sommet. A coup sûr le prochain beach buzz anglais.
Pour info, le groupe alimente régulièrement un photo-blog avec de vieilles photos rétro assez sympathiques. Pour Jeremy : "La musique essaye de capturer un sentiment, et les photos sont d’autres visions de ce sentiment". L’illustration ci-dessus en est un exemple et n’est en aucun cas une possible pochette.
En bref : mais d’où sort donc ce duo anglais qui en quelque titres à peine sonne déjà comme un futur incontournable ?

Le Myspace
A lire aussi : Odelo - Song For Nastasha (2010)
Le fameux clip de "Ghost Train" :
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24 mars 2010
Odelo - Song For Nastasha (2010)

Rendons grâce une fois de plus à Delicious Scopitone pour nous avoir introduits à la pop disco d’Odelo. Sans ça c’eût été compliqué. A peine une vingtaine d’écoutes sur Myspace lorsque que je l’ai écouté pour la première fois, et on l’espère une explosion des stats à l’avenir. Leur parcours est pour le moins assez exotique si l’on peut dire ainsi. Davor et Slaven sont deux frères Bosniaques originaires de Mr Konjic Grad, et alors qu’ils sont encore adolescents, leurs parents émigrent aux USA pour fuir la guerre civile. A l’heure actuelle Slaven est parti à Paris et Davor continue l’aventure avec Jessica, amie de toujours, co-compositrice et interprète de tous les titres. Ils ont très peu d’équipement en leur possession et composent la plupart des morceaux à l’aide du logiciel Abelton Live et de quelques instruments acoustiques. C’est pourquoi ils tiennent à tout réenregistrer de manière plus professionnelle avant de penser à trouver un label prêt à les sortir. Selon eux ils auraient déjà largement assez de chansons pour faire un album. Pourquoi Odelo me direz-vous ? Parce que cela ne fait penser à rien, à aucun genre. En effet le trio assume : "Aujourd’hui on fait de l’électro mais plus tard on aimerait pouvoir faire ce que l’on a envie de faire". En d’autres termes et selon les leurs : "Grandir en tant qu’artiste sans s’enfermer dans un genre ou un son particulier".
En tous cas ce premier morceau mis en images "Song for Natasha" est magnifique. Une montée très rythmée, une mélodie spectrale, et surtout un effet "happy électro" que l’on retrouve sur les autres titres disponibles du groupe. C’est d’ailleurs une autre particularité, leurs chansons comportent pour le moment presque toutes un prénom féminin dans leur titre. Ainsi vous pourrez également écouter "For Isabel" et "Valentina" sur leur Myspace. Pourquoi ça ? Et bien ce sont des noms de personnages littéraires, qui n’ont pas forcément à voir avec les paroles ou le contenu des chansons. La Nastasha susnommée ici est par exemple un hommage à Natasha Filipovna, personnage du roman The Idiot de Dostoïevski. Plus que toute autre raison, les chansons ont des titres féminins parce que ce sont des chansons d’amour. Tout simplement. Côté influences, on se demande ce que peut bien donner ce brassage des cultures, entre Bosnie et USA, et bien Davor cite volontiers et dans le désordre Nikola Tesla (l’inventeur), Bill Callahan, Scott Walker, Saint Etienne, Azra (groupe de new wave croate des 80’s), le label Kompakt et l’écrivain yougoslave Danilo Kis. A surveiller de très très près et à écouter en boucle en attendant l’album.
En bref : quand le multiculturalisme Bosnie/ USA accouche d’un morceau électro pop aux allures d’hymne, et ce dès le premier coup, ça promet…

Le Myspace
Le "Song for Natasha" en question :
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20 novembre 2009
Rainbow Bridge - Big Wave Rider (2009)
Troisième et dernière perle dénichée il y a peu, il s’agit ni plus ni moins que de LA chanson de l’été, ou plutôt la chanson de tous les étés. En un titre seulement -même pas un maxi- un duo d’Olympia encore inconnu au bataillon réussit l’exploit de synthétiser dans un cadre pop classique tout ce que représente le terme "musique de plage" ou encore "musique de chill". Un morceau intemporel, qui pourrait très bien sortir des années 60 comme faire partie de ce revival 2009 autour de la pop fuzzée et délibérément lo-fi, on pense à Cristal Stilts ou The Pain Of Being Pure At Heart encore une fois. Tels des Beach Boys du futur, ils ne vont pas chercher bien loin leur mélodie mais l’habillent d’un charme à l’évidence directe, relançant à nouveau le débat "Less is beautiful". Un morceau instantanément charismatique et sans effort, que l’on est vite amené à écouter une fois par jour, comme une dose de soleil musical en guise de souvenir fané d’un mois de juillet déjà bien loin.En 4’15" à peine l’arc en ciel de chez True Panther (Girls) a le temps d’installer sa montée, forcément lente et enfumée, pour atteindre son pic de saturation à 2’11", et finalement rechuter dans un final en arpèges lumineux. Vraiment rien d’original en somme si ce n’est cette tension instaurée par la basse et délivrée par les guitares. Ajoutez à ça un clip et une ambiance générale tellement psyché et vous obtenez une brise océanique ultra cool sur les joies du surf. Autre bon point, l’envie de réécouter les mélodies de Daniel Johnston, la dream pop de Real Estate, ou les errances de Panda Bear et Atlas Sound. A quand un maxi ? A quand un Lp ? J’attends ça de pied ferme.
En bref : grab ta board et plonge toi dans le tube "fuzz and pop" de l’été, ou comment faire bien avec peu.

Le Myspace
A lire aussi : Cristal Stilts - Alight Of Night (2009)
Le fameux clip de "Big Wave Rider", je ne m'en lasse pas :
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13 août 2009
Monsters of folk - "Say please"
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16 avril 2009
The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads - Work (2009)
Ce n’est pas parce que l’on a mis en place un concours avec ces gars-là que je me sens obligé de vous en faire la chronique. Je sais rester objectif. Mais là quelle claque ! J’avoue qu’en écoutant les premières secondes, juste après avoir délicatement posé le disque sur la platine, je suis revenu à la pochette pour vérifier si ne je m’étais pas trompé. Ca sonnait magiquement comme un inédit d’ Arcade Fire, bien au-dessus du niveau de celui présent sur la compilation caritative Dark Was The Night dont je me suis retenu de parler jusqu’à présent. Pourtant, j’ai beau me frotter les yeux, ce son-là est originaire de Reims. Premier effort pressé sur matière, Work n’est même pas un maxi. Un simple 45 tours, déployé sur deux couches, l’une dite "Raw", mixée par leur voisin et ami Yuksek (& The Shoes), l’autre simplement acoustique. On y découvre un groupe, que dire, une bande de sept joyeux hippies à la générosité mélodique déconcertante. Work est certes magnifique, avec ses envolées, ses accalmies, son tambourin et ses chœurs. L’irruption d’une guitare cristalline la transforme en ballade, puis en hymne. Un titre d’un lyrisme évident en somme.
Mais ce n’est presque rien comparé aux autres morceaux présents sur le Myspace. "Birds and drums", "So cool", "No song", "The end of the night" ou encore la cover du "Tonight" de Yuksek, tous attestent d’une grande liberté et d’un lyrisme lumineux. Déjà vainqueurs hivernaux du concours CQFD, la pop arc en ciel des rémois ne devrait pas rester secrète bien longtemps. Un album est prévu pour 2010. J’y serai.

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Le Myspace
A lire aussi : MGMT - Metanoia (2008)
"Tonight", Work n’étant pas encore disponible :
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02 mars 2009
Kid Cudi - Day n’ Nite (2009)
Le kid de Cleveland aujourd’hui basé à Brooklyn n’est plus de ceux qui ont besoin d’aide question promo. Petit protégé de Kanye West, ami d’A-Track et nouvelle recrue du label indé hip-hop Fool’s Gold, sa voie semble tracée. A 15 ans il freestylait sur le Wu-Tang, à 23 il étudiait le cinoche, et maintenant il passe sur toutes les radios londoniennes. Scott Mescudi de son vrai nom n’est pas selon mes critères habituels ce qui me passionne le plus. Et pourtant en découvrant ce morceau, Man On The Moon l’album qui le contient, et surtout -j’y reviendrai- son ancienne mixtape A Kid Named Cudi, j’ai eu l’impression que ce gars-là avait l’ambition de vouloir briser les barrières entre les genres, en y mettant tout son cœur, et j’ai eu envie d’y croire.Ce titre, qui met aujourd’hui le kid sous les projecteurs, c’est Day n’ Nite. Une basse malade, un synthé entêtant, quelques effets, et le flow du petit. Un morceau qu’il aurait écrit en état de déprime. Un morceau parce que l’on a tous des problèmes et qu’il y a toujours des solutions, selon lui. D’emblée un tube hypnotique qui a séduit les Crookers qui lui ont pondu un remix presque plus diffusé que l’original. Une version brutale et foutraque, dont le clip aguicheur aurait déplu à l’intéressé. Je lui préfère depuis largement la version originale, mise en image par le frenchie So Me. Et surtout, cette mixtape disponible en ligne, soit 18 morceaux hip-hop (écouter la 10, "50 ways to make a record") qui ne devraient pas vous déplaire .
En bref : De l’électro pop R’ n’ b par la nouvelle sensation venue de Cleveland. Un morceau fédérateur et émouvant qui malgré son apparente simplicité en dit long sur le bonhomme.

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Le site officiel et le Myspace
A lire aussi : Calvin Harris - "Great DJ remix" / "Dance with me" (2008)
Le clip de "Day n’ Nite" magnifiquement illustré par So Me :
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19 septembre 2008
MGMT - Metanoia (2008)
Nous avions été parmi les premiers à vous en parler en mars dernier. Depuis la tornade Oracular Spectacular s'est déversée sur l'hexagone, donnant lieu à une tournée live finalement assez moyenne sans la mise en profondeur studio de Dave Friedman. Qu'en est-il aujourd'hui, six mois plus tard? Enfin posés, Andrew et Ben nous reviennent de façon assez originale par l'intermédiaire d'un vinyl 10' en édition limitée, uniquement disponible en import. Un bien joli objet, gravé sur une seule face, qui devrait sans aucun doute devenir Ebayable d'ici quelques années, quand le groupe aura assis sa réputation. Le titre d'abord, Metanoia alias "premier pas sur le chemin de la guérison". Tout un programme lourd de significations, amorçant là même un éventuel virage musical, peut-être plus proche de ce que souhaitait le duo au départ? Ni Ep ni maxi, cette Face B side de près de 14 minutes annonce également la venue prochaine du successeur d' Oracular Spectacular, attendu comme le messi par une poignée de plus en plus grosse de fans. Pour ce faire, l'on sait déjà que les Chemical Brothers participent à l'affaire et que le côté psychédélique devrait être accentué.
Et le morceau dans tout ça? Un trip épique et pas chiant, sorte de "Bohemian Rhapsody" sous King Crimson. 14 minutes de rebondissements post electro pop, inspirées par l'un des tous premiers titres live du duo, lorsqu'ils jouaient encore dans l'anonymat sur les bancs de la fac. Au menu un départ tranquille en ballade voix guitare, très calme, puis à 1'50" ça monte et le fantôme de Bowie fait son entrée, accompagné d'une paire piano / batterie du plus bel effet. Les claviers sont encore en retrait lorsqu'à 3'35" tout change lors d'un moment limite White Stripes, plus insisté sur la basse. La fumée change de direction une nouvelle fois à la 5' lors d'une envolée de vapeur atmosphérique, le temps de repartir à 6'45" dans un esprit très sixties / seventies, tout en instrus de guitares surf et d'harmonies vocales. On retrouve le MGMT que l'on connait à 10'40", et jusqu'à la fin, des synthés planent comme dans une BO des Cités d'or, fascinants mais inquiétants.
En Bref : Un retour assez fracassant des MGMT, d'une manière que l'on attendait pas forcément mais terriblement annonciatrice de bonnes choses.
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Le Myspace
MGMT - Metanoia (clic droit / enregistrer sous)
Metanoia en 2 parties :
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14 juillet 2008
SDA - Vous êtes un arbre (1992)
Ceux qui écoutaient Nova au milieu des années 1990 se souviennent forcément de cet ovni que la station parisienne diffusait souvent en pleine nuit. De ces morceaux qu’on enregistrait sur cassette à défaut d’en connaître l’auteur, et que le bouche-à-oreilles propageait plus vite que la peste. Par les grâces d’internet, j’ai appris un peu plus tard qu’un duo français nommé SDA se cachait derrière cette bizarrerie. Paru sur la compilation PUR (Paris Union Recordings - Delabel), “Vous êtes un arbre” sera d’ailleurs l’unique oeuvre de SDA, qui prendra le nom d’Âme Strong S.A. pour sortir son unique album, Combat des sens, et quelques singles dont le mythique “Tout est bleu”.SDA était composé de Pascale Hospital et Andy Shafte, deux musiciens aux trajectoires plutôt curieuses. La première, ancienne attachée de presse, se mit au service du duo Native avant de décéder, en 2005, à l’âge de 46 ans. Ancien DJ et rappeur, le second a collaboré avec Liane Foly (!) et même Yvette Horner (!!!), remixant également une poignée de morceaux, dont “Les yeux de ma mère” d’Arno. Ensemble, ces seconds rôles de la variète française ont produit quelques petites perles électro-pop dont ce “Vous êtes un arbre”, rencontre iconoclaste entre house, easy listening et yoga sur une mélodie de Claude Bolling. L’instru, à la fois kitsch et classieuse, sert de support à un long extrait d’une méthode de ralaxation et plus particulièrement d’une plage titrée “Identification à l’arbre”. Le narrateur, un professeur de yoga nommé Guy Beaujoint (ça ne s’invente pas...), invite donc à faire corps avec le végétal, invoquant “le chant des oiseaux” ou la “terre humide” pour plonger le disciple dans la transe nécessaire à l’opération. Unique en son genre, cette curiosité devenue culte devrait, au pire, vous faire rire, au mieux, devenir un de vos disques de chevet.
En bref : Quatre minutes de rêverie chic et kitsch sur fond de méthode de relaxation.

SDA - Vous êtes un arbre
A lire aussi : Marc Leclair - Musique pour trois femmes enceintes (2005)
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03 juillet 2008
Calvin Harris - "Great DJ remix" / "Dance with me" (2008)
Une rapide bafouille pour vous donner quelques nouvelles de l'Ecossais Calvin Harris, dont Vade se remémorera sans doute avec plaisir la belle performance au Trabendo de Paris en avril dernier. Plus la peine de présenter celui qui se proclame à tout bout de chant « inventeur de la disco » et qui revient à nos oreilles dans un exercice qui a fait sa prime renommée : le remix. En digne rejeton de son époque, le bonhomme s'engouffre dans le tourbillon buzz myspace des Tin Tings pour recomposer le titre « Great DJ » (pure provocation!). Il signe là un beau travail dans la parfaite lignée de son album I created disco, à grand renfort de synthé et de lignes de basses rebondissantes. « The drums... the drums... the drums... the drums... the drums... » répète Katie comme une supplique insolente... délicieux !Autre actualité pour le garçon, toute aussi importante, sa collaboration avec le rappeur britannique Dizzee Rascal, soit dit en passant très à la mode également, pour le maxi Dance with me. Une autre jolie sortie pour le blanc bec de Drumfries dont la voix et les instrumentations se marrient à merveille au flow et au groove revigorant de son voisin anglais. Calvin est toujours dans la place, qu'on se le dise. Pour les estivants musicophiles sachez qu'il sera également dans nos places françaises des Eurockéennes et Des vieilles charrues, les 4 et 18 juillet prochains.
Le remix de « Great Dj » des Tin Tings, mis à disposition par Phunk
Le myspace de Calvin Harris
A lire aussi : Calvin Harris – I created disco (2007)
Le clip de « Dance with me » :
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14 juin 2008
TV On The Radio - I was a lover (2006)
Bref exercice d’admiration, pour ce morceau inaugural du sublime Return to cookie mountain, deuxième opus du désormais quintet TV On The Radio. Le groupe est singulier à plus d’un titre. D’abord parce que le producteur des deux albums, David Sitek, est aussi un des musiciens du groupe. Le problème de savoir quelle est la part du producteur dans le rendu final est donc réglé. Multi-instrumentiste et grand maître des effets en tout genre, c’est à lui qu’on doit toutes ces ambiances post-rock, bourdonnements, vrombissements, électrisations, mais aussi de nombreuses interventions instrumentales, de la cythare électrique à la clarinette, en passant par les percussions. Sitek met son talent au service d’un projet clairement avant-gardiste : « je hais les roulements de batterie et les solos de guitare qui font l’ordinaire du rock». Mais la singularité du groupe tient aussi à des lignes mélodiques assurées par deux chanteurs exceptionnels : Tunde Adembimpe, chanteur puissant à la tessiture imprévisible, et Kyp Malone, haute-contre pas très orthodoxe mais bouleversant. Deux voix et deux techniques vocales très différentes, tantôt en canon, tantôt à l'unisson, et qui, souvent, se mêlent, et parviennent à se fondre, à s’indifférencier. Malgré tout ce qui les oppose, l’individuation de l’une et de l’autre n’est jamais garantie : «We are in the same bed but with different bodies », dit l’une des chansons du premier album (Poppy).
Acheter neuf ou Acheter d'occasion
A lire aussi : Fog - Ditherer (2007)
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09 avril 2008
MSTRKRFT - Bounce/Vuvuvu (2008)
L'électro et le rap n'ont pas toujours fait bon ménage mais le dernier maxi des MSTRKRFT nous redonne confiance: un son lourd (très très lourd...HUGE!), un gros beat, avec un rap de N.O.R.E. sorti de l'enfer sur le titre "Bounce". Le tout pour gentiment te faire headbanger à la maison ou te déchainer sur le dancefloor (vendredi 18 avril au Bataclan par exemple).Les deux compères canadiens n'en sont pas à leur coup d'essai: Jesse Keller & Alex Puodziukas attaque les standings électro depuis 3 ans maintenant à coup de remixes très punchies, au son facilement reconnaissable (entre autres, ceux des Panthers, de Justice, de Metric...). Depuis leur premier album, "The Looks", sorti en 2006, les MSTRKRFT -ah oui, on prononce "Master-Kraft"- se sont fait une petite réputation et leur album à venir en 2008 est certainement l'un des plus attendus de l'année dans le monde de l'électro-underground (si ce terme veux encore dire quelque chose...).
MSTRKRFT - Bounce (gratuit et légal)
Leur Myspace
P.S.: Pour ceux qui aiment ce style, procurez vous également le titre "Kryptobounce" de DJ Klever, tout à fait dans la même veine.
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23 mars 2008
Ali Renault - Zombie Raffle / Ape Into Jam - 1972 (2007)
La quête nostalgique de l’authenticité n’en finit plus de nous captiver. Les marketeurs les plus avertis comme les simples commerçants s’évertuent à proposer nombre de produits labellisés « authentiques ». On consommera plutôt des chips à la mode d’antan, des confitures de grand maman en passant par le solex d’époque. Cette soif de l’authentique s’est diffusée dans notre univers quotidien, touchant bien entendu, celui de la musique. Des anciennes modes, styles musicaux sont recyclés, réactualisés ou tout simplement réappropriés. En cela, le label Dissident a bien compris l’intérêt de s’installer dans le créneau à peine poussiéreux mais encore dansant et coloré d’une disco estampillée « comme au bon vieux temps ».Le mystérieux Dissident est un label pour le moins difficile d’accès. Avec une adresse mail comme seul contact, ils distribuent des galettes composées d’un titre unique. Sur l’imprimé, en caractère gras, un laconique « 200 Copy Limited Edition » engloutit le nom presque importun de l’artiste et le titre de la piste. Cette rareté affichée et cette sobriété revendiquée interrogent le regard sur leur contenu. A l’oreille, on se rassure rapidement et jure écouter un vinyle oublié des années 70’-80’. L'orthodoxe projet de Dissident s’affiche sûrement dans la réintroduction des vieux canons du disco dans les productions contemporaines. Les références à Moroder, à l’Italo-Disco sont bien présentes, marquées par des nappes de synthétiseurs rétro-futuristes, agrémentées d’inévitables clins d’œil au disco garage.
J’ai choisi de vous parler de deux noms du label, Ali Renault et Ape Into Jam. Le premier, DJ et producteur londonien, est d’abord la moitié du duo électro pop Heartbreak, sorte de Kraftwerk survitaminé. En solo, il s’inscrit pleinement dans le style Italo Disco. Des morceaux progressifs, une utilisation quasi permanente de nappes de synthés, de basses rondes et de rythmes lourds, constituent l’apparat d’Ali Renault ; ils propulsent ses compositions dans un mouvement répétitif, à la limite du troublant. "Zombie Raffle", morceau planant mais continuellement piétiné par un rythme martial, ne déroge pas à la règle. Les synthés intriguent, et ajoutent à l’attaque des zombies-tueurs une véritable touche de panique. La comparaison avec l’esthétique des films de morts-vivants de George A. Romero n’est certainement pas fortuite.
Ape Into Jam est le projet de Jamie Paton, moitié de Cage & Aviary formé avec son comparse Nigel de Bermondsey. Le duo a déjà sévi chez Dissident avec l’excellent "Television Train", un titre réjouissant produit et mixé par Jamie, aux rythmes funky et accrocheurs sur lesquels viennent se poser une voix fragile agrémentée de petits bruits insolites. Ape Into Jam se situe dans la même lignée, et Jamie se montre tout aussi habile avec le savoureux "1972". Dès le départ, un petit gimmick désuet et dansant s’installe confortablement dans les oreilles au point de ne plus les quitter. De légères variations et des relances discrètes égayent le long cheminement (12'') du morceau. A peine terminé, le morceau est déjà adopté. Et depuis, vous vous surprenez en train de le siffler, exagérément satisfait et tranquille.En bref : L’énigmatique label Dissident a trouvé le moyen de surprendre une bande de morts-vivants, diablement bons vivants, sifflant et dansant sous les lumières d’une boule disco. Le magazine Choc recherche les photos. Authentiques, bien entendu.

Le MySpace d'Ali Renault
Ape Into Jam 1972
A lire aussi : Dinosaur - Kiss Me Again (1979)
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29 septembre 2007
Barry White - Standing In The Shadows Of Love (1973)
Non, ceci ne concerne pas un album, ni un best-of ou même une compilation... Ce post concerne simplement ma chanson préférée du grand Barry White: "Standing In The Shadows Of Love".Ce titre apparait sur le premier album du grand lover, disparu en 2003, "I've Got So Much To Give" (1973) ; mais comme beaucoup de titres forts de ces années là, c'est une reprise. La version originale date en effet de 1966 et était chantée par The Four Tops, quartet grandement reconnu de l'époque. Le titre fut écrit & composé par le premier trio de producteurs multi-recompensé de Motown: Brian & Eddie Holland en compagnie de Lamont Dozier. La version d'origine est relativement semblable à celle de White; surtout au niveau du refrain, qui conserve exactement les mêmes tonalités. Les couplets sont tout de même plus "soul" dans la version de 1973 et les envolées vocales de l'auteur de "Honey Please, Can't Ya See" leurs donnent plus de corps et de profondeur. Cette chanson possède une rythmique vraiment forte, très marquée, en comparaison d'autres tubes de Barry White & les choeurs féminins lui donnent une dimension sensuelle inatendue.
On remarquera que la première version de White durait 8 min 02s alors que la version la plus répandue, celle du best-of de 1975, Barry White's Greatest Hits, est un edit de moins de 5 min 30s.
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25 février 2007
Pull Up remix! Million Dan au Nouveau Casino. Deja Mythique
Pas moins de 3 Djs de hip hop et drum'n'bass se sont succédés pour suivre la cadence, démoniaque, imposée par le Jeune british. C'est l'équipe du Santa Crew, dans laquelle on retrouve Poupa Dancer, Dj Sunta et Fla Kubik'n'chten, qui l'a invité pour chauffer le public et faire valoir sa marque, fraiche et joviale, soutenue et cordiale. Rien qui ne s'approche du rap US, souvent violent et rébarbatif avec de lourdes basses et des insultes à tout bout champ. Non ici décidément, c'est le flow qui compte, l'énergie, l'interaction avec The audience. On pouvait ainsi entendre "when I say yo, you say yo"..."Yo!: Yo oooo!".
Enfin, que du bon quoi...
Pour l'instant aucun disque pour le jeune homme mais une mixtape annoncée pour les prochains jours.
Si je devais résumer, c'est un rap purement UK avec des "lovely" par ci, des "wicked" par la, de la joie de vivre et de grandir. A voir en concert absolument et à surveiller (pour les amateurs de comètes)
Les curieux se proméneront ici, ici et la pour en apprendre davantage.
Vadz

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12 janvier 2007
Fatal Bazooka - Fous ta cagoule
Michael Youn est sans aucun doute un homme d'affaire qui sait mener sa barque... Après Les Bratisla Boys, Alphonse Brown et la reprise du classique "Mi sharona" des Ramones (transformée à l'occasion en "Comme des connards"), il récidive une fois de plus avec sa bande de pote pour Fatal bazooka et son titre choc "Fous ta cagoule". Lire la suite
























































