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C'est une constante : le bubblegum et le glam rock ont été des courants aussi fugaces qu'impitoyables en termes de renommée. Plus encore que la pop sucrée et arrangée du premier courant finalement vouée à disparaître après l'émancipation des grands groupes du British Beat (Kinks, Who Pretty Things, Beatles en tête), le rock à paillettes en a laissé un paquet sur le bas-côté. Tout comme The Sweet ou Slade, Cockney Rebel a plus que connu son heure de gloire mais ne fait guère plus frétiller que l'oeil de la ménagère britannique nostalgique.
Classique parmi les classiques, le premier des deux albums des New York Dolls, association de juifs et d'italiens de la Grosse Pomme aura influencé plus d'un musicien. On peut même arguer qu'à la façon du premier Velvet, voilà un disque qui a donné envie à tous ceux qui l'écoutèrent en son temps de faire de la musique.
L’histoire de cette chronique a peu ou prou suivi celle du disque dont il est question. Et son sujet mon histoire personnelle. Soit une mise en abîme vertigineuse qui me replonge dans un état particulier à chaque fois que je l’écoute, on s’en doute. L’on pourrait presque sous-titrer "tiré d’une histoire vraie". Separations est le troisième album de Pulp, après It en 1983 et Freaks en 1987, alors que le groupe est créé depuis 1978. Leur musique est trop sombre et ne touche qu’un petit public, le jeune Jarvis Cooker sort d’une désillusion amoureuse, et son groupe par manque de succès risque à tout moment de se séparer lui aussi. Dernier tir avant d’emprunter le tunnel de lumière, Separations devait mettre fin sur le papier à la carrière du groupe anglais. Il mettra énormément de temps à voir le jour, mais fixera à jamais le style Pulp à venir. Et si l’on n’en est pas encore à la puissance créative de Different Class, Separations permet surtout une chose, enfin découvrir cachée derrière le vernis la personnalité du plus emblématique des middle class hero, le charismatique Jarvis Cooker, qui découvre alors et dans un même temps sa voix et les douleurs de l’âme en peine. Et ce mélange des deux de devenir un classique de la pop britannique.
Le 1er avril est sorti le sixième album de KristeenYoung (tout attaché, c’est voulu). Ce groupe américain est originaire de Saint Louis. Il est composé de Kristeen Young aux claviers/chant et de Baby Jeff White à la batterie/percussions. Le groupe est aussi inconnu en France que sont réputés les artistes invités au gré des années sur les enregistrements du groupe : David Bowie sur l’album Breasticles, Brian Molko sur X (pour 10 en chiffre romain), Patrick Vaughn Stump sur le LP qui nous intéresse. A la production, derrière la console, il y a Tony Visconti (David Bowie, T-Rex, Morrissey…). C’est la quatrième fois consécutive.
Devenu spécialiste de la chronique casse-gueule, et après un Franz Ferdinand controversé, ne manquait que le live d’un groupe bouc émissaire d’une année passée. Poussé par la curiosité, ou par un simple élan masochiste, j’arrive à enrôler l’ami Fabien dans l’affaire et enfile mon nouveau sweat fluo acheté pour l’occasion, il ne faudrait pas que l’on nous reconnaisse. Et ce qu’il va se passer ensuite, il faut le voir pour le croire, c’est que malgré tous nos à priori tirés de l’écoute fastidieuse de Fantasy black channel, LOTP n’est pas pire !
Son Myspace, une mine d'or à creuser.
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Attention génies! Et le titre étant tellement galvaudé de nos jours, croyez moi, j'y ai réfléchi à deux fois. Je vous invite à découvrir ce qui risque fort en ce milieu d'année de devenir la next big thing, le prochain buzz inter médias après Vampire Weekend et MGMT. Non pas parce que ça nous arrive tout chaud de l'Angleterre pop fantasmée, ni parce que le NME en a fait ses choux gras, juste parce que ça semble évident. Les Wild Beasts sont pourtant comme les autres, quatre gars avec des guitares, qui font des chansons. Mais ils sonnent sur un premier album instantanément intemporels en ce sens qu'il pourraient bien provenir du futur, ou avoir été enregistrés il y a des dizaines d'années. Pardonne moi Tore Johanson mais ta production d'ordinaire étiquetable (Franz Ferdinand, The Cardigans) est ici habilement contournée pour laisser s'exprimer le côté instinctif de ces quatre bêtes sauvages. Le passé a fait que le futur soit en marche. 
Le froid s’est définitivement abattu sur Bordeaux ce vendredi 26 octobre et c’est armé d’écharpe et de bonnet que je me rend au théâtre Barbey ce soir. Après avoir hésité avec le rock belge de Zita Zwoon, j’opte finalement pour l’une des sensation françaises du moment, j’ai nommé Fancy, d’autant plus que la première partie This is pop semble bien alléchante elle aussi. Pourtant, malgré deux bons brelans parisiens, l’histoire retiendra qu’il n’y a pas eu full.