20 novembre 2009

Rainbow Bridge - Big Wave Rider (2009)

Troisième et dernière perle dénichée il y a peu, il s’agit ni plus ni moins que de LA chanson de l’été, ou plutôt la chanson de tous les étés. En un titre seulement -même pas un maxi- un duo d’Olympia encore inconnu au bataillon réussit l’exploit de synthétiser dans un cadre pop classique tout ce que représente le terme "musique de plage" ou encore "musique de chill". Un morceau intemporel, qui pourrait très bien sortir des années 60 comme faire partie de ce revival 2009 autour de la pop fuzzée et délibérément lo-fi, on pense à Cristal Stilts ou The Pain Of Being Pure At Heart encore une fois. Tels des Beach Boys du futur, ils ne vont pas chercher bien loin leur mélodie mais l’habillent d’un charme à l’évidence directe, relançant à nouveau le débat "Less is beautiful". Un morceau instantanément charismatique et sans effort, que l’on est vite amené à écouter une fois par jour, comme une dose de soleil musical en guise de souvenir fané d’un mois de juillet déjà bien loin.

En 4’15" à peine l’arc en ciel de chez True Panther (Girls) a le temps d’installer sa montée, forcément lente et enfumée, pour atteindre son pic de saturation à 2’11", et finalement rechuter dans un final en arpèges lumineux. Vraiment rien d’original en somme si ce n’est cette tension instaurée par la basse et délivrée par les guitares. Ajoutez à ça un clip et une ambiance générale tellement psyché et vous obtenez une brise océanique ultra cool sur les joies du surf. Autre bon point, l’envie de réécouter les mélodies de Daniel Johnston, la dream pop de Real Estate, ou les errances de Panda Bear et Atlas Sound. A quand un maxi ? A quand un Lp ? J’attends ça de pied ferme.

En bref : grab ta board et plonge toi dans le tube "fuzz and pop" de l’été, ou comment faire bien avec peu.




Le Myspace

A lire aussi : Cristal Stilts - Alight Of Night (2009)

Le fameux clip de "Big Wave Rider", je ne m'en lasse pas :


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17 juin 2008

In(Fine) - Court-métrage

On aura qu'à faire comme si (In)Fine était le clip officiel des Ting Tings, nouvelle sensation rock n' roll tout droit venue d’Albion. On n’aura pas besoin de faire comme si Céline Petitgenay & Lili Sohn avaient réalisé ce court-métrage pour le marathon vidéo TV campus 2008 de Strasbourg : 48h pour faire un film de maximum 5 min avec le thème « y'en a plus ! ». Suivez le fil...


(in)fine
envoyé par madamelilite
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06 mars 2008

Justice - D.V.N.O (2008)

Easy easy! Je vais pas vous la faire genre "Tu connais pas Justice ? T'as pas dansé sur "DANCE" l'été dernier ?"... Simplement pour vous annoncer que le nouveau clip du duo de frenchies est sorti ces derniers jours et c'est (bien sûr !) D.V.N.O ! Ce titre est celui se rapprochant musicalement le plus de DANCE sur leur album + le clip est encore mieux que celui de DANCE = "Make the girls sweat even more" !




Bon OK ça ressemble à de la copie de DANCE (artwork de So Me + anim. de MachineMolle) : le son (sauf peut-être le beat, plus marqué, comme dans le remix de Mstrkrft), la couleur, le style... Mais au moins là vous pourrez dire : "C'est bon, mais je le savais déjà" !

Le myspace de Justice


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31 janvier 2008

Dan le sac Vs Scroobius pip - Thou shalt always kill Ep (2007)

Si vous êtes passés à travers, Thou shall always kill est l'énorme tube buzz du moment et on le doit au duo le plus improbable de la planète zik, formé par le dj à rouflaquettes Dan le sac et le barbu à casquette Scroobius pip (sic). Le mauvais goût a enfin ses représentants (voir pochette). Comme quoi on peut porter des chemises à carreaux, parler comme Mike Skimmer (The Streets) et être à la pointe de la mode. Deux british qui nous ressortent le coup de Loosing my edge de LCD Soundsystem, hymne hip hop insolent et beat électro dévastateur. Du Grindie. Fait de Grime (rap anglais) et de rock indé, de bric et de broc.

"The Arctic Monkeys... Just a band. Bloc Party... Just a band. The Nex Big Thing... JUST A BAND. Thou shalt not stop liking a band just because they've become popular" ou encore "Thou shalt not judge a book by it's cover. Thou shalt not judge Lethal Weapon by Danny Glover". Voici les textes. Bourrés de références avec une vanne dans chaque phrase. Du spokenword comme on dit, placé sur un beat pas dégueulasse. Tout y est en fait. Clip, textes, look, zik. Du grand art second degré. L'album publié par Lex Records et financé par Warp devrait faire mal.

En bref: Les 10 commandements et plus encore délivrés par un prêcheur référencé et un dj anachronique. Presque messianique.

Le clip :


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05 mai 2007

Assassin – Académie mythique (2006)

Si vous aviez oublié que « dans le hip-hop y’a des gens concernés » - ce que je peux tout à fait comprendre, ayant moi-même la mémoire courte et une tendance à rejoindre les « déclinologues » du rap français -, si, donc, vous êtes des francorapophiles frustrés – n’ayons pas peur des néologismes -, je ne peux que vous conseiller de vous replonger dans la discographie d’Assassin. Ou le groupe qui a élevé le rap au niveau de la dissertation (ou l’inverse).

Et plutôt que de faire la chronique d’un des albums de ce groupe pionnier du rap hexagonal – je ne saurai lequel choisir -, remercions-les d’avoir mâché le travail avec Académie mythique, un best-of sorti l’année dernière et qui retrace, en 16 titres, une décennie de rap militant. De « Note mon nom sur ta liste » (1989) à « Au fond de mon cœur » (2000).

Mais surtout – et c’est là que je veux en venir – le CD est accompagné d’un DVD contenant video-clips et lives du groupe. En fait ce sont surtout les clips qui m’intéressent ici, et ce pour deux raisons : 1) ils sont carrément méconnus par rapport à ceux de NTM ou IAM (je ne parle pas de Diam’s, veuillez m’excuser…). 2) ils déchirent grave. C’est dit.

Ca commence avec « L’écologie : "Sauvons la planète !" » (1993). Outre le fait que Rockin’Squat et Solo y assènent des lyrics il est vrai indémodables mais avec tout de même quinze ans d’avance sur les politiques, le clip est franchement bloquant, alternant extraits en noir et blanc de rappeurs encapuchonnés gesticulant dans une cave, et images en couleur d’éléphants braconnés ou d’essais nucléaires. « L’homme [qui] organise sa destruction » est incarné par le visage bouffi d’un fumeur de cigare bagousé pouvant tout à la fois représenter « un monde […] préférant le profit » : la fumée envahit peu à peu l’écran autour du bout incandescent du cigare, tandis qu’une toux insistante se fait entendre.

On enchaîne avec « L’odyssée suit son cours » (1995), de loin mon préféré. Dans le tube cathodique, un Doctor L fardé – clown ou magicien ? – nous aspire dans le laboratoire de la folie : la caméra, malmenée, navigue dans un décor aseptisé où une faune grimaçante et détraquée s’agite autour d’un lit d’hôpital…

Dans « Shoota Babylone » (1996), le même Doctor L invite deux enfants dans un train fantôme, pour une plongée de trois minutes et demie dans les souterrains du monde moderne. Dédale parsemé de pièges et de tentations. Voyage initiatique autant que pédagogique : « Quand on parle de Babylone, on le prend comme symbole pour illustrer le monopole qu'exercent les structures dirigeantes en métropole, à l'égard des minorités qui forment une majorité sur ce globe. »

On ne s’attarde pas sur « Undaground Connexion » (1996), très bon titre en featuring avec Supernatural, mais dont le clip n’est pas à la hauteur. Passons directement à « Touche d’Espoir » (2000), réalisé par Jan Kounen (Doberman, mais aussi le très peu réussi Blueberry). Un anneau de lumière descend sur Paris : Rockin’Squat, rappeur « connecté au cosmique », se transforme en une panthère noire qui va déambuler dans la capitale, du Père-Lachaise à l’Assemblée nationale, en passant par les couloirs du métro où officient b-boys et graffeurs.

Enfin, l’efficace « Sérieux dans nos affaires » (2001) juxtapose images nocturnes en sépia et fragments de « plus de quinze ans de carrière, la justice nique toujours sa mère » : extraits de concerts, passages en studio et autres tournages de clips. Des mots tagués apparaissent à l’écran pour venir appuyer les lyrics.

Il y a bien aussi, en bonus, le clip d’un titre solo de Rockin’Squat (cela dit, est-ce qu’Assassin ce n’est pas déjà un peu Rockin’Squat en solo, depuis le départ de Solo, justement ?…) : mais ce « Libre » (2004) n’est pas au niveau des morceaux historiques du groupe, donc je m’arrête là.

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20 février 2007

The doors - The unknown soldier (clip)

Sorti en 1968, Waiting for the sun, troisième album des mythiques Doors reste pour moi l'une des meilleures productions (voire la meilleure) de la bande de Jim Morrison. Pas besoin de longs discours face à un chef d'oeuvre pareil, l'évocation de quelques titres suffit : "Love street", "Spanish caravan", "The unknown soldier", "Yes, the rivers knows".

Si je me permet d'évoquer cette merveille, ce n'est pas pour la porter à votre attention (si vous ne la connaissez pas, malheureusement, il ne vous reste plus qu'à vous flageller jusqu'à la fin des temps et à implorer la clémence du Roi Lézard) mais plutôt pour ajouter un peu d'images aux douces sonorités de ce blog. En effet, le clip de "The unknown soldier" est une bien belle curiosité, preuve de l'engagement du groupe contre l'impérialisme américain des 60's. Plans de Frisco dans les sixties, mise à mort symbolique de Morrison, images du Vietnam, tout est réuni ici pour faire de ce clip un témoignage historico-musical qui mérite le détour.
fab

Pour votre plaisir :




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