Il est complètement incompréhensible voire scandaleux que la presse spécialisée dont c'est pourtant le métier, ne prenne pas plus la peine que ça, de prendre des nouvelles de ses anciennes marottes ! Ou tout au moins de rendre compte de l'actualité, quand elle nous fourgue du nouveau groupe chaque semaine !Et que ce 5ème LP des Kingsbury Manx soit sorti sur un obscur label (Odessa Records) ne change rien à l'affaire : rien, pas une ligne dans Rock&Folk, qui par la plume de Palmer, avait justement crié au génie dès le premir album éponyme. Je ne lis plus les Inrocks et Magic depuis belle lurette, et sans doute le groupe de Chapel Hill a du y être chroniqué, mais rien qui n'ait attiré l'oeil au gré de ses manchettes, en tout cas !
Je terminerai cette mise au point par deux remarques : sur DODB, le disque a été annoncé voici des mois (il est en fait sorti en avril), ce qui fait un sacré décalage (le temps de le choper via le Net et de le commander, ce qui n'est pas si dur en vérité !), mais enfin, nous y voici ! Enfin, je serais les Fleet Foxes, groupe tendance actuellement et qui doit tout ou partie au groupe qui nous occupe, je me ferais du mouron quant à mes chances de me voir toujours chroniqué et suivi dans les années qui viennent, par "la presse qui compte", celle qui vous porte aux nues lorsqu'elle est la seule à vous connaître, et vous jette fissa une poignée d'albums plus tard, lorsque le succès tarde à se manifester, et que le soufflet de la hype est retombé.
Encore que le chat de Man de Kingsbury n'ait jamais vraiment été hype à proprement parler. Ces hommes-là sont bien trop discrets, cultivent l'anonymat et la simplicité comme une seconde nature. Quant à leur non-look... on le sait, nombre de nerds américains s'affichent barbus, look de monsieur-tout-lemonde ; imaginez des Grandaddy bis ! Qui en plus ne prendraient pas la peine d'être joyeux !
Alors, ce n'est pas que ce disque soit le chef d'oeuvre de la décennie, ni même celui d'une faste année 2009, pas plus que le meilleur de leurs auteurs - on lui préfèrera The Kingsbury Manx (2000) ou Aztec Discipline (2003), mais il y a dans le nouvel album de quoi rassasier les aficionados déjà en manque de chansons nouvelles de Yo La Tengo ! Même douceur des voix, mêmes harmonies subtiles et mélancoliques ! Même savoir-faire acoustique, même sobriété dans les arrangements. De plus, The Kingsbury Manx, c'est une grande famille : deux de ses anciens membres dont Ryan Richardson, membre fondateur et Scott Myers, jouent sur ce disque fait d'arpèges délicats.
Alors, morceaux choisis ? Chacun triera à sa convenance parmi ces 14 titres fragiles, où rarement le tempo ne s'énerve, et encore "If You're On The Mend, I'm In The Move" ou "These Three Things" ne sont pas à proprement parler des titres hardcore, et "Galloping Ghosts" n'a de véloce que son intitulé. Sur ce nouveau LP tout comme sur scène, les Kingsbury Manx sacrifient au gimmick de l'échange des instruments, ou des parties lead de chant, sans que l'auditeur pourtant bien concentré n'y prête forcément grande attention. L'intérêt est ailleurs, dans cette uniformité de chansons refuges, parmi lesquelles "Walk On Water", "Well Whatever", "If You're....", "These Three Things", et l'admirable "Indian Isle" sortent du lot !
Retour réussi donc. Et comme The Kingsbury Manx risque à nouveau de se faire discret durant 2,3 saisons et que les media sont sourds, nul n'est besoin d'insister plus encore sur la nécessité de jeter une oreille babylonienne sur cet opus.
En bref : même sans commettre leur meilleure oeuvre, The Kingsbury Manx font partie de ces groupes indé qu'on a envie de défendre corps et âme ! Car ils font avancer le truc, à coup de simples chansons folk-pop bravaches, où affleure de la sensibilité.

le site off (un peu chiche), le Myspace
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Chekmate Savage ne contient que neuf chansons. Est-ce un choix de faire court ou avez-vous du choisir entre de nombreux autres morceaux ?
Qui a réalisé la pochette de Checkmate Savage ? Y a-t-il une signification cachée ? Qui est en charge de l’artwork médiéval du groupe ?
















La suite est moins gaie. Alors que sa carrière décolle enfin, Mark reçoit le coup de fil qu’il redoutait tant. Sa sœur est partie pour de bon cette fois-ci, elle qui était "My biggest fan". A ce moment Mark ne comprend pas comment cela peut arriver alors qu’il doit se réjouir pour sa carrière : "This was the moment when I stopped trying to make sense of the world, because this just didn’t make sense". C’est alors qu’il se sépare de Carter, pour faire ce qu’il veut. "I wanted to be upfront and dry, even if it made me uncomfortable. Just like this book". Une autre des qualités de Eels, son intransigeance. Il fait ce qu’il veut, que la maison de disque aime ou pas, du moment que pour lui son album est bien comme il est. C’est le cas pour Electro Shock Blues et ceux qui suivront. Eels fait toujours ce qu’il veut, au grand dam des ses producteurs qui finissent par ne plus rien attendre de lui. Heureusement que public et critiques sont avec lui. Et puis Spider son principal musicos décède, et puis sa mère finit par décéder également, d’un cancer évidemment. Et Eels toujours de se relever avec une force phénoménale: "But even, though it was sad, I wanted it to be a wake up call for those of us who were alive and kicking".





















