20 mai 2024

The Damned - Machine Gun Etiquette (1979)

Il est de ces renaissances qui ne frappent pas que les individus new-born. La pop musique contient en effet de spectaculaires métamorphoses. Prenez les Damned par exemple, l'une des deux trois plus grandes incarnations punk de Grande-Bretagne. Personne n'aurait misé un kopeck sur eux lors du départ de leur guitariste et unique compositeur Brian James. C'est pourtant par cette défection là -James parti former les Lords of The New Church avec trois autres mercenaires du rock- que les Doomed car tel est leur nom d'emprunt lors de cette parenthèse erratique, vont renaître de leurs cendres.

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03 juillet 2023

RVG - Brain Worms (2023)

2023 est l'année des sigles. Après CVC, voici RVG pour Romy Vager Group. Pas grand chose à voir pour ce qui est de l'humeur accorte, un peu l'opposé même. Romy native d'Adelaïde dont elle a fui l'esprit étriqué, en est déjà à son 3ème album sous cette bannière. Et a trouvé ses compagnons de jeu à Melbourne.


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13 novembre 2022

Rencontre-dédicace avec Jean-Jacques BURNEL & Anthony BOILE - 10/11/22 - Lollipop (Marseille)

 

Courtesy of Gilles Borgogno

Jeudi 10 novembre, 18H30,  soirée de gala au magasin Lollipop, l'incontournable disquaire de la cité Phocéenne : JJ Burnel est en ville pour présenter en compagnie de l'auteur Anthony Boile le livre d'entretiens écrits à quatre mains  de la légende post-punk.

Réunis autour d'une table customisée avec disques en façade et interview menée par l'excellent musicien Cédric Neuser, les deux hommes vont deviser gaiement durant une bonne heure et demie et répondre aux questions sur le parcours du bassiste-karatéka.

Où il sera question en vrac d'arts martiaux, de sevrage à l'héroïne, de Taxi Girl, des Finchley Boys, ces batailles rangées et autres séjours en prison, des influences musicales et d'extra-terrestres, de cette double et ambivalente nationalité - Jean-Jacques Burnel se livre dans un français impeccable qui plus est soutenu dans lequel affleurent parfois certains anglicismes rigolos.

On ressort de cette rencontre repus et rassasiés après l'inévitable serrage de mains, dédicace et photo-souvenir en compagnie du grand homme. 

Anthony Boile n'est pas en reste : déjà auteur de l'incontournable exégèse Black And White, l'auteur fait mieux que servir la cause Stranglers. On le remercie pour le travail remarquable accompli et on sait gré à Jean-Jacques Burnel d'être ce musicien-témoin d'une de des plus riches périodes de la pop britannique.

Et de porter encore et haut et fier le flambeau de son fantastique groupe.

Thanks Jay Jay for coming !


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11 décembre 2020

Cabbage - Amanita Pantherina (2020)

 

Incorrigibles les 5 mancuniens de Cabbage reviennent avec un deuxième album sous le bras deux ans après la déflagration Nihilistic Glemour Shots et c'est un nouveau sans-faute.

Le contexte a pourtant changé : un nouveau membre, un nouveau studio, une pandémie qui décale d'autant un album prêt dès le début d'année mais qui pour les raisons que l'on sait ne sera mis en orbite qu'à la fin de l'été.

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11 décembre 2018

Farai - Rebirth (2018)

Sous une pochette graphée d'inspirationn Basquiat mais qui émane de Haribo Cosmo Jones, voici la première oeuvre long format d'une artiste zimbabwéenne devenue londonienne dans sa prime jeunesse. Acoquinée avec le producteur Tone ayant comme elle une ascendance africaine, la jeune et révoltée Farai concocte son premier long format après un premier Ep en 2017.


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04 mai 2018

Cabbage - Nihilistic Glamour Shots (2018)

Putain, s'il n'y avait ce nom... l'on tiendrait là le groupe parfait. Z'auraient pu au moins faire l'effort de s'appeler The Sprouts. Qu'à cela ne tienne, le légume semble leur tenir à coeur, puisque dès leur premier EP, ces jeunes natifs de Mossley, banlieue de Manchester, chantaient sa gloire. L'intitulé en était "Le chou" - en français dans le texte.


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01 décembre 2017

Joy Division - Closer (1980)


Ce disque pue la mort, et pour cause : la tringle,  l'étendoir tout ça. Et dans le sordide,  l'on ne voit guère que la beauté funèbre du The End... de Nico pour lui disputer le titre de microsillon le plus cafardeux de tous les temps. Voila le disque le moins funky, le plus dénué de swing de l'histoire de la pop.


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02 novembre 2016

Clinic - Free Reign (2012)

"To give free rein" signifie lâcher la bride en anglais, plus exactement "donner libre cours à son imagination" ; c'est peu dire que le quatuor inclassable liverpuldien a usé de cette homophonie pour l'élaboration de son 7ème album.

Ici, tous les anciens reliquats pop-surf à base de masques de chirurgien - c'est ainsi qu'ils aiment à s'affubler lors de leurs concerts - s'évanouissent peu à peu, pour laisser place à un krautrock invertébré.


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28 octobre 2016

Preoccupations - s/t (2016)

Il n'y a qu'à imaginer de nouveaux fers de lance du rock français qui porteraient le patronyme de Fellaghas ou bien Néo-Destour ! Et on aura une idée de ce que le quatuor venu de Calgary (Canada) a pu endurer de son administration : concerts annulés, pression...

Bref, sans soute le nom de Viet Cong était-il devenu trop lourd à porter... Qu'importe le flacon ; pourvu qu'on ait l'ivresse  c'est ce qu'ont dû se dire Matt Flegel et ses copains, qui reviennent avec un album sombre, aux voix sépulcrales et à l'humeur toujours rieuse.


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14 avril 2016

Field Music - Commontime (2016)

Pour les retardataires - mais leur rayonnement demeure très insulaire - les deux frangins du Wear Peter et David Brewis usinent une discographie sans faille dès le début des années 2000. 
Ceci est leur 5ème album, si l'on ne tient pas compte de la compilation excitante de B-sides des débuts (Write..) ni de Field Music Play.... (leur album de reprises), ou bien de la bande-son Music For Drifters de 2015.

Plus rien néanmoins depuis le Plumb de 2012, une éternité donc qui avait vu les deux frères pérenniser des projets parallèles (School Of Language pour David, The Week That Was pour Peter), et un break salutaire nourrir leur nouvelle oeuvre d'expériences domestiques telles le couple, la paternité.

A dire la vérité, ça n'est pas tant pour cette mise en abyme réitérée du moi amoureux que l'on s'entiche tant de la musique de ces deux oiseaux-là. Commontime, et par delà ses prédécesseurs, renvoie à tout un inconscient rêvé de musique anglo-saxonne et à cette post-punk tant vénérée et fêtée dans nos contrées. Si l'on ne s'étonnera pas de distinguer ici ou là tel emprunt à The Knack ("Same Name") tellement empreint  de ces influences new-wave new yorkaise et anglaise - on devine Peter et David férus de Talking Heads - on est frappés de la manière dont tout ceci est à présent digéré dans un univers du tout possible, où le funk robotique de XTC ou de Devo règnerait en maître ("I'm Glad").

Ici à nouveau, un double album à la durée décente (une heure), qui reprend les choses là où (Measure) les avait laissées. Mais la nouveauté, c'est que la recette parfois éprouvée dans le passé, fonctionne à merveille lors de ce chapitre, dont on ne saurait détacher tel titre plus qu'un autre. Tout juste note t-on une entame des plus accortes "The Noisy Days Are Over", et sa rythmique bien évidemment syncopée qui a le bon goût d'intégrer un final à renfort de saxophone dissonant du plus bel effet, que n'aurait pas renié un Prince à son plus jazzy - le Maître ayant d'ailleurs dans un Tweet célèbre adoubé le morceau.

On fera fi des voix blanches impersonnelles de Peter et David, qui évoqueront ici où là tel Win Butler (Arcade Fire) ou Joseph Mount (Metronomy) voire Kevin Barnes (Of Montreal) pour s'attarder davantage sur la musicalité et l'audace du duo qui n'a pas son pareil pour torcher des morceaux à l'apparente immédiateté mélodique, mais qui néanmoins reposent sur de sacrés changements d'accords, de ruptures harmoniques. ("Indeed It Is", et son piano typiquement percussif, "How Should I Know If You've Changed", "That's Close Enough For Now", et ses inénarrables  bruits de bouche et talk-box signés Peter.

La production dépouillée sait aussi à l'occasion inclure cordes et anches du plus bel effet : la très tendre "The Morning Is Waiting", "It's A Good Thing" ou  bien "They Want You To Remember." au violoncelle enchanteur.

Mais Field Music sait aussi jouer la jouer plus catchy ; dans cet exercice, outre "The Noisy Days...", on les retrouve très convaincants dans "But Not For You", "It's A Good Thing", l'épiphanie "Stay Awake" et ce très curieux "Trouble At The Lights" qui rappelle un peu l'esprit aventureux du Knack, et qui est un peu à la discographie de Field Music ce que "Africa" fut aux new-yorkais d'hier, en terme de rupture thématique d'album (Round Trip - 1981).

Une collection d'influences qui ne doit pas faire fuir le chaland, mais au contraire inciter le curieux avide de nouvelles horizons musicales à découvrir l'un des secrets les mieux gardés de la musique britannique actuelle.

Dont la paire de compositeurs hors pairs qui le compose rappelle encore et toujours les divins Squeeze, probablement l'un des derniers duos d'importance en matière de savoir-faire pop de la perfide Albion.  C'est dire le niveau d'excellence atteint par les frères Brewis.

En bref : le meilleur groupe britannique actuel que personne ne connaît remet ça, et livre ce qui ressemble fort à son meilleur album. Avec de rares mais très pertinents arrangements ici ou là, voila un groupe et un disque qui évoquera Squeeze, autre secret très bien gardé des 80's. Une nouvelle leçon de songwriting classe et définitive.






Le clip de "The Noisy Days Are Over",  ou une hilarante visite guidée de Sunderland  :



"Indeed It Is" :



un lien vers le finale de "Trouble At The Lights" 

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28 novembre 2015

Girl Band - Holding Hands With Jamie (2015)

On ne pouvait passer sous silence plus longtemps ce premier long effort des irlandais de Girl Band, témoignage musical primal d'un être au déséquilibre latent. C'est bien connu, la folie des uns commence là où s'arrête celle des autres, un relativisme de mise et nécessaire avant de plonger dans cette descente aux enfers, dont on ne peut ressortir sans stigmates. Âmes sensibles s'abstenir.


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05 juin 2015

The Soft Moon - La Maroquinerie, Paris (03/06/15)

Alors que la nuit tardait à se profiler en ces dernières lueurs journalières, c'est sous un soleil à peine couchant et encore de plomb, que se dirigeaient des ombres iconoclastes, attirées irrémédiablement vers ce point perché qu'est La Maroquinerie, bravant les particules fines dans une montée à l'ascendance certaine. Un chemin de croix sévère pour le corps mais nécessaire pour assister au rituel païen que s'apprêtait à offrir The Soft Moon.


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28 juillet 2014

Total Control - Typical System (2014)

La musique en terre australe ne passe pas que par le prisme du psychédélisme. La preuve en est faite avec ce second LP des australiens de Total Control qui ravive la flamme du punk de leurs cousins germains en y incorporant une couverture électro - synthétique. Le punk est mort, vive le post punk !


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28 mai 2014

Thee Oh Sees - Drop (2014)

Alors que certains annonçaient leur séparation il y a peu, Thee Oh Sees refait surface avec un album sorti à peine un an après le génial Floating Coffin.  Entre électrisme psychédélique et rock sulfureux, les californiens livrent avec Drop un album abrasif, nouvel avorton en série qui succède à pas moins de 9 galettes régurgitées en 7 ans...


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19 novembre 2013

Tropic Of Cancer - Restless Idylls (2013)


Le tropique du Cancer est une latitude sous laquelle il est possible d'observer directement, lors du solstice d'été, le soleil à son zénith. N'en déplaise à la californienne Camella Lobo, initiatrice de ce Restless Idylls, qui semble engloutir toute la lumière du monde dans une faille terrestre abyssale.

Signé sur le label répondant au titre assez significatif "Blackest Ever Black", Restless Idylls revêt une texture synthétique et glaciale. Le son initié par ce duo féminin éloigne l'auditeur un peu plus de l'astre solaire à mesure qu'il engloutit l'espace, aidé par un synthétiseur crachant des nappes électroniques massives et crépusculaires.


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12 septembre 2013

Franz Ferdinand - Right Thoughts, Right Words, Right Action ( 2013 )

Right Thoughts, Right Words, Right Action
La fée des ritournelles n'a pas gratifié tous les hommes des mêmes capacités. Certains groupes ont par chance une capacité hors du commun à créer autant de mélodies qui s'insinueront dans nos âmes à partir d'écoutes relativement distraites et c'est sans nul doute le cas des écossais de Franz Ferdinand.


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28 juillet 2013

Mick Harvey - Four ( Acts Of Love) (2013)

Comme dans tout art, il y a dans la musique des hommes de l'ombre, à la fois méconnus et dominants tout un territoire. Des personnages voués à leur art, tissant un seul fil invisible tout au long de leur carrière, cherchant à travers toutes leurs collaborations un même but. Et si une véritable carrière artistique se résumait à l'épuisement d'une seule intuition musicale ? Une carrière sans compromis à l'industrie culturelle et qui pourtant se mêle sans cesse à l'esprit du temps.


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02 juillet 2013

Dunkelziffer - Retrospection Obi Set (2013)

Projet parallèle de plusieurs membres de Can, du futur Phantom Band et d'autres formations de Cologne, Dunkelziffer méritait bien une rétrospective. D'abord parce que la plupart de leurs disques sont aujourd'hui difficiles à se procurer. Ensuite parce que le super-groupe a commis, de 1982 à 1989, certains des plus beaux grooves de l'histoire du krautrock, en le tintant de dub, de jazz, de new wave ou de funk.  C'est Emotional Rescue, un jeune label britannique, habituellement versé dans le disco déviant, qui a eu la bonne idée de regrouper ses meilleurs titres en 3 EP formant une luxueuse compilation.


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08 avril 2013

Crime & The City Solution - American Twilight (2013)

Oui, American Twilight est le premier album de Crime & The City Solution depuis plus de 20 ans. Mais s'il s'agit bien d'une reformation (augmentée de Jim White et de David Eugene Edwards), le groupe de l'australien Simon Bonney ne nous avait jamais vraiment habitué à une existence continue. Après Sydney et Melbourne à la fin des années 70, et Berlin au milieu des années 80, la formation reprend du service maintenant à Détroit. Groupe par conséquent cosmopolite, Crime &The City Solution nous offre donc ici un crépuscule américain. 


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25 mars 2009

Crystal Stilts - Alight Of Night (2009)

Parmi les nouveautés qui s’agitent au portillon de révélation de l’année, Crystal Stlits est de celles qui méritent l’attention, pour la simple raison que le groupe de Brooklyn - en fait je me demande s’il y a de la musique ailleurs qu’à Brooklyn en ce moment - brille par son anachronisme, et surtout par le mélange finalement assez inédit qu’elle produit. Le concept, mixer la voix post punk sombre et monocorde de Brad Hargett à des compositions garage pop, et prendre son temps. Alors forcément, on a vite eu fait de les comparer au Velvet, ce qui n’est pas totalement faux non plus - des volutes d’Heroin flottant ici ou là, et le fantôme de Lou Reed jamais bien loin - mais ce serait sacrément réducteur. C’est donc ici l’expérimentation Brooklyn Vs British qui guide les pas de cette énième formation aux airs de cristal, qu’il soit Antlers, Castles, Skulls ou Palace, j’en passe et des meilleurs.


Et donc pourquoi eux ? Déjà en mai dernier, leur premier Ep s’était fait remarquer. On assistait à la naissance d’une musique minimaliste, inattendue et à forte personnalité. A la batterie on connaissait déjà Miss Frankie Rose des Vivian Girls, et pour compléter la formation, JB Townsend (guitare), Andy Adler (basse) et Kyle Forester (orgue) bouclaient la boucle. Tous brillants, ils produisent cette musique passéiste, droguée et rigide, qui s’autorise parfois quelques moments de lumière, comme sur "Shattered shine" (déjà sur l’Ep) qui se retrouve éclairée (tout est relatif) par un discret harmonica. Il faut dire qu’il est sacrément lourd ce timbre vocal. Tout en réverb et en froideur, Ian Curtis semble ressuscité et errer dans Central Park.


Mais c’est là la force de ce premier disque exemplaire, allier les échos malsains des Cramps aux mélodies des Jesus & Mary Chain, sans se perdre ni dévier de sa route à aucun moment. Encore plus osé, les Crystal Stilts n’hésitent pas à invoquer les Kinks sur "Bright night", l’orgue de Procol Harum sur "Prismatic room" (en écoute ci-dessous) et de manière générale les guitares fifties sur le titre qui donne son nom à l’album (et sur lequel apparait un merveilleux synthé à 1’30"). Le quintet qui inévitablement finit par se répéter sur la fin (la très psyché "Spinal transit") est quand même à deux doigts du sans faute. Et à force de l’écouter, la douce accoutumance commence à faire son effet, et vous ne pouvez plus vous en passer.

En bref : onze titres en étrange apesanteur opiacée, entre post punk anglais et garage pop américain, enivrant.


Le Myspace

A lire aussi : The Jesus And Mary Chain - Psychocandy (1985)

Le clip de "Prismatic room" :



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